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 (Tengo) Fear of the dark growing inside of me

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Yoshida Kaori
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MessageDim 23 Avr - 22:39 (#)

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Fear of the dark growing inside of me


ft Ina Tengo


La journée est plutôt belle et ensoleillée. Fraîche mais agréable. Alors Kaori s’est armée de son blouson et de sa veste pour aller se promener pendant sa pause de midi. Elle prend un peu de temps pour faire une pause. C’est plutôt rare, car la jeune femme est du genre à travailler sans interruption toute la journée en grignotant quelques gâteaux ou quelques onigiris d’un bento qu’elle prépare la veille. Mais avec le retour des beaux jours, Kaori a envie de profiter un peu, de prendre quelques minutes et de manger dehors. Elle n’aime pas tellement être enfermée la jeune femme. Et puis, elle a trouvé une boutique d’informatique qui a composant qui l’intéresse et elle voudrait vraiment y passer pour l’acheter, juste au cas où tout le monde souhaiterait acheter ça après une dure journée de travail. C’est une excuse comme une autre pour aller mettre son nez dehors aussi, c’est une évidence.

Elle a passé bien trop de temps enfermée à l’école ou chez elle enfant, et une grande partie de sa vie de jeune adulte à essayer de survivre. Maintenant qu’elle est libre – d’une certaine façon – elle veut en profiter. Bien sûr, elle a du mal à aller au-delà de son dur passé, à se construire sainement, parce qu’il y a de nombreuses choses qu’elle ne connait pas et dont elle n’a pas profité. Mais malgré tout, elle arrive à être heureuse et à s’en sortir. Une fois sa course terminée, elle sort de la boutique et passe dans un petit restaurant pour aller récupérer de quoi manger sur le chemin du retour pour retourner à son bureau. Peut-être même qu’elle mangera une fois bien installée devant son ordinateur à relire le programme qu’elle doit modifier pour la firme. Elle entre et passe commande puis paye et attend son sac. Une fois intercepté, elle se tourne. C’est à ce moment-là qu’elle le voit. Le jeune homme, elle l’a déjà croisé. Plusieurs fois. Et à chaque fois, il trouve quelque chose pour la rabaisser, l’humilier. Et elle perd sa bonne humeur à chaque fois qu’elle le voit. Elle se sent faible, fragile, comme autrefois. Il est comme lui, comme son père. Et elle n’attend que le moment où il finira par la frapper. Alors oui, elle a peur.

Une peur incontrôlable. D’ailleurs, elle sursaute en le voyant et a un moment de recul irrépressible qui l’amène à bousculer une serveuse qui renverse une carafe sur des clients. Kaori panique encore plus et se fige. Elle regarde la serveuse et les clients catastrophée avant de dire : « Oh… Oh non je-je suis désolée… Vraiment désolée… ». Elle rougit, agite un peu ses mains de gênes en tenant son sac et en balbutie presque. Kaori panique et perd ses moyens. Elle est timide, et n’apprécie pas de se retrouver au centre de l’attention. Elle se détourne finalement, morte de honte, prête à s’enfuir quand la terre tremble. Phénomène naturel et habituel au Japon, elle ne panique pas outre mesure – enfin pas plus que dans la situation immédiate et se met en sécurité, comme la plupart des autres clients. Quand la secousse passe, elle se redresse, et envisage de partir, pour constater que les portes sont fermées et coincées suite à ce qui semble être un problème électronique. Kaori est coincée et le comble est qu’elle est à côté de ce type. Alors elle reste là, figée, incapable de bouger et même de parler.

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Ina Tengo
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MessageLun 24 Avr - 19:49 (#)
fear of the dark growing inside of me
kaori ♢ tengo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce n’est pas dans mes habitudes de traîner dans les centres commerciaux, les centre ville, la ville. Ce n’est pas dans mes habitudes de sortir de chez moi de mon propre gré tout court. Mais il semble que ces temps-ci, nombreuses choses changent dans mon quotidien. Et en vérité ce n’est pas pour moi que je suis allé au Tokyo Dome. Je me suis rendu compte que j’aurais pu tout aussi bien faire mes achats sur internet comme d’habitude, mais la pensée ne me traversa l’esprit qu’en plein voyage dans la voiture. Ce n’est même pas pour moi que je vais faire les courses, et l’idée en elle même est bien trop absurde pour m’apparaître consciemment au devant de mon cerveau. Je suis en mode mécanique, comme d’habitude, et même si je sais ce que je fais et où je vais, je l’ignore jusqu’à y être, ou peut-être jusqu’à ce que j’en sois loin.

