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 The Roots of Hate |#| ShoChi

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Agent Ishikawa
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Who are you? : 12.12.1999, cet enfant de décembre est âgé de 26 ans et travaille en tant qu'agent de patrouille Ishikawa gradé

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Kobayashi Koichi
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MessageMar 11 Avr - 16:08 (#)

The Roots of Hate

C’était un mardi matin. Un de plus. Comme à chaque fois, Koichi arriva à l’entreprise à l’heure, récupéra son matériel de patrouille, reçut les ordres et partit en ville afin de vérifier que personne n’essayait de se soustraire à ce qu’avait décidé le robot. Ce jour-là, cependant, c’est avec bien moins d’enthousiasme que l’agent s’élança dans les rues de la capitale.

Depuis quelques temps, on lui demandait de surveiller certains individus, sous prétexte qu’ils étaient susceptibles de poser des problèmes. On lui demandait aussi de rendre visite aux personnes qui pouvaient demander un mariage organisé par l’entreprise. Et ça, ça le dérangeait plus que tout le reste. Même en ayant pris la décision d’écarter Rina, après qu’elle avait découvert la vérité au sujet d’Haruto, sa relation avec Hyeri ne s’en portait pas mieux. Il était stupide de ne pas le réaliser, mais s’ils en étaient arrivés là, c’était avant tout de sa faute. Il aurait dû réfléchir un peu plus, ne pas prendre les mêmes décisions. S’assurer de l’harmonie des couples alors que le sien se portait mal était une bien cruelle ironie.

Les yeux tombants de l’agent se posèrent sur le bâtiment où on l’avait envoyé. Il tardait à approcher, à s’avancer. Pourquoi cela tombait-il sur lui ? La seule idée de franchir cette porte lui était insupportable. C’était comme si le panneau de bois lui-même avait crié : « Entre, regarde-le réussir où tu échoues à chaque fois. Encore. », car c’était bel et bien là que vivait Shota.

Shota, son meilleur ami. Shota, l’abruti qui était parti en les abandonnant, Rina et lui, dans une situation plus que problématique. Shota, le père de l’enfant qu’il avait élevé pendant des années en espérant faire changer les choses. Mais les choses ne changeaient pas. Il n’en était pas plus le père qu’avant. Il n’était pas plus heureux. Tout ce qui avait changé, c’était l’opinion qu’il se faisait de son meilleur ami d’antan. Il le haïssait bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer.

Les dents serrées à s’en faire mal, tout comme ses doigts autour de la tablette qu’il rangeait dans son sac, Koichi s’approcha du bâtiment et appuya sur la sonnette, attendant qu’on décroche pour prendre la parole du ton digne qu’il avait toujours. « Agent Kobayashi, d’Ishikawa Corporation. Je viens pour une vérification. » Les mots lui arrachaient la gorge ; il n’avait pas envie d’entrer, ni de le voir, encore d’entendre ce qu’il pourrait avoir à dire. Mais c’était son travail et il le faisait avec sérieux, parce qu’à bien y regarder, c’était tout ce qu’il réussissait. Enfin, à peu de choses près.

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Ogawa Shota
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MessageJeu 13 Avr - 20:51 (#)

The Roots of Hate

Ishikawa n’avait pas plaisanté. Une maison tout confort. Un soupir quitta ses lèvres, se demandant si ce n’était pas justement un peu trop grand, un peu trop spacieux. Il était habitué à la vie en appartement, à une vie tranquille, trois ou quatre pièces, et encore, dans celui qu’il occupait actuellement, il ne savait même pas quoi faire de tout l’espace. Un soupir quitta ses lèvres. Allez, bientôt, il serait marié, il n’avait pas à s’en faire. Ishikawa l’aidait comme il n’aurait jamais pu l’imaginer. Qu’avait-il eu besoin de faire ? Berner une fille un peu trop naïve, aux idées engagées, la convaincre de s’inscrire et trouver comment être avec elle. L’épouser. Une maison, un beau voyage. Ogawa Rei, ça sonnait pas trop mal, même pour une épouse lesbienne qui avait du se taper plus de femme que lui dans toute sa pauvre existence.

Il entendit sonner. La première fois qu’on sonnait chez lui. Chez eux. Plus jeune, il avait imaginé son mariage tout autrement. Avec Rina, forcément. Un vrai mariage d’amour, avec son père, sa famille, celle de Rina, ses amis. Il imaginait Koichi à la place du témoin. Dans ses fantasmes, il s’imaginait qu’il lui pardonnerait de l’avoir « trahi », qu’il verrait qu’ils s’aimaient vraiment et que, de son côté, il trouve une femme qui le rendrait heureux. Mais à l’époque, il était loin de se douter qu’il y avait un odieux triangle amoureux derrière tout ça. bien loin de s’en douter. L’amour n’existait pas, c’était aussi simple que ça.

