☙ Si ton personnage est inscrit au programme, n'oublie pas de venir demander ton couplage ici !


Partagez | 
 

 dead quiet [koichi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 23 Fév - 17:26 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
Ça doit bien faire une semaine que je suis en standby. Depuis que j’ai eu le malheur de tomber sur ce foutu test de paternité. C’était pas voulu. Je ne voulais pas savoir. J’aurais voulu être à jamais dans le déni. Qu’est-ce qui m’a pris aussi ? Ranger. La bonne blague. Ma vie est un tel bordel que je me suis dit mais oui mettons au moins de l’ordre dans l’appartement. C’est la dernière fois que je farfouillais dans une armoire. Je n’ai jamais vécu pire journée qu’il y a une semaine. C’était écrit noir sur blanc. Koichi n’est pas le père d’Haruto. Mes pires cauchemars ont pris la forme d’un test de paternité négatif. J’ai pleuré tout l’après-midi. Puis je me suis reprise en main une heure avant d’aller chercher Haru. J’ai tout remis en place. Effacé mon passage. Et j’ai fermé mon cœur. Une semaine que je garde cette information pour moi. Je ne vois plus les choses de la même façon. J’observe minutieusement les moindres faits et gestes de Koichi. A la recherche de la plus infime trace de rancune, de rejet, de colère. Je suis morte de peur à l’idée qu’il nous laisse. Peut-être que j’aurais dû continuer de mentir. Il aurait continué de penser être le père. Il n’aurait jamais douté et fait ce foutu test. J’aurais dû me laisser étouffer sous la culpabilité. Je ne dors presque plus. Je cauchemarde. La peur me ronge les entrailles. Je sais. J’ai maintenant la certitude que seul un passé tordu nous relie l’un à l’autre. L’anxiété m’empêche de voir l’affection que Koichi porte à notre… à mon fils. Parce que si Koichi abandonne, je ne sais pas ce que je nous allons devenir. Moi ce n’est pas bien grave, je pourrais toujours me débrouiller. Mais Haru. Je n’ai pas les moyens de subvenir à ses besoins les plus élémentaires. L’appartement, la nourriture, les vêtements, les frais de scolarité. Ce n’est pas moi qui les paie. Et ce ne sont pas mes parents ni ma sœur à qui je n’ai pas parlé depuis presque 6 ans, qui vont nous venir en aide. Alors je préfère me taire et attendre. Attendre les mains moites et la gorge sèche que Koichi ne veuille plus de nous. Nous ne pourrons pas vivre indéfiniment  ensemble. Pas en sachant qu’il est couplé et que sa relation avec Hyeri semble trop belle pour être vraie. Quelle femme, aussi bonne soit elle, supporterait de voir son partenaire vivre avec son amour de jeunesse et prendre les responsabilités pour un enfant qui n’est pas le sien ? Personne n’est assez gentil pour accepter ça.

Je suis épuisée. J’ai déjà fait diner Haruto et l’ai envoyé jouer dans sa chambre. Merci mon dieu, il est docile ce soir et n’exige pas que je prenne part à ses jeux. Assise dans la cuisine je regarde sans vraiment voir le soleil se coucher par la fenêtre. Je n’arrive pas à penser à autre chose. Si seulement Shota était là. Que je savais où le trouver. J’aurais peut-être moins peur. Mais à quoi bon imaginer qu’une personne absente depuis plus de cinq ans puisse m’aider ? Je suis seule. Désespérément seule. Sans m’en rendre compte je finis par m’endormir sur la table de la cuisine. La nuit dernière a été courte, tout comme les autres.


© NEO VENUS
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageDim 26 Fév - 15:55 (#)

Dead Quiet

J’ignore où j’en suis, les raisons de mon travail. Depuis quelques mois désormais, je me lève chaque matin la peur au ventre, craignant de ne pas rentrer, pour une raison ou pour un autre. Un homme (ou une femme), s’en prend aux inscrits. Une personne a décidé de faire la loi dans les rues, en interrompant les couples de la façon la plus sordide qui soit. Mes heures sont passées au volant de ma voiture, à attendre que le temps passe et que les personnes dont je dois surveiller le comportement terminent leurs journées. Là encore, je me dois de les surveiller, jusqu’à ce qu’arrive la relève. Mon cycle de sommeil est troublé comme jamais auparavant, je suis constamment sur les nerfs, tant et si bien que je me demande comment je parviens à encore tenir debout et à ne pas manger le nez du premier con qui passe. Facile, en vérité, quand on est seul dans une voiture.