Pour une fois je regrette que les fenêtres de la voiture soient teintées, à l’arrière. J’ai beau avoir ma propre voiture, je ne me déplace jamais avec, et je ne prends non plus jamais les transports en commun. Premièrement parce que je n’aime pas être au milieu du monde et que je n’ai pas besoin de me l’imposer en ayant mes moyens, deuxièmement parce que mon père ne m’aurait jamais laissé sans surveillance de toute façon. Assez comique quand je ne fais rien qui va à l’encontre de ce qu’il attend de moi, mais bon : peut-être a-t-il l’espoir. En vérité, je l’ai aussi. J’attends le jour où un sourire pourra naître sur mon visage et où je m’éclipserai, où je lui tiendrai tête consciemment et pleinement. Ce jour n’est pas encore arrivé. D’ailleurs, ma sortie du jour doit bien lui plaire en somme toute, puisqu’elle tient à entretenir le couplage qui s’est effectué il y a peu de temps. Enfin, ça c’est la raison officielle. J’ai surtout envie d’aller au magasin de jouets pour enfants. Plus pour moi que pour le petit Haru à qui je ramènerai un cadeau.

Je ne préfère pas expliquer mes raisons, en plus on m’a déjà dit plusieurs fois que c’était très bizarre un homme adulte, en costume, qui se balade dans un magasin comme ça alors qu’il n’a pas d’enfants. Que cela ne tienne, j’en ai un. Presque. Je n’ai pas encore eu l’accord de Rina mais pour moi, tout est clair comme de l’eau de roche. Ce garçon est à moi.

Alors que j’ai quitté la voiture et que je me suis mêlé au monde, une tension vient me prendre le ventre. De quand date mon dernier repas, au juste ? Quand on ne me force pas à manger, j’ai tendance à oublier. Je n’ai pas particulièrement d’aversion envers la nourriture. Mais c’est un besoin vital. Rien de plus. Ayant été habitué à des goûts particulièrement fins depuis mon enfance, en plus de ça, je suis un peu insensible à la nourriture de tous les jours. Mais il n’y a que ça ici. J’entre dans un restaurant au hasard. L’odeur m’attaque le nez et je le fronce. Il fait chaud. Je tire un peu sur mon col. Parfois j’aimerais avoir le droit de m’habiller comme je veux. Et puis je me dis que ce n’est pas trop grave. C’est plus facile ainsi.

Il y a du bruit à côté, alors que je regarde la carte, mais je ne lève même pas le regard. Ce genre d’interaction humaine, ça arrive à chaque coin de rue, et si je prêtais attention à tout, je n’aurais plus d’énergie pour les choses importantes. En fait, je ne réagis même pas alors que le tremblement de terre démarre non plus. Mon esprit doit être ailleurs. Mon esprit est toujours mieux ailleurs. Je me fais traîner à un endroit, et je ne m’en rends compte que lorsque je vois que le sol en dessous de mes chaussures n’a pas la même couleur. Il y a de l’agitation. Ils me font mal aux oreilles.
La fille à côté de moi a l’air totalement paniquée. Pourtant la secousse s’est arrêtée. je crois. Y en avait-il une en premier lieu ? Je lève un sourcil en la toisant du regard. Il me semble que je la connais. Mais j’ai une sorte de mémoire ultra sélective à propos des gens. Je ne me souviens pas d’eux. Même si je leur parle tous les jours, si je n’ai pas de raison de me souvenir d’eux, je ne le ferai pas. Ainsi, elle est comme une inconnue, ce qui n’a pas l’air d’être le cas pour elle. “Peur de la mort ?” je demande légèrement, en regardant la porte qui est à côté. Je m’en approche, et en touche le bois. “Peur qu’on te mange ? Il n’y a rien de dangereux ici.” Je me retourne vers elle. “Tu devrais te contrôler. La peur est communicative. Et elle suinte de toutes tes pores.” Je soupire et m’éloigne. “J’aimerais que ces portes s’ouvrent quand même. J’aurais proposé de les défoncer mais ça semble étudié pour.”

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MessageDim 30 Avr - 1:54 (#)

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ft Ina Tengo


Pourquoi a-t-elle quitté la sécurité de son bureau ? Pourquoi a-t-elle décidé de venir faire ses courses aujourd’hui ? Alors qu’elle ne fait jamais ça, non jamais. Pourtant aujourd’hui, elle est là, dans un magasin de nourriture pour prendre un bento et rentrer manger au bureau. Elle n’aurait pas dû. Dans son tiroir, les gâteaux lui auraient permis de tenir toute l’après-midi sans manger. A trop vouloir sociabiliser, Kaori en oublie parfois sa propre sécurité. Elle reste immobile jusqu’à la fin du tremblement de terre. Et même après, priant pour qu’il s’en aille sans lui parler. Mais non. Il prend la parole. Son cerveau est un peu bloqué mais elle l’entend. Il lui faut quelques instants pour comprendre. Quelques instants encore pour serrer les dents et les poings. Si elle était méchante, peut-être qu’elle l’insulterait ou qu’elle le frapperait. Cet espèce d’idiot odieux et aigri qui n’a de cesse de lui gâcher ses bons moments. A croire qu’il a un détecteur et qu’il saura où la trouver et à quel moment ruiner ses journées. Il lui faudra du temps pour réussir à calmer les palpitations d’angoisses qui vrillent son crâne et pour desserrer son cœur qui bat à mille à l’heure dans sa poitrine. « Qui n’a pas peur de mourir même un peu ? ». Elle pince les lèvres. L’instinct de survie est dans la nature humaine. Et Kaori aime beaucoup trop la vie et la liberté pour ne pas avoir peur de mourir. Mine de rien, elle commence à avoir quelques amis qui lui manqueraient si elle devait disparaître. « Et non, je n’ai pas peur des tremblements de terre, plutôt des gens désagréables… ». Oui, c’est une pique qui lui est destinée, mais Kaori a des doutes sur le fait qu’il puisse comprendre.