Décrochant le téléphone, il fut un peu surpris en entendant la voix. L’agent Kobayashi. Quel honneur ! « Je t’ouvre. » Il n’allait pas jouer au client et à l’agent, pour lui, ça restait Koichi, qu’il le veuille ou non. Déverrouillant l’entrée, il ouvrit la porte, attendant qu’il s’approche pour le saluer d’un sourire. « T’es en retard pour déménager les cartons ! » Un petit rire quitta ses lèvres avant qu’il ne lui propose d’entrer. Il ne savait pas trop comment se comporter avec lui. Ce petit bonhomme était tellement hostile ! Pourtant, Shota n’y était pour rien, ils avaient fauté tous les deux, de la même façon. Au fond, peut-être se voilait-il la face, peut-être qu’il savait parfaitement pourquoi Koichi lui en voulait.

« Tu tombes mal, les cartons sont pas tous défaits et Rei n’est pas là, elle travaille. » Ils n’avaient pas encore emménagé ensemble, il n’arrivait pas encore à se défaire de son appartement, comme s’il abandonnait quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Son père, tout se ramenait encore à lui. il n’était pas prêt à quitter ce fantôme, il savait que c’était malsain, que c’était mieux, mais l’idée de vendre lui était insupportable. « Alors, qu’est-ce que tu veux vérifier ? » Qu’ils étaient vraiment heureux et amoureux ? C’était stupide, on ne pouvait pas vérifier ça. du moins, pas aussi facilement.

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Kobayashi Koichi
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MessageDim 16 Avr - 0:28 (#)

The Roots of Hate

Rien n’y faisait. L’agent ne parvenait pas à décrisper les membres qu’il maintenant immobile depuis qu’il était arrivé devant cette porte et s’était mis à prier de toutes ses forces pour qu’elle disparaisse. Ce qu’il pouvait le souhaiter, avoir envie de disparaître en un clin d’oeil, de s’enfouir sous terre et de ne plus en ressortir. Il en rêvait. Ce n’est hélas pas de cette façon que fonctionnaient les choses. Il avait une mission à remplir, une mission officielle que lui avait donné Ishikawa. L’épuisement et l’énervement, la blessure qu’il pouvait ressentir à l’idée de retrouver cet ami perdu depuis longtemps, n’étaient rien comparés au devoir qu’il avait à remplir aujourd’hui. Pour le bien d’Ishikawa, de tout ce qu’il lui restait, il devait faire ce qu’on lui avait indiqué.

En entendant la voix de son ancien meilleur ami, Koichi continua à observer le parlophone, comme si celui-ci allait soudainement se mettre à bouger, lui aussi, pour se moquer de lui. Depuis combien de temps en était-il à ce point ? À regarder le monde qui l’entourait comme le reflet de son échec ? Il devait être trop distrait pour le voir, trop occupé à d’autres affaires plus personnelles. Sa dispute avec Rina, par exemple, ou était-ce la conversation qu’il avait eue avec Hyeri ? Tout semblait échapper à son contrôle depuis quelques mois. Plus qu’avant, en tout cas.

Quand la porte s’ouvrit sur la silhouette de Shota, l’agent Ishikawa s’efforça de garder la tête haute, espérant de cette façon ne pas avoir l’air trop déprimé. Surtout pas devant lui. « Je vois que tu as toujours autant d’humour, c’est bien. » ironisa-t-il en faisant quelques pas dans la pièce, se retenant de regarder autour de lui. Moins il en voyait, mieux il se portait. « C’est pas grave, j’ai juste besoin de l’un d’entre vous. » Il aurait largement préféré tomber nez-à-nez avec Rei, mais qui était-il pour se plaindre des personnes avec lesquelles il devait travailler ?

Ses dents se serrèrent malgré lui, avant qu’il ne doive reprendre la parole, sortant de son équipement le boîter qui leur permettait de procéder aux scans, bien plus utiles. « Je dois vérifier que vos puces transmettent de bonnes informations à la centrale, si tu veux tout savoir, puis confirmer ou non les résultats qu’ils obtiennent de leur côté. » C’était, aux yeux d’Ishikawa, la valeur « nette » des sentiments. Les puces captaient les ondes cérébrales et les transmettaient à la centrale de la tour, qui traitait les informations et vérifiait que les différents couples conservaient une compatibilité maximale. Il n’était que l’agent vérificateur, celui qui confirmait les informations. « Allez, plus vite c’est fait, plus vite je te laisse tranquille. » Un soupir fuit ses lèvres entrouvertes alors qu’il réglait l’appareil, touchant du bout de l’index l’interface de déverrouillage biométrique.

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Ogawa Shota
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MessageDim 16 Avr - 1:30 (#)

The Roots of Hate

Avant, ils étaient si proches. Il y avait quelque chose de vraiment fort entre eux. Il ne comptait pas les soirées qu’ils passaient ensemble, à jouer à des jeux vidéo ou à traîner ici et là, puis à regretter le matin arrivé, quand ils devaient aller à l’école. Ça les faisait bêtement rire pendant la journée, quand ils se regardaient de loin et qu’ils voyaient l’un ou l’autre piquer du nez. C’était une époque qu’il ne pouvait encore maintenant s’empêcher de chérir. Ça le surprenait un peu, à l’époque, il aurait sans doute imaginé l’inverse, mais c’était bien Koichi qu’il regrettait plus que Rina. Son meilleur ami, celui vers qui il se tournait toujours quand il en avait besoin. Son frère, en quelque sorte, celui qu’il n’avait jamais eu.