Rien n’est mieux venu que la journée de congé qui m’attend demain. J’ai reçu l’autorisation de rentrer plus tôt, grâce à l’efficacité de ce cher Tsukasa, arrivé à l’heure et même à l’avance, afin d’embarquer dans le véhicule réservé aux filatures. Je ne mentirai pas en affirmant que cela me permet d’oublier toute la pression qui pèse sur mes épaules depuis que j’ai été assigné à un tel poste, mais ça permet de compenser un minimum. La seule chose qui me vient à l’esprit est de rentrer à la maison. Pour retrouver Haruto, surtout lui. Ma relation avec Rina est au plus bas et je ne peux m’empêcher de me demander quand celle-ci prendra effectivement fin. Je ne devrais pas redouter ce moment, heureux comme je le suis avec Hyeri. Le poids des années, lui aussi, a son rôle à jouer.

Les rues sont plutôt calmes à cette heure, je n’ai pas de peine à trouver un bus pour rentrer à l’entreprise et récupérer mon véhicule dans parking souterrain. Un moment que je préférerais passer chez moi, à l’abri de mes quatre murs et devant un bon repas. C’est un véritable soulagement pour moi que de pousser la porte de l’appartement, déclarant mon traditionnel « tadaima » avant de m’avancer et de laisser ma veste glisser sur mes épaules. Je la suspends au crochet et me dirige vers la cuisine, fronçant les sourcils en constatant la présence de Rina.

« Rina ? Tu dors ? » Demandé-je, plus froidement que je ne l’aurais pensé, en lui touchant doucement l’épaule pour l’éveiller. Mes nerfs sont à fleur de peau à cause de ce job. J’aimerais parfois pouvoir m’en couper un moment. « T’as préparé quoi ce soir ? »

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageLun 27 Fév - 17:33 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
Je dors d’un sommeil profond. Sans rêves ni anxiété. J’arrête de penser. D’angoisser. J’arrête d’exister.  
Je me réveil en sentant la main de Koichi sur mon épaule. J’émerge doucement. J’ai un peu de mal à me souvenir où je suis et ce que je faisais avant. Ah. Je me suis endormie dans la cuisine. Je me redresse doucement. Il fait déjà nuit dehors. Combien de temps j’ai dormi ? difficile à dire les horaires de Koichi sont de plus en plus irréguliers et je ne me souviens pas de l’heure qu’il était avant de tomber. Impossible de dire combien je temps je suis restée à ruminer toute seule. Je suis complètement embrumée. J’ai du mal à atterrir. Complètement hébétée par la sieste que je viens de faire. Je regarde Koichi en clignant des yeux. L’information met un certains à arriver. Préparé quoi ? Rien. Je n’avais rien à… Ah. Si. Je vois. Le fil de mes pensées s’éclaircie doucement. Le repas. Absolument rien n’est prêt. Je n’y ai même pas réfléchi. Et il n’est pas impossible que, même si je n’avais pas sombré, je n’aurais rien fait. Vu l’état dans lequel j’étais. Ça ne va pas du tout. Je ne vais pas bien du tout. « Je suis désolée. Je me suis endormie sans m’en rendre compte. » Je me pince les lèvres. Je devrais pourtant être irréprochable et tout faire pour ne pas m’apporter les foudres de Koichi. Afin de retarder le plus le moment où il ne voudra plus de nous. Et moi je ne fais pas un truc aussi simple que de préparer le repas. Quelle conne. Mais quelle conne ! Je me lève d’un coup manquant de faire tomber la chaise. Mon corps est encore un peu engourdie. Je me sens capable de grandes choses ce soir. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas être aussi mal avec Koichi. Je n’aime pas ce quotidien qui joue avec mes nerfs. J’ouvre le frigo avec un peu trop d’ardeur. Les bocaux et bouteilles dans la porte tremblent. Je  fixe l’intérieur du frigidaire pendant un temps qui me parait indéfini. Pour faire des conneries je suis au point mais pour réfléchir correctement c’est une autre histoire. L’appareil est pourtant loin d’être vide. Mais mes méninges refusent de marcher. Ou du moins pas pour notre diner. J’abdique devant les restants du curry de la veille. Je me retourne pour questionner Koichi. « Le curry d’hier et du riz, ça t’irait ? C’est le plus rapide que je puisse te proposer. » Je le supplies intérieurement d’accepter. Sinon ce sont des ramens instantanées.

