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 The language of friendships is not words but meanings • | Ft. Misaki

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Tokyoïte
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Who are you? : Il est vendeur dans un Konbini, mais aussi pendant son temps libre, il dessine beaucoup

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Nakano Taichi
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MessageSam 1 Avr - 11:01 (#)

The language of friendships isn't words but meanings
Misaki & Taichi



Assis sur un banc, le vent soufflant fébrilement contre ses joues, de la musique classique dans les oreilles, le jeune homme tentait vainement de retenir les notes présentes sur le livre qu’il tenait entre ses mains. C’était ses « devoirs » comme lui avait indiqué son médecin. Parce qu’il n’avait pas d’autres choix que de réapprendre, s’entraîner à mémoriser les choses et ne jamais abandonné. Se souvenir de chaque kanji était compliqué, plus qu’il n’aurait pu le concevoir et il en était venu à se demander s’il avait réellement réussi à retenir tout ça auparavant. La langue japonaise était difficile, principalement l’écriture et la lecture, puisque le parler, étrangement, il n’avait pas trop de difficulté. Il faisait des fautes parfois, se mélanger sur certains mots mais ce n’était jamais trop grand. Il était déjà chanceux d’en être sorti vivant, il n’avait pas à se plaindre. Puis, il était un battant, il n’allait pas baisser les bras si facilement sous prétexte qu’il avait perdu la totalité de sa mémoire. Certaines choses revenaient peu à peu, des automatismes, et selon lui, il s’agissait déjà d’un grand pas en avant. A présent, il était capable d’écrire correctement et il arrivait même à lire tout ce qui était assez basique. Probablement que c’était plus que des mois d’études qu’il lui faudrait pour récupérer sa culture d’autrefois cependant ça ne l’effrayait pas. Il n’en avait pas besoin pour son travail donc il pouvait largement prendre son temps et étudier lorsqu’il le pouvait, jusqu’à ce qu’il réussisse à lire et écrire complètement. Dans tout cela, les plus déçus étaient sûrement ses parents qui voyaient leur fils leur filait entre les doigts pour la seconde fois et qui comme auparavant n’en faisait qu’à sa tête plutôt que les écouter. A croire que même amnésique, il y a certains aspects de notre personnalité qui ne changent pas. Jamais. Il n’aurait pu décrire le pourquoi, ni même le comment, cependant Taichi ne parvenait pas à faire confiance en ces personnes qui se présentaient en tant que ses géniteurs. Peut-être que le fait qu’ils lui soient totalement inconnus n’aidait pas, hors, il avait l’impression que ce n’était pas uniquement à cause de ça. Il n’aimait pas leur manière de se comporter avec lui, encore moins de lui imposer des choses alors qu’en dépit de tout, il avait toujours vingt sept ans. Il était majeur, vacciné et donc libre de ses choix. Pourquoi un accident était-il censé tout changer ? Il était sûr d’avoir pris la bonne décision en fuyant leur maison puis demandant à s’installer autre part. Il n’aurait pas supporté plus de jours en leur compagnie, il n’en doutait pas une seconde. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné après tout ?

Taichi ne s’estimait pas malheureux de son existence, encore moins malchanceux. Il était content de vivre, content que sa vie ne lui ait pas été arraché et qu’il puisse continuer à profiter de chaque instant qu’on lui offrait. Celui qu’il était par le passé penserait probablement différemment... On lui avait volé ce qu’il avait de plus précieux, comment aurait-il pu heureux et ne pas maudire cette entreprise qui avait détruite la vie de celle qu’il aimait ? Mais qui savait, peut-être qu’au fond, cette seconde chance, il l’avait demandé ce jour où ivre, il avait pris sa voiture avant de plonger dans un long coma durant des années. Peut-être avait-il prié à ce que dans une autre vie, on lui permette d’oublier ce malheur et qu’on l’autorise à reprendre sa vie en main, à goûter au bonheur une nouvelle fois. Certains se battaient pour récupérer leurs souvenirs, pour savoir ce qui leur était arrivé par le passé, lui n’était pas comme ça. Et c’était bien parce qu’inconsciemment, il souhaitait renflouer ce garçon misérable qu’il était puis juste, tout recommencer.

Closant son livre qu’il rangea à l’intérieur de son sac, il retira également ses écouteurs afin d’apprécier avec plus d’intensité l’atmosphère qui régnait dans ce parc. Les cerisiers étaient pour la plupart entièrement fleuri à présent et c’était un spectacle que Taichi appréciait plus que tout. Tellement qu’il n’avait pu retenir cette fine esquisse qui était venu décorer ses lèvres.
Hors, il fut interrompu dans sa contemplation par un bruit provenant de sa droite et alors qu’il détournait son regard pour voir d’où le son provenait, il aperçut un portefeuille étendu sur le sol. Le garçon se redressa machinalement afin de s’en saisir puis de se précipiter auprès de la jeune femme qui l’avait échappé.

- Excusez-moi ! L’interpella-t-il aussitôt avant de lui tendre l’objet, dans un nouveau sourire, lorsque la demoiselle se retourna, Vous avez fait tomber votre portefeuille.  



© BLACK PUMPKIN

— 恋のメロディー—

JUST SMILE AND BREATH ✽
The person I’m thankful for, the person who warmly held my cold hands, it was you. Even if I breathe, I wouldn’t be living, if I can’t see you, there is no meaning.
 
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