Jamais il ne comptait perdre son humour. Ça faisait sa force, après tout. Shota se voulait intouchable, il l’était indubitablement. Il ne voulait plus se laisser influencer, il ne voulait plus se laisser toucher. Ne rien ressentir. C’était son but depuis la mort de son père. Ne dépendre de personne, ne s’attacher à rien. Ne pas chercher à atteindre des buts impossibles. Vivre, c’était déjà bien. Déjà très bien. Il ne voulait pas suivre les traces de la généalogie. Il ne voulait pas finir comme son père. Seul, triste, désespéré. Pourtant, au fond, il semblait bien que c’était exactement ce qu’il cherchait.

Il préféra ne pas répondre, surtout au vu du ton qu’il employait. Koichi n’avait toujours pas grandi, il n’avait pas l’air plus joviale que la dernière fois. Cet homme n’avait plus rien en commun avec l’adolescent qu’il côtoyait il y a fort longtemps. C’était quasiment malaisant. « Ah, t’avais une chance sur deux de tomber sur le meilleur des deux ! » Et c’était arrivé, Koichi avait vraiment de la chance, même s’il aurait sûrement pu aussi bavé sur sa compagne lesbienne. Cependant, il allait éviter de penser à elle maintenant. Il trouvait les choses bizarres avec elle en ce moment. Sûrement parce qu’ils allaient se marier. Plus ça approchait, plus ça lui faisait étrangement peur.

« Olala, parle japonais, j’y comprends rien avec ces histoires de puce ! Elle a l’air de pas marcher trop mal, on s’entend bien ! » En réalité, ça le stressait un peu. Koichi n’allait pas venir tout gâcher maintenant. Pas quand tout était déjà posé dans la maison. C’était vraiment cruel. « Tu veux vérifier ça comment ? » Il avait du mal à se visualiser ce que l’agent allait faire, cependant, pour le moment, il n’était pas trop en position de résister, il ne pouvait pas tout gâcher maintenant. « Dépêche toi, un peu, d’accord ? J’ai promis à Rei de lui préparer un dîner romantique ! » Baliverne, mais avec Ishikawa, la meilleure excuse restait bien l’amour.


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Kobayashi Koichi
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MessageDim 16 Avr - 2:18 (#)

The Roots of Hate

Les années avaient rendu Koichi amer. Enfant, il était joyeux, bruyant. Il essayait de rendre aux autres l’amour qu’on lui avait donné dans cette famille presque parfaite. Ses parents l’adoraient, il le leur rendait bien, et il accordait à ses amitiés une part incroyable de l’affection qu’il recevait lui-même. Shota et Rina, ses deux plus proches amis, les voisins chez qui il courait à chaque fois que quelque chose arrivait. À chaque fois qu’il avait envie de les voir, tout simplement. Pour un fils unique, c’était le plus beau cadeau que la vie aurait pu lui faire. Grâce à eux, il ne s’était jamais senti seul. Pas une seconde. Puis, le temps avait passé, leur vision des choses avait changé, avec les conséquences qu’il connaissait désormais.

S’il avait su, il n’aurait jamais accepté d’aider Rina. S’il avait su, il aurait insisté pour faire ce test dès le début. Ah, si seulement il s’en était douté ! Shota et lui avaient été particulièrement stupide, à se promettre de ne pas la toucher. Sans cela, peut-être auraient-ils été au courant plus tôt. Peut-être auraient-ils réalisé avant que Haruto ne voie le jour. Oui, beaucoup de choses auraient pu être différentes, s’il s’acharnait à refaire le monde mentalement. Cela ne faisait que nourrir sa rancœur. Une rancœur dont il ignorait jusqu’à la cible, tant les possibilités étaient nombreuses. Il était de toute façon trop tard pour agir. Beaucoup trop tard.

Koichi ne réagit pas à la nouvelle remarque de son ancien meilleur ami, se concentrant sur la tâche qu’on lui avait donnée. Les yeux posés sur l’interface de l’appareil dont il vérifiait les indications, il ne lui prêtait qu’une oreille distraite, relevant le regard pour à sa question. « Avec ça. » Agitant doucement le boîter pour le lui montrer, il poussa un soupir. « T’en fais pas, c’est indolore. » Au cas où il aurait peur de souffrir, le pauvre. « Il faut juste que tu me laisses… » Il s’interrompit aux propos du voyant, affichant un sourire figé dont il ne parvint pas à se débarrasser. « Ne t’en fais surtout pas, quelques secondes suffisent. » Avait-il envie de le faire ? Non.

Se décalant de quelques pas, Koichi se plaça dans le dos de Shota, levant le boitier à hauteur de sa nuque. « Ne bouge pas. » Ses yeux suivaient attentivement l’icône de chargement qui clignotait à l’écran. La machine collectait les données. Restait à attendre le son qui lui confirmerait que le téléchargement était complet, qui retentit quelques secondes plus tard. « Voilà. »

Reprenant le capteur, il posa les yeux sur l’écran, soupirant pour lui-même avant de sortir la tablette qu’il avait rangée peu avant son entrée et d’y retrouver le fichier de la journée, sur lequel se trouvaient les données qu’on lui avait transmises. Son augmentation de grade lui donnait davantage d’autorisations et une plus grande confiance de l’entreprise. Y compris celle de valider ou non les informations qu’il venait de collecter.