© NEO VENUS
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageMar 28 Fév - 0:21 (#)

Dead Quiet

Endormie sans s’en rendre compte ? « Oui, je vois ça… » Un commentaire distant, presque froid, que je ne parviens pas à retenir malgré moi. Elle est irresponsable. À mes yeux, elle l’est depuis longtemps, et si je l’ai aimée pendant de longues années, les vérités que j’ai découvertes à mes dépens ont terni l’image que j’avais d’elle. Elle m’a déçu. Profondément et simplement. Il n’y a plus de retour en arrière possible aujourd’hui. Triste. Désolant. Pitoyable. Appelez ça comme vous voudrez. Ma vie aurait certainement été différente si elle n’y était jamais entrée, si je n’avais pas été suffisamment stupide pour l’aimer, pour lui accorder ma confiance. Pour croire que l’enfant qu’elle portait était de moi et que je devais m’en occuper. Cette pensée vient ajouter à mon énervement.

Tant d’efforts pour ça. Pour me retrouver dans cette cuisine, avec une Rina à moitié endormie qui fouille dans le frigo. Elle n’a rien préparé. En d’autres circonstances, ça me passerait au-dessus de la tête, je suis plutôt patient – sans doute le fait d’avoir élevé un gosse, pas le mien, qui plus est. Aujourd’hui, c’est la cata. Un soupir m’échappe. Je pose une main sur la table. Je m’y appuie. Et quand elle me propose le curry de la veille, c’en est presque hilarant. « T’es sérieuse ? » Un rire m’échappe. Nerveux. Moqueur. Mauvais. « Va falloir que tu m’expliques. Qu’est-ce qui t’arrive ? » Je secoue la tête avant de reposer les yeux sur elle. « Il se passe quoi ? Tu t’endors là, tu fais, genre, rien ? Tu trouves ça normal ? » La colère délie les langues. Trop, sans doute. J’aurais dû aller me coucher. « Nan parce que là, franchement, si t’es fatiguée à ce point, je m’achète un fast-food en rentrant, faut me le dire direct. Tu pourras dormir tranquille comme ça. »

Je n’ai pas d’excuse. C’est plus fort que moi. Je hausse le ton alors que le petit doit dormir à côté. « Et le gamin, tu lui as donné à manger, au moins ? Ou bien faut que j’y aille ? » Une main tendue vers la porte, je fixe Rina. Elle me met hors de moi. Cette mission me met hors de moi. Cette vie. Elle aurait pu être si différente.

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 2 Mar - 12:34 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
Je me recroqueville sur moi-même. C’est tout juste si j’arrive à soutenir le regard de Koichi. Son énervement et sa fatigue peuvent se sentir à plusieurs kilomètres à la ronde. Je me sens idiote. Toute petite. Insignifiante. Debout, dos au frigo grand ouvert les lèvres scellées. Ce qui m’arrive ? Je ne peux pas lui répondre. Les mots ne veulent pas sortir depuis une semaine. Il m’arrive que j’ai vu le test de paternité. Il m’arrive que je sais que tu n’es pas le père d’Haru. Il m’arrive que l’idée que tu nous mettes à la porte me réveil en sueur toutes les nuits. Voilà ce qu’il m’arrive Koichi. Mais je ne peux pas te le dire. Je ne peux que le fixer hébétée. Ma langue écrasée contre mon palet par la peur. J’ai l’impression de retourner en enfance quand mes parlants me criaient dessus pour des choses que je ne comprenais pas. La suite de ses paroles me font tiquer. Je vais lui faire son repas. Il suffit qu’il patiente un peu. Sans rien dire je retourne dans le frigo pour sortir le tupperware. Putain il ne va pas me faire un scandale parce qu’il doit manger des restes ! Morte de fatigue, je ne sais plus faire la part des choses. Moi aussi je suis au bout du rouleau. La colère me guette. Je ne le regarde pas alors que je mets en route la machine à riz.