Elle regarde le jeune homme qui s’approche de la porte pour essayer de l’ouvrir et qui propose de l’enfoncer avant de se raviser en constatant que les portes sont souvent étudiées pour ça. L’informaticienne retient sa grimace, le trouvant vraiment antipathique. Elle se contente d’ironiser : « Il ne faudrait pas vous blesser, cela rendrait votre journée des plus désagréables… ». Et le jeune homme ne semble pas avoir besoin de ça pour être détestable, alors il ne faudrait pas en rajouter. Parce que franchement, elle trouverait ça vraiment abusé d’en rajouter encore pour elle. La peur déforme un peu son caractère plutôt doux de nature. Méfiante mais douce. On ne peut pas dire qu’elle soit méchante. Mais là, effrayée, acculée, elle est sur la défensive et un peu agressive. Un peu trop surement. Elle ne se reconnaît pas vraiment. Mais l’étau qui lui serre la poitrine est vraiment trop douloureux. Elle se redresse un peu, pose ses affaires sur une table libre, s’essuie un peu les mains et les détend un peu pour évacuer un peu le stress et la pression. Puis, elle se tourne vers les clients pour regarder autour d’elle. La plupart des japonais sont habitués aux tremblements de terre et la plupart recommencent leur vie après la fin des secousses, ils gèrent plutôt bien tout ça. Et elle aussi. Mais elle gère plutôt mal les idiots comme le jeune homme à qui elle parle. La communication est difficile cependant.


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Ina Tengo
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MessageMer 3 Mai - 20:57 (#)
fear of the dark growing inside of me
kaori ♢ tengo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y a quelque chose dans sa voix.

Peut-être une preuve qu’elle me connaît en effet. Trop d’affect dans sa voix pour que je ne sois qu’un homme parmi tant d’autres. Je ne comprends pas pourquoi son ton est empreint d’agressivité. Je n’ai rien dit de particulièrement déplacé. Ou en tout cas je le crois.

Je sais qu’on m’a par de nombreuses fois accusé d’être cruel, méchant, mais je ne suis pas d’accord. Pour être toutes ces choses là, il faut bien y avoir une intention derrière, non ? Et moi je n’en ai pas. Je ne dis que ce que je pense, mes capacités sociales sont limitées, et je ne pense pas forcément que ça va provoquer quoi que ce soit à la personne en face de moi. Puisque pour moi, les remarques et paroles des autres n’ont aucune incidence sur mes pensées.

Mais je ne sais pas pourquoi, je n’aime pas particulièrement la façon dont elle me parle. Je sais que je n’ai rien fait de spécial. Mais je me contente de laisser passer. Car je m’en fous. Même si un pour cent de moi me crie que non, je ne m’en fous pas. Heureusement, cette partie de moi est facilement mise en silence.

J’espère qu’elle n’est pas comme ça avec tous les gens qu’elle croise. Je ne sais même pas pourquoi la question prend la peine de passer mon esprit puisque ça ne me regarde pas, mais peut-être que je suis un peu vexé. Difficile à croire, parce qu’être vexé, c’est ressentir un minimum. Un mécanisme se met tout de suite en place pour se débarrasser de sentiments parasites. Au lieu de la légèreté attendue par cette purge, je me sens un peu plus lourd. Je soupire.


“Peut-être perdre l’habitude de parler aux gens comme s’ils avaient tué vos parents…” je fais calmement, en me redressant également. Je passe une main dans mes cheveux avant de regarder ma montre. Le temps perdu, par contre, je ne peux pas supporter ça. Et on est encore coincés. J’aurais dû ne pas lui adresser la parole, mais il faut bien que je m’occupe d’une façon ou d’une autre. “Peur des gens désagréables.. Jamais entendu ça… ça ne doit pas être facile tous les jours” je soupire et m'assois sur la table. “Il y en a à tous les coins de rue. Il vaudrait mieux devenir ermite.” Aucune intonation dans ma voix, parce que je ne me moque pas d’elle. Je ne dis que ce que je pense. Malheureusement pas assez d’intérêt pour essayer faire de l’humour. “Je comprends. Mais je pense que pour que la peur soit un minimum utile, il faudrait enlever le désagréable et ne garder que les gens. Peur des gens. Au moins une excuse pour ne pas s’y piquer.” Je pose le regard sur elle “Après tout, on ne sait personne désagréable avant d'interagir. C’est une prise de risques. Je préférerais m’éviter toute contrevenue.”