Devant l’écran qui lui posait ce dilemme, Koichi resta un instant silencieux. C’était tellement ironique. Décider de l’avenir de celui qui vivait mieux que lui, de celui qu’il enviait tant. Son ancien meilleur ami. Il referma l’application après avoir fait mine de toucher quelques icones, rangeant la tablette précautionneusement. Il remettrait son choix à plus tard. « Est-ce que… » Non. Il n’était pas masochiste à ce point. « Est-ce que tu es heureux comme ça ? » Qu’espérait-il ? Qu’il lui réponde que non ? Il regretta instantanément cette question.

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Ogawa Shota
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MessageDim 7 Mai - 22:03 (#)

The Roots of Hate

L’amour n’existait pas, ce n’était qu’un sentiment inventé, pour se rassurer, se sentir moins seul. Shota l’avait compris depuis bien longtemps, depuis qu’il avait quitté Rina, qu’il avait vu la vie continuer son cour sans en être trop affecté. Dès qu’une once de nostalgie le prenait, il faisait tout pour ne pas y penser, se persuadant qu’il ne l’avait sans doute, jamais vraiment aimé. Oui, certainement, c’était stupide. Tomber amoureux n’avait pas de sens. Sinon, on ne serait pas obligé de créer une machine formant des couples parfaits. C’était un peu idiot, ou même complètement stupide. C’est bien pour cela qu’il voulait simplement en profiter, sans jamais y croire une seule seconde. Rei n’était pas faite pour lui, ce n’était pas son grand amour, il faisait tout pour garder ça en tête.

La puce ne lui plaisait pas vraiment, alors qu’on la vérifie lui plaisait encore moins. Refuser serait trop suspect, il était coincé. Il fit mine d’être réticent comme s’il craignait un acte barbare pour la vérifier, mais Koichi avait ses arguments et il n’en trouvait pas de pertinents pour l’empêcher de le mutiler. Fermant les yeux quand il se plaça dans son dos, il attendit sagement qu’il fasse son boulot, tentant de ne pas avoir l’air trop stressé. Un soupir de soulagement quitta ses lèvres quand ce fut terminé et il se tourna vers son ancien meilleur ami, comme s’il attendait un avis quelconque. Que pouvait bien dire cette puce ?

Sa question le surprit et il fixa Koichi, comme pour vérifier que sa question était sincère. « C’est pour voir si la machine marche bien ? » Il rit un peu, s’approchant du frigo, il prit deux canettes de soda, en tendant une à Koichi. Qu’il la prenne ou non, ce n’était pas vraiment son problème. La question le laissait encore perplexe. Il n’en savait rien. Cela faisait bien longtemps qu’il ne se posait plus la question ! Quelle importance ? « Peut-être ? Tu sais, ça fait six ans presque que je ne me pose plus ce genre de question. » Avant, il l’était sans doute, avec Rina et Koichi, il avait de quoi être comblé, il était ambitieux, avait pleins de projets. Tout ça était révolu depuis tellement longtemps ! « C’est plus de la satisfaction. Une belle maison, une épouse parfaite, ce serait déplacé de se plaindre. » Sa main glissa dans ses cheveux, il détournait désormais son regard de Koichi. « On était heureux avant, non ? Au lycée, je suis sûr que je l’étais. » Un rire pathétique quitta ses lèvres. Les plus belles années de sa vie étaient déjà derrière lui et il ne pouvait rien faire pour les ramener à nouveau à lui.


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Kobayashi Koichi
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MessageVen 12 Mai - 0:48 (#)

The Roots of Hate

Dans le fond, Koichi se moquait bien de ce que disaient les puces. Ses convictions avaient toujours été profondes, les années aidant à renforcer la confiance aveugle qu’il avait en ce robot et en ceux qui l’avaient créé. Sans autre formation que celle qu’il avait suivie à Ishikawa, avant d’être finalement embauché, il n’était pas capable de juger de l’exactitude mathématique des calculs que réalisait le robot, et les algorithmes que les techniciens avaient mis au point et retravaillaient sans cesse allaient bien au-delà des quelques équations qu’il avait effectuées sur les bancs du lycée.  Dans de telles circonstances, il ne pouvait que se taire et écouter, avaler toute cuite la vérité dont on souhaitait le convaincre.

À la double interrogation, Koichi répondit par l’affirmative, et sans même hésiter. « La machine marche bien. » Il laissa passer quelques secondes, suivant du regard, en silence, les gestes de son meilleur ami. Ses yeux se posèrent sur la canette qu’il lui tendait. Dans le temps, les choses auraient été si différentes. Il serait entré, se serait installé dans le canapé après avoir lui-même fouillé le frigo pour trouver quelque chose à boire. Le remerciant à peine, il tendit le bras pour saisir la canette, la roulant entre ses mains en espérant se donner du courage.