Mes ongles crissent sans un bruit sur le plan de travail. Ça y est, je suis énervée. J’ai envie de lui hurler dessus. Bien sûr qu’Haruto a déjà mangé. Et lui ne s’est pas plain de devoir manger des restes. « Evidemment. » Je réponds sèchement. C’est ça traite moi de mauvaise mère tant qu’on y est. C’est tellement plus facile d’arriver et de se plaindre. La fatigue et la colère m’aveuglent. M’empêchent de réfléchir correctement. En attendant ce n’est pas moi suit réclamée par son fils parce qu’il ne passe presque plus de temps avec lui. Ah mais oui j’oubliais, tu n’es même pas son père ! Je reste en suspens. Les poings serrés. Un peu plus et je lui criais au visage que j’ai trouvé le test de paternité. Pourtant. Si ce n’est pas maintenant, je ne le ferais jamais. Je respire un bon coup pour me calmer et me détendre. Je me retourne pour regarder Koichi. « Quand j’aurais mis suffisamment d’argent de côté, je partirais. Je ne t’embêterais plus avec mon enfant. » Je ne me rend pas compte que je regretterais ces paroles demain. C’est l’épuisement qui me fait parler. « Tu n’es pas fatigué de faire semblant ? » Je lui demande d’un ton las.

© NEO VENUS
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 2 Mar - 13:22 (#)

Dead Quiet

Beaucoup de choses arrivent. De gros problèmes, de plus petits. Je garde la tête haute et j’essaie de sourire malgré tout ce qui peut m’accabler depuis quelques temps. L’angoisse, l’ennui, l’impression de ne rien faire d’utile quand j’attends dans cette voiture toute la journée. Il faudra que l’on m’explique un jour pour quelles raisons ce sont toujours de petits détails qui provoquent la tempête. Comment un petit « rien » peut faire tout basculer.  C’est l’accumulation qui est dangereuses. À trop tirer sur l’élastique, il finit toujours par briser, avec des conséquences bien plus graves que ce qu’on peut penser. Ce soir, ce n’est qu’un repas. Un repas que j’attendais sûrement avec trop d’impatience. Le besoin de me retrouver au calme chez moi, d’avoir l’impression que je ne suis pas aussi insignifiant et invisible que ce travail m’en donne le sentiment. Rina ne comprend pas. Elle ne veut pas comprendre. Elle n’a jamais compris. Comment le pourrait-elle, après tout ? Je pince les lèvres et l’observe quand elle me répond. Évidemment ? « Ça n’a pas l’air si évident, visiblement. » Mon ton fait écho au sien. J’aurais dû m’abstenir, ne pas rebondir sur ses propos, mais c’est plus fort que moi.

C’est là que je réalise que j’aurais dû me taire. Ne rien dire. Agir comme je l’ai toujours fait et être le Koichi gentil et sage qu’elle a toujours connu. Je n’y arrive plus. Même avec toute la bonne volonté du monde, je suis fatigué de toujours prétendre que les choses vont bien. Haruto aurait dû être mon fils. Je l’ai élevé pendant six années. Il ne l’est hélas pas plus qu’avant. Comment pourrais-je aller bien dans de telles conditions ? « Ton enfant ? » Mon regard retrouve celui de Rina, et si la colère retombe un instant, elle revient rapidement au galop, main dans la main avec l’appréhension, au point de me faire répondre sur un ton presque glacial.  « Je vois pas de quoi tu parles, je t’ai jamais demandé de partir. » Intérieurement, je hurle.  J’ai peur que le moment que je redoutais soit finalement arrivé et que le petit jeu dangereux auquel je jouais jusqu’à maintenant soit terminé. Une dernière fois, j’aimerais croire que je me trompe, mais Rina s’est montrée claire. Haruto est son enfant. Leur enfant. Et moi, dans tout ça, je ne suis rien de plus que l’homme qui leur permet de s’en sortir sans trop de peine. Ai-je un jour été plus que ça ?