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MessageJeu 11 Mai - 22:40 (#)

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ft Ina Tengo


Kaori le regarde, elle le détaille, elle l’écoute. Et plus elle l’écoute, plus elle le trouve insupportable, agaçant. Elle inspire discrètement, profondément. Elle a peur et elle est en colère. Elle le craint et elle éprouve une haine qui ne se mesure pas pour lui. Encore plus que celle qu’elle ressent pour Taichi. Parce que ce garçon qui est en face d’elle lui fait tellement penser à son père, à ses parents qu’elle voudrait pouvoir le frapper encore et encore. L’humilier comme il semble apprécier le faire… parce que c’est ça… A chaque fois qu’ils se sont vu, il l’a humiliée d’une certaine façon, l’a rabaissée, en brisant son bonheur, sa liberté, en brisant une petite partie d’elle. Et là, encore une fois, il continue, il la critique, la rabaisse, l’humilie. Qu’est-ce qu’il y connait à la peur ? Qu’est-ce qu’il y connait à la vie ? Elle le regarde et ne peut pas s’empêcher d’avoir envie de le frapper. Mais elle est bien trop douce, et bien trop faible pour cela. Et surement trop idiote aussi, quoique non, c’est certain… Après tout, c’est ce qu’il semble penser, c’est ce que tout le monde semble penser. Alors pourquoi continuer à croire autre chose, pourquoi s’acharner à tenter de s’en sortir ? Etre comme ces gens semble si facile… Elle pourrait se laisser tenter à la longue… Elle grimace à ces pensées puis secoue un peu la tête et se tourne vers lui.

« Vous n’en avez pas marre ? De tout savoir mieux que tout le monde ? ». Elle marque une pause un instant puis se redresse, se passe à son tour une main dans les cheveux, puis sort un élastique de sa poche et les natte pour respirer un peu, se sentant un peu oppressée par tout, y compris par ses mèches qui lui tombe sur le visage et par ses vêtements qui lui tiennent un peu trop chaud. Elle reprend finalement : « Vous ne trouvez pas ça lassant, de briser les moments heureux des autres et de rendre leurs journées aussi moroses que les vôtres ? ». Parce qu’elle imagine qu’il doit y trouver du plaisir, sinon il ne le ferait pas. Mais il faut vraiment qu’il arrête parce que sinon, elle finira par faire quelque chose de regrettable. Elle le regarde simplement, d’un regard où se mêle la peur et l’agacement. Puis elle ajoute : « Oh et… Pour votre information, généralement je suis plutôt chaleureuse et souriante. Mais visiblement mon sourire vous agresse puisqu’à chaque fois, vous n’avez pour seule politesse que des mots acerbes… ». Elle hausse les épaules et se détourne un peu, regardant autour d’elle. Les gens se redressent déjà, reprennent leurs vies. Mais les portes sont toujours bloquées. Mauvais timing. Elle grimace un peu, voulant juste rentrer chez elle, enfin retourner se planquer derrière son bureau, derrière son pc en priant pour ne plus jamais le rencontrer. Jamais. Peut-être bien qu’elle ne sortira plus jamais de chez elle.


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MessageLun 15 Mai - 15:34 (#)
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kaori ♢ tengo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il a l’impression d’être en compagnie d’un chat. terrifié ou agressif, de toutes les façons, il dresse le poil et crache sans même s’arrêter à deux fois avant de vérifier qu’il y a besoin. Les précautions, non ? Tengo ne s’en formalise pas. Il pense que les gens qui n’ont pas peur sont bêtes. Ce sont eux qui se font avoir, ce sont eux qui sont trop gentils, ce sont eux qui finissent par se pendre parce qu’ils ont prêté tout leur argent à un “ami”, ou quelque chose dans ce genre. Il cligne des yeux d’un air absent quand elle lui pose la question. En a-t-il marre ? Non. Mais en même temps, il ne sait pas exactement ce que c’est que d’en “avoir marre”, et il ne lui a jamais semblé qu’il adoptait également ce genre de comportement. Et puis, elle n’a pas dit “de faire semblant” ou “d’avoir l’air”, mais bien “de tout savoir”, alors Tengo prend ça comme un compliment. Il est vrai qu’il est particulièrement cultivé et qu’il entretient ça, même s’il ne sait parfois pas trop pourquoi il se remplit l’esprit. Pas de commentaire sur le sujet, il ne relève même pas une pointe de sous entendu, ça lui passe par dessus la tête.