Six ans.
Cela faisait déjà six ans. Koichi serra les dents en entendant Shota parler d’une telle façon. Sa désinvolture le blessait pourtant plus qu’elle ne l’énervait. « Légèrement, oui. » À côté, son couple battait de l’aile, il n’adressait qu’à peine la parole à Hyeri et, pour couronner le tout, il n’était même plus capable de vivre dans son propre appartement. À force de tout céder aux autres, de vivre pour la société plutôt que pour lui-même, il ne lui restait plus rien. « C’est loin le lycée, Shota. » Si loin. Depuis, six années étaient passées. Six années qu’incarnait l’enfant dont il s’était si longtemps occupé, alors qu’il était lui-même devenu un adulte.

Serrant fermement les doigts autour de sa boisson, Koichi poussa un profond soupir. Il était temps qu’il s’en aille. Pourtant, quelque chose le retenait. « Mais oui, j’imagine qu’on l’était. » Quand tout était plus simple. « Tous les trois. »  Les rires et les discussions qu’ils avaient avec Rina lui revenaient souvent en mémoire. Ils avaient des idées, un avenir. Ils s’imaginaient encore amis, des années plus tard. Tant de choses qui avaient changé en l’espace de quelques années. Il laissa malgré lui échapper un ricanement amer. « Trois, ça fait toujours un de trop, pas vrai ? » Rina avait toujours préféré Shota. Pourtant, ce n’était pas lui qui était resté. Ce n’était pas lui qui s’était occupé d’elle et de l’enfant qu’il avait abandonné. Même avec tous les efforts du monde, Koichi n’avait jamais réussi à l’égaler.

Un soupir lui échappa finalement, alors qu’il relevait les yeux vers son ancien meilleur ami. « J’ignore si Rina te l’a déjà dit… Mais tu avais raison, Haruto n’est pas mon fils. »  Ça n’avait plus grande importance, désormais. « Mais je vais te laisser, maintenant, je n’aimerais pas retarder ton dîner. » Un sourire blessé aux lèvres, il déposa la canette encore pleine sur la première table qu’il trouva, espérant pouvoir s’en aller. Sa mission ici était terminée. Tout était terminé.

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Ogawa Shota
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MessageMer 31 Mai - 13:56 (#)

The Roots of Hate

Le lycée représentait malgré tous ses plus belles années. Ses années les plus heureuses et insouciantes ou il avait sans doute tout ce qu’il revait d’avoir, où il ne se posait jamais de questions. Il avait une petite amie merveilleuse qu’il considérait comme l’amour de sa vie, des amis en or, surtout Koichi dans le fond avec qui il avait l’impression de passer ses meilleurs moments. Son père devait en avoir assez du bonheur pénible que son fils respirait en permanence et de son enthousiasme incroyable pour approximativement tout. Il ne pouvait rever mieux ! La seule chose qui le chiffonnait, c’était de devoir cacher sa relation avec Rina à Koichi. Maintenant il comprenait mieux pourquoi elle s’y opposait tellement, dès qu’il évoquait l’idée. Cependant, Shota se refusait toute forme d’amertume. Hors de question de tomber là-dedans.

C’était loin le lycée, oui. Il contint un soupir face à la réponse trop catégorique de son ancien ami. Pourquoi refusait-il de lui parler, pourquoi mettait-il toujours autant de distance entre eux ? Ils étaient aussi coupables l’un que l’autre pour Rina, Koichi n’avait pas le droit de lui en vouloir, c’était stupide. Il fut tout de même presque soulagé en l’entendant reprendre. Il supposait qu’ils l’étaient. Non, que Koichi le veuille ou non, ils l’étaient définitivement et rien ne pourrait changer cela. Tous les trois, le trio indissociable. Mais comme toujours, une osmose trop parfaite cachait forcément quelque chose de bien moins avouable. Ils auraient dû y penser, s’en douter. Shota regrettait de n’avoir pas essayé de lui en parler à l’époque. Cela aurait sans doute évité tellement de problèmes.

« On aurait pas du accepter Rina quand on était au collège. » Un petit rire quitta ses lèvres. Au début, il n’y avait qu’eux, avant que la jolie nouvelle petite voisine fasse son apparition et bouleverse tout sur son passage. Trois, ca faisait toujours un de trop. S’il devait retourner en arrière et ne conserver que Rina ou Koichi dans sa vie, il choisirait sans doute Koichi. Il savait que, même si désormais tout était brisé et qu’ils ne seront plus jamais amis, il lui avait toujours plus apporté que celle qu’il se voyait bêtement épouser fut un temps.