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 2 Mar - 15:13 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
Je ne sais pas si je suis en colère contre Koichi pour m’avoir caché quelque chose d’aussi gros. Je ne comprends juste pas. J’ai menti. Je l’ai trahi. Je me suis servie de lui. Et quand il a la preuve irréfutable que je ne mérite pas tout ça. Tout ce qu’il a fait pour moi, pour nous. Je ne le mérite pas. Je suis frustrée. En colère contre moi-même. Mais j’ai peur. Tellement peur de me retrouver toute seule. Je m’accroche lâchement depuis des années. Peut-être qu’on aurait dû faire ce test quand je suis tombée enceinte. Tout est de ma faute. Je l’ai toujours sut au fond. Je n’arrive plus à le supporter. Si je continues je ne pourrais plus me regarder en face. Je suis cernée. Que je fasse un pas en avant ou en arrière il n’y a que du vide. Quoi que je dise quoi que je fasse rien de bon n’arrivera. Et ça me rend malade.
Mon enfant. Parce que la science a démontré qu’il n’était pas le sien. Mon enfant, parce que celui qui est absent ne peut avoir de prise sur mon fils. Ça me déchire quand j’entends Haruto l’appeler papa. Mais pour Koichi ça doit être pire. Pourtant il ment. Il continu de mentir même maintenant. Je me comprend pas cet acharnement à vouloir cacher la vérité. Puisque je ne suis qu’une bonne à rien et qu’Haruto n’est pas son enfant. Je soupire. Me mord les lèvres. Joues avec mes doigts. Souffle une deuxième fois. « J’ai trouvé le test de paternité. » Le poids qui accablait mes épaules s’envole. Mais il est remplacé presque aussi vite qu’il est partit. Ma nuque se raidit et mes épaules se tendent. J’ai l’impression d’avoir du plomb dans les jambes. Tout mon corps est douloureux. « Alors je comprendrais que tu ne veuille plus de nous. » Tais toi ! Je devrais la fermer. Ne pas dire un mot de plus. C’est ce que je redoute par-dessus tout pourtant je n’arrive pas à faire marche arrière. Les mots sortent d’eux même sans que je ne puisse rien faire pour les stopper. Je vais me détester dès demain. Je vais tellement regretter. Aucune chance qu’en sachant ça Koichi nous garde. Pas alors que nous sommes des freins à sa vie. On n’en fait même pas vraiment partit. Juste un poids dont il va pouvoir se débarrasser. Koichi va m’abandonner comme Shota, mes parents et ma sœur l’ont fait par le passé

© NEO VENUS
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 2 Mar - 21:46 (#)

Dead Quiet

Il a suffi de quelques mots sur un morceau de papier pour détruire ma vie, l’idée que je m’en faisais. Devenir père à vingt ans à peine n’est jamais facile, mais apprendre que l’on a vécu dans le mensonge pendant des années l’est encore moins. Je vous laisse imaginer la douleur que j’ai ressenti, le jour où j’ai appris que l’enfant dont je m’occupais n’étais en vérité pas le mien ; le sentiment de trahison que j’ai éprouvé le jour où, pour la première fois, Rina m’a avoué qu’elle avait une relation avec Shota en même temps qu’avec moi.  Au final, j’ignore à qui j’ai le plus menti : Rina, ou moi-même ? Mon regard reste planté sur elle, je déglutis difficilement. Il me faut un moment pour réaliser que ma bouche s’est entr’ouverte. Il n’en sort que de l’air. Les mots restent bloqués dans ma gorge, cherchent à m’étouffer.

J’aurais pu partir, lorsque j’ai découvert la vérité. J’aurais pu tout lui avouer et abandonner cette famille que j’avais pris pour la mienne pendant tant d’années. Impossible. Rina et Haruto étaient les seules personnes qui me permettaient d’avancer, ceux sans qui je me serais retrouvé totalement seul. Seul, après avoir eu tout ce dont peut rêver un homme. Une famille, un enfant. Une femme pour m’aimer ? Elle ne m’a sûrement jamais aimé. Pas assez. Encore aujourd’hui, j’ai dû mal à accepter l’idée que mon meilleur ami ait réussi à me surpasser, là-dedans, comme dans bien d’autres domaines. Mentir à Rina était une façon de me protéger.

Au bout d’un silence, plus lourd que ce secret lui-même, je reprends la parole. Je devrais me montrer conciliant, mais je n’y arrive plus. « J’ai promis de m’occuper de vous. » Mon ton ne se réchauffe pas et mes lèvres se pincent. Je me rappelle si bien de ce jour, celui où j’ai appris sa grossesse. «  J’ai promis de m’occuper de vous et de vous donner tout ce dont vous auriez besoin, à Haruto et toi, aussi longtemps que nécessaire. » Parce qu’à l’époque, je pensais qu’il était mon fils. Parce que je n’avais qu’eux. Eux, ma famille, et Ishikawa.