Il fait non de la tête à sa deuxième question. Il ne se savait pas ce pouvoir, en vérité. C’est vrai, il ne fait pas les choses avec l’intention de blesser ou d’avoir une réaction, il fait les choses car.. il les fait. ça ne passe pas par le centre émotionnel, il ne retire pas du plaisir si quelqu’un est blessé, rien. Il veut juste occuper son temps, vaincre son ennui, et n’a pas particulièrement d’envies méchantes. Si c’est méchant, la plupart du temps il ne s’en rend même pas compte, parce qu’il parle trop directement ou bizarrement, voilà tout. Si les gens se laissent atteindre, ce n’est pas de sa faute non plus, il n’a aucune intention. Ce sont les gens qui sont faibles, les gens qui n’ont pas appris à se protéger comme il a pu le faire lui même. Ils n’ont pas eu l’entraînement, ils n’ont pas eu les coups, ils n’ont pas eu son père. Que peut-il faire ? Devrait-il agir différemment de ce qu’il est par précaution pour les autres ? Non. Personne ne demanderait ça. Il ne brise pas la loi. il peut se comporter comme il en a envie.

“si seulement mes mots étaient acerbes” fait-il pour toute réponse à sa diatribe. Il ne comprend pas trop pourquoi elle prend tout ça trop à coeur. Il a l’impression de sentir la fragilité suinter de ses pores, et la réaction physique est presque immédiate dans le corps de Tengo. Il n’a pas envie de rester à ses côtés. Le comprendrait-elle, s’il lui disait que ce qu’elle lui reproche, il lui reproche également ? Non. Car dans son égo, il est le méchant et elle est la gentille, apparemment c’est comme ça que ça se passe. L’univers manichéen de la plupart des personnes l’impressionne. Loin de lui l’envie de lui faire changer sa vision du monde : il n’y a rien qui le motiverait à apporter un quelconque semblant d’intérêt à cette fille qui l’agresse sans aucune raison. Pour ce qu’il en sait, elle peut avoir un problème psychologique qui l’amène à chercher le mal absolument partout. Tengo ne nie pas pourtant qu’il est très facile de le voir en lui. ça le rassurerait, si au moins il y avait ça. ça serait quelque chose. Mais il n’y a rien. “je ne crois pas avoir été malpoli” dit-il également, en venant planter son regard vers le mur. Cette fille a une conception très intéressante de la vie. “ce n’est pas de ma faute s’il y a quelque chose en moi qui te répugne. ce serait plus facile si ça venait que de moi, non ?” il souffle et vient croiser son regard. elle a l’air d’un animal sur le point de se faire dévorer. ne comprend-elle pas qu’il n’a pas la force de vie pour faire une telle chose ? “le boulet est tellement plus joli au pied des autres, non ? ça évite de se remettre en question.”

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MessageJeu 18 Mai - 20:06 (#)

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ft Ina Tengo


Aucune réponse ne vient à ses questions. Aucune réponse sur son si grand savoir, aucune réponse sur le fait de briser le bonheur des autres. Hormis un hochement de tête négatif… Tssk. Si elle pouvait le frapper, elle le ferait, peut-être comprendrait-il alors ? Non probablement pas. Même pas… Elle retient son soupire, elle retient son souffle même. Elle voudrait juste que la porte s’ouvre, qu’elle puisse sauver et retourner travailler. Elle voudrait être ailleurs en cet instant, juste ailleurs. Mais elle ne peut pas, elle est ici, elle doit être ici, parce qu’elle ne peut pas se téléporter ou autre chose du genre. Kaori se demande ce qui se serait passé pour elle si les choses avaient été différentes. Peut-être aurait-elle été plus joyeuse, plus avenante. Plus joyeuse, cela lui parait difficile, mais plus sociable ça… Peut-être aurait-elle été amie avec le jeune homme, malgré son caractère ? Peut-être bien oui… Elle repense à son enfance, à la dureté des choses, au monde gris, au voile de tristesse qui biaisait sa vision du monde. Elle repense à son adolescence et au voilà de solitude, à la volonté de distance qu’elle avait, à la souffrance qu’elle ressentait. Elle repense à l’âge adulte, au début de sa vie. Elle était un peu comme un aveugle découvrant le monde. Elle a découvert les couleurs, les goûts, elle a découvert le monde, les beautés de celui-ci.