Tranquillement, il s’appuya contre la table derrière lui, perdu dans ses pensées jusqu’à entre Koichi parler à nouveau. Son cerveau sembla immédiatement se brouiller, comme attaquer par des informations trop violentes. Haruto n’était pas son fils ? Son regard se figea sur Koichi et il n’eut plus l’ombre d’un sourire. Ce n’était tout simplement pas possible. Non. C’était le fils de Koichi, Cela ne pouvait pas en être autrement. Fermant les yeux un instant, il les rouvrit quand son ancien meilleur ami lança qu’il allait s’en aller. « Non. » Sa voix grave raisonna dans la pièce quasiment vide, son regard ne le lâchait pas. « Non, non, non. Koichi, c’est ton fils, arrête de dire n’importe quoi. » Bien évidemment qu’au fond de lui, il l’avait senti en regardant le petit garçon. Il ne savait pas pourquoi, ni comment, mais il avait ce pressentiment. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, il avait l’impression qu’il allait faire une attaque. « Comment tu sais ? T’as fait un test ? » Oui, cela semblait évident mais il avait besoin de l’entendre. « Tu vas faire quoi ? » Pour le petit, pour Rina. Pour tout, en résumé.


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Kobayashi Koichi
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MessageLun 5 Juin - 15:53 (#)

The Roots of Hate

Il était loin, désormais, le temps où ils plaisantaient tous les trois, enfermés chez l’un ou chez l’autre. Ces rendez-vous secrets, dont il ne voulait rien dire à Shota, parce qu’il pensait que cela l’aurait blessé, mais qu’il ne pouvait s’empêcher d’aimer. Son amitié avec lui était le seul sentiment plus fort que l’amour qu’il éprouvait pour son amie. Voilà où ça l’avait mené. Il s’était fait avoir de la manière la plus ridicule qui soit, par la femme qu’il aimait, et il s’était retrouvé sans meilleur ami du jour au lendemain, lorsque Shota les avait quittés. Les problèmes avaient commencé à arriver, la situation s’était aggravée. De jour en jour, la charge qu’il portait s’était alourdie, sans qu’il ait la chance de s’en débarrasser. Il avait accepté un enfant qu’il pensait être le sien, lui avait donné un prénom, l’avait élevé, nourri, en compagnie de celle pour qui battait son cœur. Ensuite, la rupture. Un coup de poignard dans la confiance d’apparence inébranlable qu’il accordait à Rina. Elle voyait les deux, elle aimait les deux, elle couchait avec les deux. En pensant faire taire les doutes, Koichi avait renforcé leurs cris. Ce test. Il se rappelait encore de la feuille de résultats, de l’envie folle qu’il avait eue de les brûler, de les réduire en miette, sans jamais y parvenir. Les doutes avaient raison.

« Non, on n’aurait pas dû… » Mais certaines choses étaient inévitables, et un ton contenu ne pouvait rien y changer. Malheureusement. S’il avait eu conscience de la situation dans laquelle il allait se retrouver, Koichi aurait mené sa vie différemment, il aurait évité les problèmes, contourné les obstacles. « Mais c’est trop tard pour prendre ce genre de décisions maintenant. » Rina et lui seraient peut-être ensemble, aujourd’hui ? Peut-être n’aurait-il jamais fait sa connaissance, en vérité. De la relation qu’ils avaient par le passé, il ne restait que des ruines. Des décombres poussiéreux dans lequel il était resté coincé des années, à errer, dans l’espoir de pouvoir reconstruire ce qui s’était effondré.
En vain.

Quand Koichi trouva finalement le courage de reprendre la parole, ce n’était pas de gaieté de cœur. Pourtant, égoïstement, secrètement, il en avait envie. Envie d’asséner un coup dans le train de vie que Shota menait, trop insouciant à ses yeux. Cela n’avait peut-être aucune importance aux yeux de son ancien meilleur ami, mais lui en éprouvait le besoin. Celui de parler. Sur le départ, il s’arrêta en entendant la voix du médium et fixa le sol durant plusieurs secondes. Il ne disait pas n’importe quoi. Des années passées à essayer de se convaincre du contraire n’avaient pas réussi à changer la réalité. La famille dont il avait rêvé qu’un mirage.

Aux questions de son ami, Koichi tourna les talons et croisa son regard. « Évidemment, j’ai fait un test. Dès que j’ai su qu’elle nous voyait en même temps, répondit-il en laissant échapper un ricanement blessé. T’aurais fait quoi, à ma place ? Je pouvais plus lui faire confiance. » Et il n’avait jamais plus réussi, à compter de ce jour. Koichi inspira profondément, jouant du bout des doigts avec la canette qu’il avait posée sur la table, en tapant doucement son index sur la surface métallisée. « Mettre un terme à tout ça, simplement. » Lui-même ignorait ce qu’il entendait par là. C’était juste nécessaire. « Je pensais que je pourrais être heureux comme ça, mais j’étais stupide. » Tout simplement. Il aurait dû en parler bien plus tôt. Avant de se retrouver dans un tel état.

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Ogawa Shota
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MessageMar 6 Juin - 12:22 (#)

The Roots of Hate

Non, il ne pouvait pas être le père de Haruto. Il ne pouvait pas avoir engrossé Rina il y a six ans. Il faisait attention ! Il portait – presque – toujours un préservatif. Et elle prenait la pilule, donc il n’y avait pas de problème, il ne pouvait tout simplement pas la mettre enceinte. C’était une mauvaise blague, Koichi voulait juste le déstabiliser, lui faire payer il ne savait trop quoi. Mais au fond, Shota savait qu’il ne mentait pas, qu’il ne le prenait pas pour un idiot, et de tout son cœur, il aurait souhaité que son ancien meilleur ami soit doté du sens de l’humour le plus douteux du monde. Il ne savait plus quoi faire, plus quoi dire. Au moins, l’avantage, c’était qu’Ishikawa prévoyait sa maison assez grande pour accueillir au minimum deux enfants. Quelle chance, il en avait déjà un, plus qu’à convaincre sa femme lesbienne de lui laisser lui en faire un deuxième !

Bien sûr qu’il avait fait un test de paternité. Evidemment. Il aurait été stupide de ne pas le faire. Shota l’aurait surement fait aussi. Ou peut-être pas. Il n’aurait peut-être pas eu le courage de le faire, pas la témérité de savoir si oui ou non l’enfant qu’il élevait était le sien. Il aimait tellement se voiler la face. Passant sa langue sur ses lèvres, le Japonais s’adossa contre le dossier de sa chaise, vidant son soda d’une seule traite. Incroyable. Impossible. Il hochait fébrilement la tête, ne parvenant pas à répondre, juste à approuver. Il avait raison, oui. C’était ce qu’il fallait faire. Ils ne pouvaient plus faire confiance à Rina. Ou aux humains en général, en réalité. C’était bien pour cela qu’une vie en solitaire convenait si bien au médium.

« Mettre un terme à tout ça… ? » Pouvait-il réellement abandonner l’enfant qu’il élevait et chérissait depuis sa naissance ? Il ne pouvait pas le blâmer pour ça, bien évidemment, mais cela lui semblait un peu rude. La suite l’aida à comprendre, et une fois encore, il hocha la tête, comme un idiot, totalement incapable de savoir quoi et comment lui répondre. « Vous en avez parlé à Haruto ? » Ce n’était qu’un enfant, cela représenterait un choc terrible, mais surement moins horrible que de vivre dans le mensonge toute sa vie. « Tu vas vraiment arriver à couper les ponts avec lui ? Je veux dire… Ça reste ton fils… » Peut-être pas biologiquement, mais les liens du sang ne faisaient pas tout dans une relation. Haruto l’aimait comme un père et, même si Shota entrait réellement dans la vie du garçonnet, il ne l’aimera sans doute jamais autant.

Avec précaution, il quitta sa chaise pour aller chercher son ami, le forçant doucement à revenir s’asseoir. « Je suis désolé, Koichi. D’être parti aussi longtemps, de pas avoir été là. » De ne pas avoir assumer ses responsabilités. Au fond, il savait qu’il n’aurait jamais supporté cette trahison de la part de celle qu’il aimait, que c’était mieux pour lui, mais il avait fait beaucoup trop de mal par égoïsme. « Elle en dit quoi, Hyeri ? » Est-ce que cette folle était aussi sensible aux bébés phoques qu’aux enfants ? « Tout va bien avec elle ? » Pour au moins rattraper un peu la situation.

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Kobayashi Koichi
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MessageLun 19 Juin - 21:58 (#)

The Roots of Hate

Koichi voulait s’enfuir, disparaître. Les mots qu’il prononçait s’enchaînaient sans qu’il ne réfléchisse vraiment. Son cœur lui disait de parler. Son cœur qui, depuis des années, subissait les assauts consécutifs de la réalité qui s’imposait à lui. Une réalité qu’il avait rejetée dès qu’il avait appris son existence ; une réalité qui l’avait effrayé plus que toute autre chose au monde. Combien de fois avait-il fermé son esprit et essayé d’oublier qu’il n’était pas, comme le prouvait si cruellement Haruto, la seule personne qui avait autant compté aux yeux de Rina ? Combien de fois s’était-il emmuré dans une naïveté rassurante, dans cette pièce qu’il avait lui-même meublée de souvenirs heureux, mais qui sonnaient faux ? Il n’avait malheureusement pas été assez habile pour faire de ses illusions la réalité. Maintenant qu’il en parlait, qu’il avouait le petit jeu stupide auquel il s’était livré pendant tout ce temps, il ne restait plus une trace du réconfort factice dans lequel il s’était roulé. Juste de la honte et de la culpabilité. De la rancœur, aussi. Mais pas envers Shota.

L’absence de réaction de son meilleur ami lui permit de continuer. Il allait mettre un terme à tout ça, oui. Il ne savait pas encore comment. Ni quand. Le regard de Koichi s’accrocha au visage du médium, alors qu’il retrouvait le silence. « Non… » Haruto. Il n’y avait plus pensé, à Haruto. Le problème en lui-même allait bien au-delà de la personne en elle-même, et l’agent ne parvenait plus à mettre de l’ordre dans tout ce qu’il ressentait, ce qu’il pensait. Il fixa Shota en silence, essayant d’y voir plus clair. « Ce n’est pas mon fils… » Il n’avait plus besoin de lui. Et même si c’était le cas, que pouvait-il faire, en ayant conscience qu’il n’était pas son propre enfant ? « Il me le rappelle tout le temps . » Ce petit qu’il avait élevé, pour qu’il y avait tant donné, n’était rien plus que la preuve flagrante de la vérité à laquelle il essayait d’échapper.

Ses yeux se perdirent sur la pièce. Par automatisme, Koichi s’assit où l’emmenait Shota, mais demeura silencieux. Des excuses n’effaçaient pas les années qui s’étaient écoulées. Pourtant, il savait que son ancien ami n’était pas la cible légitime de sa colère. Ce n’était ni lui, ni Haruto, ni Rina. Pas même Hyeri. À la mention de cette-dernière, l’agent sentit son cœur se serrer à nouveau. Incapable de formuler une réponse, il secoua lentement la tête à sa question. Ensuite seulement, il parvint à parler. « Non, dit-il simplement. Je suis en train de la détruire, elle aussi. » Comme il avait détruit Rina, leur amitié. Comme il avait certainement porté préjudice à Shota, par le passé. L’agent noua ses mains entre elles, serrant les dents avant de reprendre malgré lui. « Shota… » Il déglutit difficilement, ferma les yeux un instant, puis reprit la parole. « Parfois... Je pense à partir. »

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Ogawa Shota
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MessageMer 21 Juin - 9:11 (#)

The Roots of Hate

Avec les années, on changeait et forcément, on s’éloignait. C’était normal, Shota le savait. Et il avait aussi grandement participé à l’éloignement avec son meilleur ami. C’était de sa faute s’ils avaient perdu contact, s’ils s’étaient autant éloigné, peut-être aurait-il dû faire en sorte de garder un lien avec lui. Peu importe comment, d’une façon ou d’une autre, toujours rester en contact, même si c’était juste pour s’écrire parfois, de temps en temps, tous les six mois. Il aurait sans doute appris pour Haruto bien plus tôt. Et Koichi aurait pu lui dire, que Rina le savait trompé tous les deux. Il aurait au moins pu être là pour le soutenir, ou, au moins, prendre un peu ses responsabilités vis-à-vis de cet enfant. Il ne savait pas trop ce qu’il aurait fait en réalité. Lui-même parvenait à se surprendre, à tantôt assumer ce qu’il faisait, puis l’instant d’après, il finissait par fuir au fin fond du Pérou parce qu’il pouvait entrevoir un soupçon de responsabilité venir à lui.

Haruto était son fils. Shota ne pouvait voir ça autrement. Comment appelait-on un homme qui restait auprès d’un enfant depuis sa naissance ? Qui en prenait soin, s’en occupait et l’aimait ? Un père de famille. Le sang, ça n’a pas grand-chose à voir là-dedans, l’éducation et l’amour apportés comptait bien plus que cela, que quelques ressemblances génétiques. Shota s’en voulait un peu de lui avoir donné ses oreilles. Ça pouvait grandement aidé Koichi à se rappeler qu’il n’était pas son fils. Mais pour le petit, cela ne changeait rien, il s’en fichait totalement d’avoir les oreilles de son père ou non. « C’est ton fils, Koichi. Et pour lui, tu es son père. » Le seul et unique. Il fallait que son demi-ami comprenne. C’était important qu’il en prenne conscience. Il n’avait pas le droit de tout laisser tomber à cause d’une fille qui n’avait pas su ce qu’elle voulait à l’époque.

Même avec la Maman phoque ça n’allait pas. Comment pouvait-il la « détruire » ? Shota trouvait ça tellement extrême, presque abusé. Il ne pouvait pas aller jusque-là. Cependant, il devait se rendre à l’évidence. Il ne le connaissait plus si bien que cela, il ne saurait dire de quoi il était capable ou non. Comme le prouvait la suite. Il pensait à partir. Il aimerait jouer à l’autruche, lui conseiller des pays qu’il avait visité, mais il ne savait que trop bien de quoi il parlait et il ne put s’empêcher de secouer vivement la tête. Plus de suicide. Non. Il ne devait pas. Il ne devrait pas y penser. Il n’y avait rien de pire. « Non… Non ! Arrête de dire n’importe quoi. Ne sois pas si égoïste ! » Comme son père l’avait été il y a quelques années. S’il n’en parlait jamais, c’était bien parce qu’il ne parvenait pas à le pardonner de l’avoir abandonné. D’avoir pensé qu’il était prêt à avancer sans lui.

« Koichi, Haruto a besoin de toi. Hyeri a besoin de toi, Rina aussi. Et tu comptes pour beaucoup. T’as pas le droit de penser comme ça. » Même son père avait des raisons plus légitime. Dans le fond, Shota le savait bien. Il était tout ce qui lui restait. « Même si j’entre dans sa vie, ce que je compte pas faire, je compterais jamais autant que toi. Il s’en fiche de savoir qui a engrossé sa mère. Puis il m’en voudra surement… » De l’avoir abandonné, de n’avoir jamais cherché à prendre contact avec lui ? « … Pour les oreilles. » Ça se tenait. Un silence envahit la pièce quelques secondes avant qu’il ne reprenne : « Je suis là pour toi, tu sais ? Même si on s’est beaucoup éloigné et que t’es devenu insupportable, je sais qu’au fond, t’es encore un peu là. » L’ami qu’il avait connu à l’époque. Son meilleur ami.


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