Ma langue claque contre mon palais et je reprends, plus sèchement cette fois.  «  J’ai passé cinq ans de ma vie à m’occuper de lui. Tu crois que c’est facile d’apprendre que t’as vécu dans le mensonge pendant tout ce temps ? T’aurais envie qu’on se ramène et qu’on t’empêche de voir le gamin que t’as pratiquement élevé ? » Je m’arrête de parler quand je prends conscience de ma respiration, courte et tremblante, à l’instar de ma lèvre inférieure. «  Si t’as envie de te barrer, je te retiens pas, Rina ; mais faire la victime, ça marchera pas avec moi. Plus maintenant. » Qu’elle ne vienne pas dire que je l’ai mise à la porte, que je suis celui qui ne veut plus des autres. C’est elle qui, au départ, aurait dû faire un autre choix.

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageJeu 9 Mar - 12:54 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
JLe silence est lourd. Ecrasant. Je ne bouge pas d’un pouce. Les pieds lourdement ancrés au sol et le dos appuyé contre le plan de travail. Qui semble être la seule chose qui me maintient encore debout. J’attends dans la douleur et la peur que Koichi parle. Je suis suspendue à ses lèvres. A ses paroles. Mon sort en dépend et je suis toujours terrorisée de sa réponse. Je suis écartelée entre mon envie de le secouer. De lui dire de me mettre à la porte. Moi qui me suis jouée de lui. Qui lui ait menti pendant plusieurs années. Je le mérite. Mais l’idée de me retrouver seule me terrifie. Ils avaient toujours été là pour moi et le départ de Shota m’avait amputé d’un de mes soutiens. Je n’avais plus que Koichi à qui me raccrocher pour survivre. Et je n’ai pas grandi. Je reste cette gamine de dix-neuf ans terrifiée qui s’accroche désespérément à son dos. Je suis pathétique.

J’enfonce mon coup entre les épaules et me pince les lèvres. Mes doigts se resserrent autour du bord du plan de travail. Son ton semble indiquer tout le contraire de ce qu’il dit. Cette vieille promesse semble lui peser. Une petite voix me souffle que je devrais l’en libérer. Qu’il a en suffisamment fait et que je dois l’en remercier. Mais mon égoïsme et cette angoisse qui me serre les entrailles me rendent muette. Clouent mes lèvres. Plus Koichi parle, plus je me sens rétrécir. Toute petite. Minable. J’ai envie de pleurer. Je me mord l’intérieur de la joue. Pas question de jouer à la victime. Je n’en ai plus le droit. Je l’ai déjà trop fait par le passé. « Alors dis-moi ce que tu veux. » Parce que je ne comprends rien. Et je n’ai plus envie d’être tourmentée par des suppositions. « Je t’ai menti. Je me suis servi de toi. Je ne te comprend pas Koichi. » Je secoue la tête. Dans mon esprit les mots et les pensées s’accumulent. « Soyons honnête l’un envers l’autre. Et ne faisons plus de promesse trop lourde à porter. » Ne vois-tu pas mes efforts pour t’alléger ? « Ce n’est pas comme si tu n’avais plus le droit d’être avec Haruto. »


© NEO VENUS


désolée pour la réponse d'une taille à la limite de l'indécence :rain:
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSam 25 Mar - 23:58 (#)

Dead Quiet

J’ai passé trop de temps à attendre que les choses changent, à espérer que la situation s’améliorerait et que l’amour, ce sentiment si fort que j’ai éprouvé pour Rina fut un temps, fleurirait à nouveau. Des mensonges. Pendant des années, je me suis leurré, j’ai essayé de croire en un rêve qui n’avait plus lieu d’être et, maintenant, je me rends compte de mon erreur. Je ferme les yeux et tente de ne pas m’emporter encore. Nous sommes en faute tous les deux ; j’aurais dû lui dire la vérité au moment où je l’ai apprise, lui laisser le choix de rester avec moi ou de partir. Qui suis-je pour décider de l’avenir de cet enfant ? L’enfant de Shota ? Mes lèvres tremblent doucement et je dois les pincer pour qu’elles cessent. Je me refuse à pleurer devant elle. Pas après avoir tenu le coup durant des années. « Je veux juste être heureux. »

Sans continuer, je serre les dents, conscient du poids de chaque mot que je pourrais prononcer ce soir, de ce que cela signifie, pour elle comme pour moi. Il en va de ma relation avec Hyeri, de la famille que l’on pourrait former un jour, si ce ménage étrange prend fin. Il s’agit de faire une croix définitive sur le passé, sur les épreuves que j’ai traversées avec Rina, quand elle avait besoin de moi et que j’avais besoin d’elle. Le silence s’alourdit encore ; je réfléchis à une solution. Les mettre à la porte d’un jour à l’autre n’en n’est pas une.