Aucun doute là-dessus, aujourd’hui Kaori est différente. Elle a grandi. Mais parfois, il y a encore des difficultés dans sa vie, surtout en lien avec son enfance justement. Des petites manies, des petites méfiances, certaines peurs. Oui, Kaori n’en est pas totalement sortie, elle n’en sortira probablement jamais, elle en a bien conscience. Lorsqu’il reprend la parole, pour dire qu’il n’a pas été acerbe et pas malpoli non plus. Pas aujourd’hui non. Le temps d’y songer, il reprend la parole. Elle l’écoute et ce qu’il dit la fait rire. Oui, elle rit. Mais ce n’est pas un rire d’amusement non, c’est plutôt un rire nerveux, un rire froid. Elle répond : « Tous les jours… Tous les jours je me remets en question, sur ce que je fais, ce que je dis, ce que je devrais faire pour rendre les choses différentes, pour améliorer ce que je transmets aux autres, ce que je veux être, ce que je veux apprendre… ». Elle claque de la langue et elle répond : « Vous ne l’avez pas été aujourd’hui non, ni acerbe, ni malpoli, mais déjà plusieurs fois par le passé, et surement encore dans l’avenir… ». Elle le regarde un long moment et dit : « Je suis le genre de fille qui aime tout le monde, qui s’émerveille de tout parce qu’elle n’a pas eu la chance de le faire plus jeune… ». Elle marque une nouvelle pause, une nouvelle pause parce que ce qu’elle va dire va beaucoup lui coûter. Alors elle reprend : « Vous m’effrayez plus que vous me répugnez. Parce que des gens comme vous ont déjà fait de ma vie un enfer et que ma seule peur aujourd’hui est que ça recommence encore… Dans le fond je suis même un peu triste pour vous… Parce qu’il n’y a rien de plus beaux que de partager le bonheur des autres pour moi… ». Elle replonge dans le silence, baissant même les yeux. Elle est un peu en colère contre elle-même, elle n’aurait jamais dû dire tout ça. Elle aurait juste dû attendre. Qu’est-ce que ça lui apportera à lui de savoir tout ça ? Rien. Il trouvera surement encore une façon de l’humilier encore, à sa façon. Elle retient son sourire et essaie de calmer les tremblements de ses mains.


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MessageJeu 25 Mai - 18:05 (#)
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kaori ♢ tengo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il veut qu’elle continue à parler. Sans s’en rendre compte, il la pousse un peu, il la provoque, car il a envie qu’elle s’exprime. Ce qu’il aimerait plus que tout, c’est qu’elle se mettre en colère, le frappe, que des larmes de rage s’écoulent de ses yeux. Peut-être qu’à ce moment, Tengo ressentirait quelque chose, il a toujours un espoir bien caché que le déclic se fasse. Il sent cette femme remplie, très remplie, et il se sent comme son opposé total : totalement vide. Il nie la jalousie qui pourrait monter en lui. Cette femme a tout, et elle se comporte comme s’il fallait qu’elle soit sur ses gardes et ne pas perdre. Au moins, elle a quelque chose à perdre, et en ce fait seul Tengo en ressent une pointe de violence à son égard. C’est normal, c’est humain, et ça n’arrive même pas à sa conscience.

“Ce qui m’intrigue, c’est que tu prenne le temps d’essayer de m’expliquer, de me faire comprendre. Je ne le peux pas.” Il pose un doigt sur son crâne “Là dedans, il y a quelque chose qui ne marche plus, depuis longtemps” il vient poser le doigt sur sa poitrine également “Je suis cassé. Tu fais partie de ces gens qui l’ont été autrefois mais qui ont su se reconstruire. Crois-tu qu’à me dire tout ça, je vais changer, penser différemment, agir différemment ?” Il ne parle que rarement autant, il ne sait pas ce qui se passe. Ses doigts se contractent autour du bord de table qu’il tient dans sa main, et il sent quelque chose traverser son corps. Quelque chose qu’il n’aime pas, parce que ça doit se rapprocher d’un sentiment, et qu’il n’a aucune idée de ce que c’est, si c’est normal, s’il n’est pas malade. “Tu es aussi idéaliste que je l’étais dans mon enfance. Mais les jours de l’innocence sont loins, la désillusion est vite arrivée. Je suis sûr que tu la connais. Contrairement à moi, tu t’y accroches, et en ça je peux te porter un semblant de respect, à défaut de l’admiration. Tu ressens, mais tu es au bord du gouffre, prête à retomber à n’importe quel moment. Cette position précaire doit être effrayante, en effet. Des maux de tête, des reconsidérations incessantes, des questions, des valeurs, auxquelles il est difficile de s’accrocher quand autour, si peu semblent les partager.”


Il semble se réveiller d’un coup et vient poser son regard sur la jeune femme. Il a l’impression d’entendre son coeur battre. Elle est incroyablement vivante, et de l’électricité remonte le long de son échine sans qu’il ne puisse l’interpréter. Elle fuit mais elle ose se défendre. Elle s’accroche à son semblant de bonheur retrouvé, elle s’accroche à ce qu’elle tient pour non acquis mais important. Elle s’accroche au moins à quelque chose. “Ne sois pas triste pour moi. Nous sommes des personnes différentes. Nos systèmes de survie le sont aussi. Celui-ci est le mien, et je doute pouvoir avoir survécu jusqu’à aujourd’hui si je ne l’avais pas adopté” Il se redresse un peu et continue de la fixer. Il ne cligne pratiquement pas des yeux et ne détourne jamais ses pupilles, dans ces moments là il est très difficile de se demander s’il n’est pas, en effet, un robot. “La phase de désillusion reviendra inévitablement.” finit-il par dire


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MessageDim 28 Mai - 15:31 (#)

