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 The Roots of Hate |#| ShoChi

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Kobayashi KoichiAgent Ishikawa
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MessageJeu 29 Juin - 19:26 (#)

The Roots of Hate

Trop de choses avaient changé, sur trop peu de temps. La vie qu’il menait avec Rina et Haruto pendant des années, Koichi s’y était habitué. Il avait appris à aimer les moments qu’ils passaient tous les trois, les discussions parfois inutiles qu’ils avaient. Il avait considéré comme le sien ce petit garçon qui ne lui ressemblerait jamais, mais qu’il avait élevé. Pendant longtemps, il s’était convaincu qu’il était capable de passer au-dessus des mensonges, des vérités. De toutes les choses qui avaient pu un jour le blesser. Lui-même s’était menti. Il s’était promis de ne jamais les abandonner, de toujours rester à leurs côtés. Mais c’était se croire trop fort.

À force de toujours puiser dans ses réserves, Koichi avait fini par ne plus rien avoir à donner. Jamais, pas même en essayant très fort, il n’avait réussi à se hisser à l’endroit où avait sans doute été Shota. Pas même avec toute la volonté du monde. L’arrivée de Hyeri, venue comblée ce vide, avait donné à sa relation avec la jeune mère le coup qui manquait pour tout faire céder. L’incertitude s’était emparée de lui, puis il avait paniqué. Devait-il s’en tenir à ses promesses ? Abandonner Rina et Haruto pour retrouver son âme sœur ? Il avait été incapable de faire ce choix, et avait précipité toutes ses relations et lui-même dans un abîme dont il ne parvenait à sortir.

« Non. » Si. Il se l’était répété durant des années. Il s’était menti, avait refusé de voir la vérité. Mais se dire que le petit ne verrait rien à son absence, qu’il se moquerait de sa disparition, c’était plus facile. C’était beaucoup plus facile que de se répéter qu’il lui manquait ; de se dire que son fils, même s’il ne l’était pas biologiquement, lui manquait profondément. Koichi savait que Shota avait raison. Il lui suffisait de sentir son ventre se tordre de jalousie en entendant ces mots venir de la bouche du véritable père de l’enfant. Haruto était enfant.

Égoïste. Silencieusement, Koichi leva les yeux vers le visage de Shota. Il l’avait toujours été, égoïste. Quand il avait décidé d’avoir cette relation avec Rina, sans même le dire à son meilleur ami. Quand il avait décidé de s’occuper de cet enfant. Quand il avait cherché à protéger son secret par rapport Haruto. La seule chose qu’il gardait à l’esprit, c’était cette petite pointe d’égoïsme, ses sentiments qu’il essayait tant bien que mal de protéger. La trahison de Rina, l’entreprise qui le faisait travailler à s’en oublier et les difficultés, qui s’accumulaient à mesure que le temps venait et qu’il entassait sur ses épaules, étaient-elles aussi importantes ? Il pinça les lèvres à cette pensée. À ses yeux, le mal qu’il s’était donné ne valait rien. Rien à côté de cet égoïsme que ses parents avaient toujours voulu éliminer, pour garantir à leur fils une place stable dans la société. Ce sentiment était à la source de ses autres problèmes.

C’était lui, le problème.

L’agent serra les dents. « Non. » Les lèvres entrouvertes et les poings serrés, la respiration laborieuse, Koichi secoua la tête. Il ne voulait pas se mettre à pleurer devant lui. Pas maintenant. S’il possédait cette force le reste du temps, il était capable de se retenir, cette fois encore. « Ça fait longtemps que Koichi n’est plus là. » La voix plus misérable que le reste, il fit rouler ses lèvres l’une contre l’autre. Il déglutit difficilement, la respiration tremblante, avant de détourner le regard en espérant échapper à celui de son meilleur ami. « Je fais qu’attirer des problèmes. » Fermant les yeux, il glissa la manche de son uniforme contre sa joue, y laissant une trace plus sombre. « J’ai essayé d’arranger les choses… commença-t-il avant qu’un sanglot ne bloque sa gorge, l’obligeant à reprendre quelques secondes plus tard. Mais c’est pire que mieux à chaque fois. Je veux juste que tout s’arrête. »

Au fond de lui, pourtant, il savait qu’il lui en était reconnaissant. Reconnaissant envers cet idiot de presque deux mètres. Qui pouvait dire, après tout, ce qu’il aurait fait en abandonnant cette maison, son travail terminé ? Cette seule pensée fit venir de nouvelles larmes aux yeux de l’agent qui, serrant les lèvres et les dents, s’efforça de les retenir à nouveau.

— 恋のメロディー—



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MessageDim 20 Aoû - 18:51 (#)

The Roots of Hate

Il y avait une période lointaine où tout allait bien. Tout était parfait dans le meilleur des mondes, du moins, c’était ce qu’il se répétait. Avec le temps, il s’était habitué au mutisme et à la morosité de son père, il s’y était même habitué. Il n’avait jamais été un adolescent en colère contre son géniteur, il ne s’en était jamais pris à lui pour sa passivité face à la vie, pour sa dépression. Il savait que son père faisait son maximum pour lui. Qu’il se levait chaque matin alors qu’il aimerait rester couché dans le noir, qu’il cuisinait chaque repas avec application, parfois avec sa petite tablette à côté de lui pour suivre les recettes. Son fils devait bien manger pour grandir correctement. Son père l’aimait et, s’il avait bien sûr souffert de son manque de vivacité et de son air morne qu’il affichait en permanence, il ne lui en avait jamais tenu rigueur. Son suicide relevait néanmoins d’un tout autre cas de figure.

Ils avaient changé, pas forcément de la meilleure façon qui soit. Shota était désolé pour l’adolescent qu’il était, qui serait sûrement très déçu. Il voulait étudier, faire un métier intéressant, important. Une grande carrière, peut-être dans la médecine ? Non, quelque chose qui le ferait voyager. Dans la politique ! Avant, il arrivait à s’engager pour n’importe quelle cause, désormais, il trouvait ça stupide. Il ne comprenait pas quand Rei s’enflammait contre la machine, se contentant juste de hausser les épaules, approuvant d’un bref hochement de tête. Il ne comprenait pas l’engagement de Koichi, et il voyait combien ça pouvait être destructeur. Le voir si mal lui brisait le cœur. Shota devait être là pour lui.

Il semblait buter sur ses idées, sur ses mauvaises idées. Un soupir quitta ses lèvres. Comment le ramener à la raison ? Koichi était encore là, quelque part. très bien caché. Shota en était certain, son meilleur ami n’avait pas disparu, il s’était juste un peu perdu. Il l’écouta patiemment, tentant de trouver un bon argumentaire. « Pourquoi t’arrêterais pas d’être agent ? » Il ne devrait pas lui proposer, pas à quelqu’un d’aussi convaincu. Non, c’était dangereux, mais Shota trouvait vraiment que c’était mieux. « Tu fais une pause de tout, de Hyeri, de Rina, du petit. Tu penses à toi pendant un petit moment. Tu te reprends. »

Sa main se leva et se posa sur la tête de son petit meilleur ami, tapotant doucement. Il lui sourit pour le rassurer. Il était là, il serait là. Il ne pouvait pas le laisser tomber, hors de question qu’il s’ôte la vie. « Le suicide, c’est la pire idée que tu puisses avoir. » Il parlait en connaissance de cause. Il ne pouvait pas pardonner à son père, comment Haruto ferait ? Il allait grandir en se demandant si c’était de sa faute, si son père ne l’avait jamais aimé. « Tu sais ce qu’on devrait faire ? Partir quelque part ! » Oui, bonne idée. Un voyage, ça aidait toujours à se sentir mieux. Il se redressa pour s’installer à côté de lui. « Loin, où tu veux. Tu paies pour moi. » Parce que bon, il était pauvre. « T’as besoin de bouger. » Et Shota avait besoin de l’aider.





— 恋のメロディー—



Can't be beaten
Everyone fears me so I’m untouchable man, but why can’t you honestly refuse me in the end ? I’m like an antinomy to you, but I’m part of you. Accept me as I am, forget your fearful worries, enjoy the pain you can endure.
Kobayashi KoichiAgent Ishikawa
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MessageMar 22 Aoû - 16:22 (#)

The Roots of Hate

C’était comme marcher dans un long couloir dont il ne voyait pas la fin, en sentant la colère succéder à la tristesse, pour qu’elle reprenne finalement sa place, sans qu’il puisse y faire quelque chose. Koichi ne se rappelait plus exactement du moment où il avait fait le premier pas dans ce couloir sombre, quand il s’était retrouvé à errer seul, à perdre confiance en tout ce qui le concernait et qui n’était pas l’entreprise pour laquelle il travaillait. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il peinait à remonter, qu’aucune lumière ne semblait poindre au bout de son chemin, pas même la promesse d’un lendemain où il irait mieux, où il se sentirait bien. La discussion qu’il avait avec Shota devait être l’une des plus longues qu’il avait tenues au cours des dernières semaines. Pourtant, il affichait toujours ce même sourire exercé, lorsqu’il allait à la rencontre des clients, pour vanter les mérites du programme auquel il consacrait sa vie. Un sourire qu’il savait vide, mais convainquant, au moins assez pour qu’on ne lui demande pas ce qui allait mal. De toute façon, la population était trop silencieuse et autocensurée pour oser poser la question.

« Je peux pas arrêter. » C’était tout ce qu’il avait, ce qui le poussait à se sortir du lit tous les matins pour se rendre jusqu’à l’entreprise, prendre ses ordres de mission et rejoindre l’endroit indiqué, comme il l’avait fait le jour-même, avant d’arriver. Face à la proposition de Shota, l’agent se mura dans le silence, incapable de déterminer comment réagir. C’était contre tout ce qu’on lui avait appris, contre ce qu’on lui avait dit. C’était être trop égoïste pour qu’il puisse se le permettre. Pourtant, au fond de lui, il savait que c’était peut-être mieux. Une petite voix, minuscule, lui murmurait que ça n’aurait peut-être pas été une si mauvaise idée. Mais cette petite voix n’était pas assez forte pour l’empêcher de secouer la tête doucement, très doucement. Il ne pouvait pas.

Ses yeux se fermèrent quand la main de Shota atterri sur son crâne, et il serra les mâchoires malgré lui. Il était assez grand. Il n’avait plus deux ans. Mais les propos du médium n’avaient pas fini de le faire grincer des dents. Le mot en lui-même était plus effrayant que s’entendre formuler, sans trop de sous-entendu, sa volonté de passer à l’acte. Koichi garda les yeux fermés quelques secondes avant de les ouvrir, suite à la proposition étrange de son ancien meilleur ami. « Quand on reviendra, les problèmes seront encore là. » Ce n’était pas son genre, de partir pour ressurgir quelques temps plus tard, comme certains l’avaient déjà fait. Pourtant, il y avait encore cette partie de lui, cette petite voix, qui l’encourageait à y aller. Comme une dernière chance, un signe qu’on lui aurait envoyé pour lui demander de s’accrocher encore un peu, rien qu’un peu. Il lui restait un espoir, aussi mince fut-il. « D’accord. » répondit-il à moitié. « Mais maintenant je dois y aller. » Il avait déjà passé plus de temps que prévu dans cet endroit, et il n’avait pas envie d’avoir de problèmes avec son travail. Glissant une main dans le sac où il transportait ses affaires, Koichi sortit une petite carte de carton glacé, sur laquelle figuraient le nom de l’entreprise, son logo et ses coordonnées. « En cas de besoin. Passe une bonne journée. »

Ces quelques mots prononcés, l’agent s’inclina à moitié, réprimant une nouvelle fois l’envie de pleurer qu’il avait depuis qu’il était arrivé, et se hâta de rejoindre la sortie et sa voiture. Là, au moins, plus personne ne pouvait le surprendre.

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