Après quelques minutes qui semblent une éternité, j’ouvre à nouveau la bouche, le ton moins assuré, mais surtout moins énervé. « Dès que ça sera possible… » Je m’interromps, réprime un soupir qui trahirait trop facilement mon embarras. Je sais que c’est mieux pour nous trois. Pour nous tous. « J’aimerais que vous partiez. » Mon regard la fuit. Mon être entier, en vérité. Je peux sentir mon cœur battre douloureusement au souvenir de tout ce qu’il s’est passé. C’est comme arracher un poignard pour refermer une plaie. Une plaie restée béante bien trop longtemps. « Je continuerai à t’aider financièrement aussi longtemps que ce sera nécessaire, ne t’inquiète pas pour ça. » Mais jamais, jamais je n’arriverais à oublier ce qu’il s’est passé. « Ça te va, comme ça ? » Je serre les dents alors qu’une perle salée roule sur mes joues, que je tente de dissimuler en allant m’appuyer au rebord de la fenêtre, jetant un regard au dehors. On aurait pu tout avoir, si nous n’avions pas été aussi stupide. Si jeunes.

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Tokyoïte
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Who are you? : photographe ratée & maman à temps plein

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
75/150  (75/150)
avatar
Ishida Rina
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSam 13 Mai - 10:16 (#)
d e a d q u i e t
rina ♢ koichi
Mon cœur se tord douloureusement. J’avale difficilement ma salive. Je pourrais fondre en larmes. Je m’en veux tellement. J’ai le sentiment de lui avoir arraché à main nue tout le bonheur que Koichi aurait pu avoir. Le poids de mes mensonges me revient en pleine figure. Une grande claque. Une de celles qui vous coupent la respiration et vous fait bourdonner les oreilles. Pourtant je ne lui voulais que du bien. C’est ce que je lui ai toujours souhaité. Depuis qu’on se connait. C’est ce que je croyais faire. Tant d’années à se voiler la face. A me placer en martyre. Alors que c’est tout le contraire, depuis le début. Je suis celle qui sème le désarroi. Et l’on récolte ce que l’on sème. « Je suis désolée. » Je dis dans un souffle. Désolée de t’avoir enchainée à moi et à un enfant qui n’est même pas le tien. Désolée de t’avoir menti si longtemps. D’avoir trahi ta confiance. De m’être servie de toi. De n’en faire qu’à ma tête sans jamais penser à toi. Je suis tellement désolée Koichi. Je voudrais que mes yeux un peu agars lui fassent passer le message. Parce que tout semble si facile en penser mais tout se casse la gueule lorsqu’il faut ouvrir la bouche.

L’attente est insupportable. Ça ne peut pas être son unique réponse. S’il veut que je parte j’ai besoin de l’entendre de vive voix. Sans détour ni fioritures. Je ne veux plus interpréter. J’ai besoin de la vérité dans la plus brute de ses formes. Sinon mon esprit se tord dans les pires interprétations possibles et impossibles. L’angoisse peut me faire perdre toute raison. Et ce n’est pas le moment de s’égarer. Pas alors que l’avenir de mon enfant est en jeux. Ma gorge se serre alors que je pense à Haruto qui dort paisiblement dans sa chambre. Pendant que son égoïste de mère piétine son équilibre et son petit univers douillé.

La volonté de Koichi sonne comme un fouet dans le silence de la nuit. J’expire lourdement. Pour me donner un peu de contenance je croise mes bras sur ma poitrine. La vérité fait tellement mal. Je détourne le regard. Je renifle comme si je pleurais. Si je m’écoutais je serais déjà en larme. C’est dans l’ordre des choses. Je ne peux pas continuer à vivre dans un mensonge. A vivre en sachant que Koichi ne peut pas être heureux. Je n’ai pas le droit de lui faire ça. Il est grand temps que je vive par moi-même et que je lui rende sa liberté. « C’est ce qu’il a de mieux à faire. » Ma voix se brise. Mes yeux s’humidifient. Je lève les yeux au ciel dans l’espoir vain de ravaler mes larmes. Je sursaute. Le bip de la machine à riz me ramène à la vérité. Un sourire maladroit se dessine sur mes lèvres alors que je sais mes yeux rouges. « Dépêche-toi de manger tu ne peux pas rester le ventre vide. » Une larme silencieuse coule le long de ma joue que j’essuie du revers de ma manche. « Tout ira bien maintenant. » c’est une promesse.