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ft Ina Tengo


La journée aurait pu être belle, sympathique, simplement banale, normale. Une journée durant laquelle elle aurait affronté la foule des boutiques juste pour acquérir un composant électronique avant de retourner bosser. Mais non, ça ne s’est pas passé comme ça. Et maintenant, elle ne sait plus si elle doit vraiment avoir peur ou non, si elle doit vraiment le détester, être en colère. C’est étrange tout ça. Mais en tout cas, elle ressent beaucoup de choses et elle ne sait pas vraiment comment gérer ces fameuses émotions. Elle a du mal à comprendre la colère, la peur, la tristesse qui tournent en elle et ça la met hors d’elle, ce qui alimente encore plus sa détresse émotionnelle. Elle grimace un peu et le regarde alors qu’il reprend la parole. Elle l’écoute. Elle l’écoute avec attention parce qu’elle peut enfin avoir des explications, enfin, elle a l’impression qu’elle va en avoir. Et elle en a bien besoin, elle estime que c’est comme un droit qu’elle a vu tout ce qu’il lui a fait subir. Elle est même surprise de l’entendre parler. « Tu ne peux pas être vide... Le principe même de l'être humain est d'être traversé en permanence de dizaines d'émotions... Mais parfois, on réussit à les mettre de côté. Peut-être que tu as réussi à te convaincre que tu es cassé, mais ce n'est pas le cas... ». C'est étrange de dire ça. Mais elle y croit, elle y croit vraiment. Quand elle était enfant, elle était différente, éteinte, mais elle ressentait quand même les choses, la peur, la douleur. L'espoir aussi. C'était l'espoir qui était le plus douloureux. Parce qu'elle avait l'impression que les choses ne pourraient pas changer. Puis, elle le regarde à nouveau et lui dit : « Je pense que tu as simplement besoin d'une bonne raison pour retrouver toutes ces émotions. Et que cela te fera changer, parce que tu te sentiras différent ». Kaori ne veut pas le faire changer, ce n’est pas son rôle, elle espère simplement qu’il comprendra, qu’il donnera du sens à ses paroles, qu’il les entendra. Mais elle doute qu’il y trouve la volonté de retrouver ces émotions qui lui font défaut.

Elle reste silencieuse à nouveau parce qu’elle aurait tant de choses à lui dire, à lui exprimer. Tout ce dont elle voudrait elle-même pouvoir se débarrasser. Peut-être bien qu’elle est cassée elle aussi, parce qu’elle ne fonctionne pas réellement correctement au final. C’est une chose étrange. Elle n’arrive pas à se comprendre, comprendre les autres. A agir correctement, à être normale. Mais elle veut essayer, parce qu’elle ne veut pas regretter, elle ne veut pas rester cacher. Oh ça non. « Je n'ai pas connu l'innocence… Ni la douceur de l'enfance. Juste l'enfer, chaque jour plus difficile que le précèdent. Alors je m'accroche à ma liberté et à une vie calme pendant laquelle je peux découvrir le monde et m'émerveiller des beauté qu'il recèle ». Elle hausse les épaules, se passe une main dans les cheveux et respire un peu plus calmement. Soudainement, il fait moins peur. Beaucoup moins peur. Alors cela l'apaise en quelque sorte. Et elle se sent libérée aussi, d'un poid qu'elle n'appréciait pas de porter. Puis, elle reprend la parole pour lui dire : « Peut-être qu'il est temps d'abandonner un peu la survie pour commencer à vivre ? ». Elle le regarde simplement, c'est question, pas une suggestion, une question qu'elle se pose souvent, quotidiennement en fait. A laquelle elle n'a malheureusement pas de réponse. C'est comme ça, elle doit faire avec. Elle regarde la porte qui est toujours fermée alors elle va s’installer à une table, parce qu’elle ne veut plus rester debout. Elle regarde à nouveau le jeune homme à qui elle parle, qu’elle a détesté puis craint avant de juste être curieuse.


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Ina Tengo
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MessageMar 30 Mai - 10:00 (#)
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle ne comprend pas. C’est ce qu’il se répète, une nouvelle fois, car il lui est impossible encore de penser pouvoir changer, pouvoir être autre que ce qu’il est à présent. Au fond de lui il ne le veut pas : la position est agréable, confortable, il a ses habitudes, il ne se surprend pas, et le monde ne le surprend jamais. Il ne vit pas, mais il ne souffre pas non plus. La parfaite balance. Et pourtant, est-ce la vérité, s’en contente-t-il ? Quelle est cette quête qu’il semble chercher, à s’entourer d’oeuvres d’art, quelle est cette frustration, de ne pas pouvoir comprendre ce que ça fait ? Quel est ce vide, qu’il ressent parfois, avant d’essayer de l’ignorer, de le remplir de bruit, d’images, de s’abrutir les sens pour oublier ce qui se passe ?

Ses mots ne viennent pas le toucher, pas encore. Peut-être plus tard, quand il y repensera, seul, mais là, il ne peut admettre un autre avis et un autre point de vue que le sien. Après tout, s’il doit changer, ça ne sera pas du fait d’une personne à qui il aura parlé quelques fois, il faut que ça vienne d’autre part. D’où, il ne le sait pas. Mais au moins il y a quelque chose d’enclenché, quelque chose qui résonne. Il ressent presque du dégoût, à s’imaginer autrement, et il se rend compte que le dégoût en lui même est un ressenti, et que c’est contre lui qu’il garde une certaine sensibilité. Contre son père, aussi.

Il croise son regard, alors qu’elle laisse le silence finalement se poser à la fin d’une interrogation. Abandonner la survie. S’il le pouvait, il le ferait, peut-être, sûrement. Hors lui même qui le retient, il a une ombre au dessus de lui, son bourreau, son tyran, et les marques sur son dos peuvent en être le témoin. Il ne peut pas lâcher. Lâcher, c’est mourir, en tout cas dans la situation présente. Il la regarde aller s’asseoir sans quitter son regard, et finit par répondre “Qui sait.” Il se réfugie à nouveau dans le silence, dans l’économie des mots, dans le stoïcisme.

Tout de même, il ne veut pas l’admettre, mais il se reconnaît dans ses mots. Il pense depuis longtemps avoir fait le deuil de son enfance jamais vécue, mais peut-être que d’une façon, il en veut. à quelqu’un, à lui, et qu’il attend, quelque chose, qu’il n’arrive pas à se dire qu’il faut laisser ça derrière et faire avec ce qu’il a maintenant. “Qu’est-ce qui a changé ?” demande-t-il, mu par une curiosité qui lui est pour la plupart du temps inconnue. Il a dû se passer quelque chose, ça n’a pas pu arriver toute seule, cette réalisation, ce changement de vision, non ? Il en veut plus, il veut qu’elle parle, lui qui se satisfait quand les gens ne lui prêtent aucune attention et ne prennent pas son temps. Il se sent bouger jusqu’à la table, s’asseoir, la regarder, sent-il de l’intérêt ? Oui, sûrement.


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MessageSam 3 Juin - 19:22 (#)

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Si on lui avait dit qu’elle serait là à parler à ce type qui semble prendre plaisir à briser ses moments de joie, elle ne l’aurait pas cru. Elle se serait plutôt vu s’enfuir le plus loin possible de cet imbécile. Pour continuer à profiter de sa journée, pour continuer à être heureuse d’avoir trouvé ce qu’elle cherchait et pour aller profiter de son repas avant d’aller retourner travailler. Mais aujourd’hui, elle ne peut pas fuir, elle est obligée de faire face. Après avoir renversé quelque chose sur quelqu’un, après avoir essuyé un tremblement de terre – relativement normal au Japon – elle doit l’affronter lui. C’est une bataille qui lui coute beaucoup d’énergie. Elle se sent fatiguée alors qu’elle s’assoit pour attendre que cette maudite porte se rouvre. Elle se sent épuisée même. Emotionnellement, mentalement, et physiquement. Comme si on l’avait passée au rouleau compresseur. Elle pose ses courses sur la table puis se passe les mains sur le visage. Elle tire un peu sa peau, puis soupire longuement pour évacuer un peu la pression qu’elle a accumulée depuis le début de cette conversation. L’informaticienne relève le regard sur l’homme quand il demande ce qui a changé. Elle reste silencieuse un instant. Tout a changé. Absolument tout a changé le jour où elle a fait son sac et qu’elle a quitté le domicile familial. Elle s’appuie contre le dossier de sa chaise et le regarde un moment avant de dire : « Un jour, j’en ai eu marre et je suis partie. Je me suis enfuie... ». Elle reste silencieuse un instant avant de dire : « Et si j’ai survécu c’est surement parce que la vie m’avait endurcie, mais une autre vie ne m’aurait pas poussée à m’enfuir de la sorte… ».

Elle hausse un peu les épaules puis le regarde à nouveau. Elle ne sait pas vraiment quoi lui dire. Parce qu’elle ne veut pas entrer dans le détail, elle veut juste répondre à sa question, d’une façon la plus précise possible. Alors elle dit : « Une fois libre, j’ai pu voir le monde sous un autre angle, le découvrir par moi-même, aller là où je le voulais sans que personne ne m’en empêche. Et j’ai vu tellement de beauté, j’ai appris tellement de choses. Tout ce que j’avais pu fuir plus jeune, j’ai pu le découvrir, le faire. Rencontrer les autres, me faire des amis et visiter la ville. ». Tout ça et tellement plus encore. Elle était réellement libre de faire tout ce qu’elle voulait, bon, il fallait survivre mais, elle s’en est plutôt bien sorti finalement. Elle revient à la réalité, se sortant de cette période plus ou moins sombre de sa vie pour se concentrer sur l’instant présent. Elle le regarde mais il n’y a plus de peur dans son regard, ni de colère. De la méfiance encore, mais aussi une certaine curiosité. Un instant, elle reste silencieuse à nouveau, le temps de penser à sa question, puis elle la formule à haute voix : « Et toi… Pourquoi penses-tu être cassé ? ». Après tout, c’est lui qui a commencé les questions personnelles non ?

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