© NEO VENUS


j'ai bien cru que j'arriverais à écrire cette réponse j'avais un blocage de la muerte :rain:
Agent Ishikawa
★★★★☆☆☆☆☆☆
Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

Compte Ishikawa
▬ Love Rate:
125/200  (125/200)
avatar
Kobayashi Koichi
Voir le profil de l'utilisateur
MessageLun 15 Mai - 21:47 (#)

Dead Quiet

C'est une autre histoire qui commence aujourd'hui. Mon histoire sans Rina, sans Haruto, ces personnes qui ont compté lors de chacune de mes décisions, y compris celle que j'ai pris ce soir. Je ne sais pas exactement ce qu'il va se passer désormais, si je vais réussir à être heureux en dépit de tout ce qu'il s'est passé, de tous les moments que nous avons vécu tous les trois, comme la famille que nous prétendions être. J'ai peur d'avoir pris une décision sous le coup de la colère, mais de la regretter immédiatement, dès que celle-ci sera retombée. Je sais pourtant que c'est le bon choix. Nous ne pouvons continuer à vivre avec des œillères, en affirmant que tout va bien alors que nous avons tous les deux consciences du mensonge dans lequel nous sommes enfermés. Ce n'est pas juste pour nous. Ce n'est pas juste pour Haruto. Qu'importe combien mon cœur est douloureux et la séparation difficile, je ne peux me permettre de faire demi-tour.

« Tu n'en savais rien. » Je me mens. Elle savait parfaitement que Shota et elles avaient des rapports, à l'époque. Tout comme elle en avait avec moi. « J'aurais dû te parler du test avant que tu ne le découvres par toi-même. » Mon ton est plat, vide. Vide comme je le suis à cet instant, incapable de trouver ma place, mon opinion, le sens même de cette conversation que je peine à poursuivre. Je relève les yeux vers Rina, sans un sourire pour essayer de la rassurer. Comment le pourrais-je, alors que je suis moi-même épuisé par ce qu'il s'est passé ? J'ai l'impression d'avoir reçu le poids de ces dernières années sur les épaules, tout d'un coup.

Quand ils partiront, tout sera vraiment terminé. Tout. Je ne peux pas faire demi-tour et prétendre que rien n'est arrivé. C'est juste stupide. « Oui, je le pense aussi. » Je me sens pleurer, sans pouvoir l'empêcher. Mes dents se serrent douloureusement alors que je plonge dans un silence bien trop confortable, qui ne me donne pas envie d'en sortir lorsqu'elle reprend la parole. Manger ? « Je n'ai pas faim. » Je sais pourtant qu'elle a raison, qu'il me faut manger pour ne pas m'effondrer en service. Notre travail est épuisant. Je ne peux pas me permettre d'être idiot. « Tu devrais aller te coucher. Je vais m'en sortir tout seul. »

Sans attendre plus longtemps, je me dirige vers l'autocuiseur pour me servir, la vue brouillée par l'envie de pleurer qui se fait plus forte encore. Je m'arrête près d'un tiroir pour sortir l'une des boîtes bento que nous utilisons habituellement pour le petit, afin d'y placer le reste de curry et le riz tout juste cuit. « Je vais manger dehors. Appelle-moi s'il y a un problème. » Je vais manger au parc ou, en tout cas, ailleurs. J'ai besoin de quitter cet endroit où j'étouffe depuis trop longtemps. J'ai besoin de réfléchir et d'oublier tout ce qu'il vient de se passer, pour pouvoir mieux recommencer. C'est pourquoi, mon repas dans un sac et une bouteille de thé dans l'autre, j'abandonne la cuisine après m'être préparé, sans même chercher à savoir si Rina est bel et bien partie se coucher. Mon cœur me fait mal. Une douleur profonde et désagréable. Comme si une partie de moi s'en était allée.


T'en fais pas cry T'aurais dû me le dire, j'aurais modifié ;;

— 恋のメロディー—



Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



Contenu sponsorisé
Message (#)
 
dead quiet [koichi]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Road accident leaves at least 32 dead in Haiti. ANMWE!!!!!!!!!!
» Version N°15 : Bang bang you're dead !
» Red Dead Redemption
» Segment Triple H , Undertaker , Dead Game !
» [UPTOBOX] Dead or Alive [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AKAI ITO :: Tokyo :: Shibuya :: Résidences-
Sauter vers: