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 Contrôle technique (+) Kobayashi Koichi

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Fujiwara KalebTokyoïte
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MessageDim 14 Mai - 23:13 (#)
 
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Il y avait quelques semaines de cela, Kaleb avait reçu une lettre du programme dans lequel ses parents l’avaient inscrit. Il y avait quelques jours de cela, le rendez-vous avait eu lieu et le mécanicien n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui s’était réellement passé. Il avait retrouvé une personne qu’il n’aurait jamais voulu revoir et, en plus de cela, il avait désormais de nombreuses obligations envers lui. Cela l’ennuyait plus que de raison et il ignorait de quelle manière il fallait songer à toute cette mascarade. Pour éviter de trop y penser, il avait fait beaucoup de sport, s’était clairement changé les esprits pour essayer de ne pas attendre un message qui ne viendrait jamais – et qu’il ne se décidait pas non plus à envoyer.
Allongé sous un véhicule pour un contrôle, il tournait des clefs, faisait ensuite ronronner le moteur pour si tout son travail avait payé. Est-ce qu’Akhira prendrait le temps de se poser pour réfléchir à cette nouvelle situation qui s’imposait à eux ? Ce n’était qu’un enfant qui n’avait pas grandi et qui ne grandirait probablement jamais. Mais en quelle façon étaient-ils compatibles l’un avec l’autre ? Cette machine était aussi folle qu’eux-mêmes l’étaient déjà. Kaleb soupira, essuya ses mains pleines de graisse sur sa blouse de travail puis il rangea ses outils dans sa caisse posée sur la table non loin. Alors qu’il pensait en avoir terminé pour aujourd’hui, son patron lui annonça qu’il y avait un dernier client avant de fermer. Vaguement, il émit un grognement avant de se rendre dans la petite salle qui servait à accueillir, faire patienter et faire régler leurs clients.

« Monsieur bonjour, lança Kaleb en y déboulant à son tour et de se hisser sur le tabouret derrière l’écran de son ordinateur. Que puis-je faire pour vous aider ? »

Il jeta un bref regard vers son interlocuteur et dernier client de la journée avant de fouiller dans son ordinateur. Il ouvrit un formulaire, l’imprima et prit un crayon pour noter ce qui emmenait cet homme ici. Acquiesçant d’un bref mouvement du visage, il descendit du tabouret pour demander à son client de le suivre. Généralement, avant de se lancer dans toutes opérations de véhicule, Kaleb adorait en apprendre un peu plus sur ces fameux engins. Dès le premier coup d’œil, il repéra la voiture et sut qu’il pourrait prendre un bon moment pour voir ce qui recelait sous son capot.

« Je ne peux qu’approuver votre choix  de marque, dit le mécanicien en abandonnant son formulaire sur une table quelconque. Vous avez les clefs ? »

Évidemment, pour la rentrer dans le garage, Kaleb était bien obligé de monter dans le véhicule afin de le garer sur les plateformes qui lui permettraient de la soulever et voir en-dessous. Tandis que son client fouillait dans son sac, le brun remit le haut de sa blouse afin de ne pas salir ses vêtements et il chercha dans sa caisse ce dont il pensait déjà avoir besoin pour le problème de cette voiture.
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MessageMar 16 Mai - 23:19 (#)
 
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Au cours des derniers mois, il était en chute libre. Kobayashi Koichi, agent Ishikawa, désormais gradé, mais incapable de savoir comment il allait, en dehors des heures de travail durant lesquelles il s’acharnait. Une à une, les événements paraissaient avoir échappé à son contrôle. Cela avait commencé des années plus tôt, mais il n’en ressentait les effets que maintenant. Alors, comme tout bon employé, il présentait un sourire cordial, presque bienveillant, automatique, pour ne rien laisser paraître des tracas qui le rongeaient petit à petit. C’était ainsi que fonctionnaient les choses. Aller chez un psychologue n’était pas une solution, lorsqu’on était capable de résoudre ses problèmes par soi-même. Cela ne ferait qu’attirer l’attention sur lui et, peut-être, lui faire perdre la place qu’il occupait dans l’entreprise. Il devait simplement continuer à aller bien, peu importe combien il allait mal. Il le faisait depuis des années.

Ce jour-là, après le travail, Koichi prit la direction d’un garage où il avait pris rendez-vous. Son travail lui demandait d’être souvent au volant, en particulier depuis quelques mois ; une visite de contrôle s’imposait donc pour s’assurer que son véhicule était en ordre et ne pas risquer de mettre sa vie en danger. Un accident était si vite arrivé. Il coupa le moteur et sortit du véhicule pour attendre son tour dans la salle prévue à cet effet, perdu dans ses pensées. Sitôt qu’une voix se fit entendre, il rappela le sourire qu’il affichait toujours.

« Bonsoir, j’ai pris rendez-vous pour l’entretien d’un véhicule de service. Kobayashi Koichi. » Il portait encore l’uniforme rouge et noir qu’on leur imposait, et qui faisait sa fierté depuis si longtemps. La fermeture éclair avait été réparée de façon sommaire. Il avait eu trop peur de la faire démonter et d’abîmer son habit de service. Il devait juste se montrer plus délicat. « Il tire un peu à gauche, quand je freine, depuis un mois environ. » Peut-être aurait-il dû venir plus tôt au garage ? Il n’en savait rien. La mécanique n’était pas son domaine et, connaissant son emploi du temps chargé, il n’avait pas trouvé l’occasion de se présenter plus tôt.

« Merci. » Dit-il en souriant légèrement. « C’est l’entreprise qui a choisi pour moi, je n’ai aucun mérite à ce sujet. » À la question finale, il tâta les poches de sa veste avant de plonger la main dans celle qui se trouvait à l’intérieur. « C’est une clé sans contact. » D’un geste, il tendit la carte au garagiste, attendant qu’il s’en saisisse. « De combien de temps pensez-vous avoir besoin ? » Les missions de l’entreprise n’attendaient pas éternellement, alors il préférait s’en assurer.
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MessageSam 20 Mai - 21:57 (#)
 
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Mécanicien n’est clairement pas le métier le mieux payé au monde, mais, au moins, Kaleb fait ce qui lui plait. Il a toujours été proche de ces voitures, de sa bécane surtout qu’il traîne depuis trop d’années maintenant. Jugé sur son engin, il sait qu’il peut rouler, rouler, et que rien ne l’arrêtera jamais – hormis le plein d’essence vide. Il peut rouler toute la nuit et tout le jour s’il le désire. C’est un sentiment de liberté qui s’empare de lui à chaque fois et c’est sûrement pour permettre à d’autres d’obtenir ce sentiment similaire qu’il s’est dirigé vers ce métier. Après tout, il faut bien des mécaniciens et des mécaniciens passionnés, c’est probablement bien mieux.
Quoiqu’il en soit, Kaleb a enfin la voiture de son client sous les yeux, une simple carte dans les mains pour aller la chercher et l’approcher dans son garage. Le garçon a froncé les sourcils quelques secondes en se demandant de quelle agence son interlocuteur peut bien parler, mais ne pose pas la question tout de suite. Il s’empare de la carte, se dirige vers la voiture, monte à l’intérieur, met le contact puis il va à reculons le temps de quelques minutes. Un regard dans le rétroviseur pour s’assurer qu’il a bien visé les élévateurs et il descend pour rendre la carte à son client.

« Je n’en ai pas pour longtemps, répond-t-il finalement. Disons une trentaine de minutes tout au plus. Vous avez une machine à café au coin. »

Kaleb n’a pas spécialement l’habitude que les propriétaires des véhicules restent là à le regarder s’affairer, alors proposer un café est devenu quelque chose d’automatique pour lui.
Tandis que l’autre homme vaque à ses occupations, le mécanicien remonte dans la voiture, dont il avait laissé la portière ouverte, pour jeter un œil au panneau de bord. Le volant, les commandes, le compteur, les rétroviseurs et les sièges. Tout lui paraît de bonnes qualités, rien à remplacer. Cela fait, il quitte l’habitacle pour venir appuyer sur un bouton près de son bureau qui fait élever le véhicule. Au même moment, il voit son client et ne peut pas s’empêcher de revenir sur un point qui l’a interpelé précédemment.

« Vous avez parlé d’une agence tout à l’heure, vous bossez dans quoi ? »

Non pas parce qu’il a été couplé par une « agence » quelques jours plus tôt, mais... Kaleb est interloqué et il a besoin de réponses à ses questions. Au moins un minimum.

« Ishikawa a l’air plutôt à la mode ces derniers temps », commente-t-il en saisissant quelques outils qu’il fourre dans les poches de sa combinaison.

La voiture suffisamment montée pour qu’il puisse se glisser dessous, Kaleb attrape son chariot de visite pour s’y allonger sur le dos et rouler sous la mécanique du bolide. Oui, vraiment, Ishikawa Corporation est à la mode en ce moment, surtout pour lui qui ne comprend rien à ce qui s’y passe avec son couplage avec un ancien ami. Eux, compatibles ? Réellement, il n’y croit pas.
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MessageDim 28 Mai - 3:00 (#)
 
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Les mots du mécanicien parurent honnêtes à Koichi qui, en silence, se contenta d’écouter les explications qu’il lui donnait. Une machine à café, c’était tout ce dont il avait besoin, afin de ne pas s’effondrer de fatigue. « D’accord, » répondit-il, ce sourire de façade accroché aux lèvres « je vais vous laisser travailler, alors. » Il ne connaissait rien aux voitures et ne lui serait certainement d’aucune aide, mais n’était-ce pas la raison pour laquelle différents métiers existaient ? L’agent avait depuis quelques mois des difficultés à accepter l’infériorité qu’il ressentait lorsque d’autres que lui réussissaient. Il les enviait.

Quand Koichi se dirigea vers la machine à café, ses pieds le traînaient difficilement. Les pensées sombres qu’il nourrissait à chaque fois qu’il essayait de réfléchir à sa famille ou à sa vie étaient autant de boulets aux pieds qu’il ne parvenait plus à porter. Mais il avait appris à l’endurer, à passer au-dessus de ses propres attentes pour mieux répondre à celles des autres. S’il n’était pas capable d’oublier ses problèmes, comment pouvait-il prétendre résoudre ceux des autres ? Ce travail était, depuis toujours, le meilleur moyen qu’il possédait pour se vider l’esprit. Il s’y consacrait corps et âme.

Un café fumant à la main, il rebroussa chemin et s’étonna d’être ainsi apostrophé par le garagiste, dont la question lui arracha un sourire plus franc, alors qu’il portait à ses lèvres sa boisson chaude pour en prendre une gorgée. « Je travaille justement pour Ishikawa Corporation, en tant qu’agent de patrouille. » Il tapota du bout de l’index le logo de l’entreprise qui figurait sur la veste, assorti de son grade. « Je ne savais pas que certaines personnes ne reconnaissaient pas encore nos uniformes. »

Koichi leva les yeux vers la voiture surélevée et fit un pas avant de reculer, pour finalement s’approcher du mécanicien, quand celui-ci commença à travailler. Parler du travail était mieux que garder le silence. C’était depuis son embauche l’un des sujets qu’il préférait, peu importe combien sa vie allait mal. Il finissait toujours par y retourner, par y repenser. C’était la solution la plus simple qu’on proposait à tous les problèmes qui l’avaient toujours touché. « J’imagine que c’est parce que l’entreprise offre des solutions que tout le monde attend. » À des personnes vulnérables. Des personnes qui, comme lui, ne savaient plus où aller, quoi faire. Qui ignoraient si la situation pouvait encore s’améliorer ou empirer. « Vous êtes inscrit ? » Il ne pouvait s’en empêcher.
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MessageVen 16 Juin - 21:46 (#)
 
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Kaleb arque un sourcil sous l'engin avant de faire rouler son chariot en arrière, histoire de revoir le visage de son interlocuteur qui tapote sur son vêtement pour lui montrer son logo. Honnêtement, non, le mécanicien n'y a pas fait attention. Il hausse légèrement les épaules et déclare donc :

« Disons que je ne suis pas spécialement intéressé par ce... programme, alors connaître la marque de fabrique... »

Chacun son domaine. Lui répare des voitures, son vis-à-vis s'occupe des couples en difficulté - ou des couples tout court, en fait. Néanmoins, il n'en était pas intéressé jusqu'à ce que son propre nom sorte de la machine pour lui donner un rendez-vous avec un fantôme du passé. Vraiment, qu'est-ce qui a bien pu se dérailler dans le tirage ? Akhira et lui ne sont pas compatibles du tout.
Le brun finit donc par retourner sous les mécaniques, saisissant des clefs pour resserrer certaines vis, plongeant ses mains dans le cœur de ce bolide pour contrôler que tout tienne bien en place. C'est un jeu d'enfant pour lui qui connait toutes les techniques et manœuvres, alors cela ne devrait pas prendre bien longtemps. Kaleb réfléchit quelques secondes aux paroles du propriétaire de cette voiture avant de répondre à sa question.

« Oui, mes parents m'ont inscrit car ils souhaitent que je fonde une famille, explique-t-il. Ce ne sont pas mes intentions. Je ne crois pas en l'amour et encore moins au couple que je dois former. »

Il soupire, essuie ses mains sur sa blouse avant de fouiller dans ses outils posés non loin de lui pour changer de clefs. Un nouveau par-ci, un nouveau tour par-là. Non, clairement, Akhira et lui c'est du passé. Une histoire qui vient de loin et qui, pour lui, n'a jamais tout à fait exister. Ils n'ont toujours fait que porter préjudice l'un à l'autre avant que le plus jeune décampe. Kaleb a accepté cette solution et ne s'en portait que mieux jusqu'alors. La bonne blague.

« Et vous ? l'interroge-t-il, vous êtes inscrit aussi ? Cela me paraît si étrange comme concept. L'amour n'est pas basé que sur un questionnaire, si ? »

Un foutu questionnaire où il faut cocher des cases. Parce que, finalement, dans cette société, quoiqu'on fasse, il faut toujours rentrer dans des cases.
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MessageJeu 29 Juin - 18:49 (#)
 
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« Je vois, je pensais que nous étions reconnaissables. » Koichi avait dû rassembler toutes ses forces pour ne pas laisser transparaître une certaine indignation aux propos du mécanicien. Ce travail, c’était sa vie. Il concevait difficilement que quelqu’un puisse ignorer l’uniforme que portaient les gens de son métier, qu’ils s’intéressent ou non au programme. Il patrouillait suffisamment dans les rues de Tokyo pour savoir qu’ils étaient partout. Pourtant, son regard teinté par l’entreprise qui l’employait ne semblait pas être le même que celui du commun des mortels. Un léger sourire lui revint aux lèvres, quand il décida d’abandonner ce sujet fâcheux. Dommage pour cet homme, s’il ne pouvait reconnaître une entreprise prometteuse lorsqu’il en voyait une. En ayant trouvé son âme sœur, sans doute aurait-il eu un avis différent sur la question.

C’était ce que cherchaient les personnes qui s’inscrivaient au programme. Leur âme sœur. Une personne qui leur assurerait de ne jamais être seul, même quand les choses tourneraient mal. Face au nombre croissant de divorces et à la natalité qui baissait un peu partout dans le monde, c’était la réaction la plus naturelle. Face au réchauffement climatique, on essayait de sauver la planète. Il avait suffi de quelques paroles pour remplir l’esprit d’un Koichi qui, à l’époque de sa formation, avait envie d’oublier les difficultés sentimentales que la vie avait pu lui infliger. Akai Ito était devenu sa solution, le projet qu’il défendrait coûte que coûte.

Les yeux posés sur le mécanicien, Koichi écouta avec attention sa réponse. Les familles qui inscrivaient leurs enfants le faisaient pour leur bien. « Parfois, les sentiments se révèlent sur le tard. » Il n’était pas autorisé à donner des exemples concrets, ou du moins aucun nom, mais il savait que cela arrivait. Certaines personnes ne réalisaient pas leurs sentiments avant très longtemps. L’agent, de son côté, restait convaincu de l’efficacité du programme.

« Oui, je suis inscrit depuis l’inauguration du projet, répondit-il en un sourire sincère. Mes parents m’ont inscrit parmi les premiers, comme ils travaillaient pour l’entreprise. » Il fit une pause de quelques secondes, avalant une gorgée de café avant de reprendre sur le ton de l’explication. « C’est bien plus qu’un questionnaire. Il y a toute une série de calculs et de statistiques qui entrent en jeu. C’est beaucoup plus que ce qu’on en voit de l’extérieur. » On n’expliquait que rarement les calculs aux personnes extérieures au département informatique de l’entreprise. On ne leur donnait à manger que des statistiques et des données chiffrées qu’ils devaient accepter comme preuve de la réussite du robot. Une stratégie qui, pour beaucoup, fonctionnait à merveilles. Si Koichi allait mal, depuis quelques temps, rien n’était encore venu à bout de la confiance qu’il accordait au robot.

« Pourquoi ne voulez-vous pas croire en le couple que vous devez former ? » reprit-il en utilisant les mots de son interlocuteur, le gobelet de café aux lèvres. C’était une chose bien triste que le refus d’accepter une telle chance. Repenser aux premiers rendez-vous qu’il avait eus avec Hyeri permettait encore, en dépit du reste, de lui arracher un sourire.
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MessageVen 14 Juil - 23:04 (#)
 
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Kaleb se contente de hausser les épaules. Peut-être que l'entreprise est reconnaissable, oui, pour ceux qui s'y intéressent davantage que lui. Après tout, le mécanicien ne juge pas, il ne trouve pas cela foncièrement mauvais puisqu'apparemment certains résultats sont tombés, mais il ne s'en préoccupe pas plus que cela. D'accord, il en fait partie, d'accord il a retrouvé un vieil ami d'enance, mais ce n'est pas pour cette raison qu'il compte prendre plus part au programme - ou quoi que ce soit d'autre. Néanmoins, il ne sait pour quelle raison précise, Kaleb se met à parler de son couplage avec Akhira à son interlocuteur. Peut-être bien parce qu'il est l'un de ceux qui savent ce qui arrive et pourquoi. Il passe une main dans sa chevelure, jetant un dernier coup d'oeil à la voiture avant d'enfoncer ses clefs dans ses poches et s'appuyer contre le capot.

« Je ne crois pas que les sentiments se révéleront tout court avec Akhira. On se haït plus que tout au monde, voilà la seule chose qui nous relie », lâche-t-il en déboutonnant sa blouse de travail.

Akhira est une personne encore plus égoïste que la moyenne, qui croit que la vie tout entière tourne autour de son nombril. Il est fatiguant, égocentrique et épuisant, tout simplement. Pourtant, le jeune homme est aussi le plus grand point faible de Kaleb qui, clairement, ne peut pas imaginer une seule seconde le perdre une deuxième fois. Il se borne à ne pas penser à des sentiments positifs à son égard mais, tout au fond de lui, il sait que c'est un mensonge et que si la machine les a couplé ensemble ce n'est pas le fruit du hasard. Cependant, de là à être fait l'un pour l'autre pour le restant de leurs jours...
Une légère moue s'inscrit sur son visage tandis qu'il chasse ces images pour le moins déplaisantes de son esprit. Heureusement, il est parvenu à changer le cours de la conversation pour se concentrer sur son interlocuteur qui lui apprend qu'il fait aussi partie du programme depuis le tout début... avant de revenir à Akhira. Kaleb ne peut pas s'empêcher d'abandonner un nouveau soupire avant de déclarer :

« Eh bien, certains y croient plus que d'autres. Je connais Akhira depuis plusieurs années et je sais que si on a coupé les ponts c'est pour une excellente raison. Que l'on se retrouve après tout ça n'est pas une bonne idée. Je vais le détruire autant qu'il va le faire pour moi. »

Et c'est la stricte vérité. Leur relation est malsaine depuis leur recontre, depuis la fois où le musicien a choisi de boire un peu trop et de se retrouver dans les bras du mécanicien. Certes ils étaient plus jeunes à l'époque mais cela ne change rien.

« Enfin, je ne vais pas vous embêtez avec tout ça... Juste une dernière question ? Si, par hasard, on ne tient pas nos obligations envers notre... couple ? Il y a des sanctions, des trucs comme ça ? » l'interroge-t-il.

Il fait exprès de tourner le dos pour ne pas avoir à affronter le regard de l'autre. Il n'a pas envie de s'attirer plus d'ennuis qu'il n'en a déjà. Une fois ses outils rangés, il se tourne face à l'employé d'Ishikawa, malgré tout attentif à ses paroles. C'est toujours bon d'être au courant quand on a pas l'intention de s'attarder sur les contrats.
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MessageJeu 3 Aoû - 19:42 (#)
 
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Avec son expérience en tant que personnel de l’entreprise Ishikawa, avant de devenir agent de patrouille, Koichi avait beaucoup de mal à se figurer que certaines personnes étaient encore capables de ne pas reconnaître ceux que nombre surnommaient Akai Hito. Pour se consoler, il se persuadait que leurs uniformes n’étaient peut-être pas assez reconnaissables, qu’ils auraient eu plus de chances en étant entièrement vêtus de rouge ou dans une couleur plus remarquable encore. Hélas, la part de lui qui, toute entière, restait dévouée à la firme avait quelque difficulté à accepter qu’on ignore leur existence de cette façon. C’était un véritable désastre.

« Chacun est en droit de croire ce qu’il veut, j’imagine. » concéda-t-il en un sourire discret qui ne tarda pas à mourir quand le visage de Hyeri lui revint à l’esprit. Lui voulait croire au fonctionnement du robot, à l’amour qu’on lui avait promis. La relation qu’il avait avec sa petite amie ne pouvait simplement tomber dans l’oubli, comme tant de relations naturelles que les responsables du projet condamnaient. Accepter d’avoir tort serait admettre la possibilité que la situation ne s’arrange pas entre eux, et c’était tout bonnement impossible.

Mais son travail exigeait aussi qu’il écoute ce que les autres avaient à dire pour régler les problèmes. Le mécanicien n’avait jamais demandé pour une consultation, mais l’habitude poussait Koichi à agir conformément à son emploi, bien malgré lui. Déformation professionnelle, comme diraient certains. « Peut-être avez-vous tort ? » L’agent comprenait l’opinion de l’ouvrier, mais il refusait d’abandonner tout espoir. Comme souvent, il se leurrait et préférait imaginer une issue positive, pour contrebalancer ce qui venait d’être dit. La destruction de l’un et de l’autre n’entrait absolument pas dans ce type de perspective, même s’il pouvait parfaitement s’identifier aux propos du mécano. « Je vous le souhaite, en tout cas. De tout cœur. » conclut-il avec sincérité, avant de prêter oreille une nouvelle fois.

Les questions étaient souvent bonnes, lorsqu’il s’agissait du programme. En règle générale, Koichi devait réfléchir un peu, car certaines personnes parvenaient à tourner les choses de façon si particulière qu’il devenait impossible de comprendre ce qu’elles voulaient dire, et donc de répondre à l’interrogation. Mais il ne pouvait en vouloir à ces individus bouleversés, d’une façon ou d’une autre. Ici, cependant, la réponse était claire. « Oui, il y a des sanctions, dans le cas où l’incompabilité est provoquée par l’un ou l’autre membre du couple. » Un silence s’installa entre eux. « Mais le pourcentage de couples brisés est pratiquement nul. » Les statistiques pouvaient être manipulées à la guise de ceux qui les possédaient, mais les agents étaient formés à ne pas remettre en question les données qu’on leur fournissait. « Le plus généralement, c’est une amende. Assez élevée, cela dit. » Un sourire désolé parut sur le visage de l’Akai Hito, qui reposa les yeux sur son véhicule. « Avez-vous terminé ? »
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Peut-être qu'il a tort ? Non, Kaleb n'a jamais tort en ce qui concerne Akhira. Néanmoins, le mécanicien prend les propos de son interlocuteur sans répondre en retour. De toute façon, cette relation est vouée à l'échec, il en est persuadé. Comment peuvent-ils être ensemble alors que tout ce qu'ils désirent c'est ne pas être ensemble ? Tout est toujours trop contradictoire avec eux, et l'un comme l'autre, ils sont incapables de faire un pas vers l'autre. Ils ne savent que trop bien se mettre des bâtons dans les roues, comme des adolescents qu'ils n'ont pas cessé d'être, à la place d'adultes responsables.
Finalement, Kaleb range ses affaires, jette un coup d'oeil à sa montre, puis se tourne vers son vis-à-vis qui lui explique les risques encourus si le couplage vient à échouer. Une amende assez élevée... Une grimace ennuyée apparut brièvement sur le visage du mécanicien qui n'a clairement pas les moyens de donner une énorme somme d'argent si tout cela devient trop difficile à gérer. Il doute aussi qu'Akhira puisse payer en étant musicien, alors mieux vaut que cela dure encore un peu. Juste le temps d'obtenir suffisamment d'économies, à la rigueur...

« Je comprends... » fait le brun en époussetant ses mains l'une contre l'autre.

Il effectue un dernier tour pour regarder les roues, et prendre la pression des pneus. Il repense au problème de son client, le fait que sa voiture tire à gauche, et il se rend effectivement compte qu'il s'agit que la pression est différente entre deux roues. En quelques minutes, Kaleb règle le problème et revient vers son vis-à-vis.

« Votre véhicule est prêt, c'était un souci au niveau de la pression des pneus. Quand elle diffère, ça engendre un problème au niveau du parallélisme des roues, explique-t-il. Retournons dans la salle d'à côté pour le paiement et vous pourrez repartir avec la voiture. »

Il a un bref mouvement du visage pour accompagner ses paroles et fait signe à l'agent Ishikawa de le suivre dans l'autre pièce. Là, il sort un devis sur lequel il a au préalable marqué les révisions et les résultats. Il le tend à l'homme de l'autre côté du comptoir sur lequel repose l'ordinateur et l'imprimante.

« Tout est bon pour moi, la voiture est fonctionnelle et vous n'avez plus aucun souci à vous faire, assure-t-il à son client qui règle la somme indiquée sur la facture. On se revoit dans deux ans. »

Kaleb raccompagne son interlocuteur jusqu'à sa voiture, ayant désormais hâte de quitter sa tenue pour rentrer chez lui - ou passer à la salle de sport auparavant.

« Merci pour votre fidélité et à bientôt dans notre garage », salue Kaleb de cette phrase toute prête qu'il doit servir à chaque client.
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Les hommes avaient besoin d’aide pour créer des couples fonctionnels. Ishikawa l’avait bien compris, et c’est ainsi qu’avait vu le jour le programme Akai Ito. Les machines, avenir du monde, étaient capables d’effectuer des calculs compliqués, en se basant sur des formules qui, entre les mains d’un homme, ne seraient pratiquement jamais résolues sans fautes. Les probabilités, leur invention les calculait avec une grande précision, et il était impératif qu’elle ne se trompe jamais. Koichi ne comprenait pas comment cet homme pouvait remettre en doute une science aussi précise que les mathématiques. Mais sans doute ne réalisait-il pas à quel point il avait tort.
Quoi qu’il en soit, l’agent n’était pas venu pour ça aujourd’hui.

L’entretien de sa voiture terminé, il hocha la tête en écoutant les explications du mécanicien, un sourire cordial aux lèvres. « Parfait, merci beaucoup. Je reviendrai si le problème se manifeste à nouveau. » Il ne remettait pas en question le travail de technicien, loin de lui cette idée. C’était plutôt une affirmation, car tout problème pouvait revenir avant qu’on s’y attende. Il en était la preuve vivante. « Je vous suis. »

S’exécutant, il emboîta le pas de l’ouvrier et rejoignit le comptoir du garage, attendant calmement que le devis soit imprimé, vérifiant la somme à payer avant de régler le montant, hochant la tête poliment avant de s’incliner poliment, une fois de retour au niveau de sa voiture. « Merci beaucoup. Passez une bonne journée. »

Il reprit alors place au volant de sa voiture parfaitement révisée. Parler avec une autre personne aurait dû au moins le mettre de bonne humeur, comme autrefois, mais il se sentait vide. Vide, parce qu’il était incapable de mettre un mot sur ce qu’il ressentait. Vide, parce que tout semblait égal à ses yeux. Un soupir lui échappa malgré lui, alors qu’il démarrait le véhicule pour quitter le garage.
La descente n’était sûrement pas terminée.
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— 恋のメロディー—


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Lucky One — The moment I rage like the storm And you stop in my world You are my only one The moment I discover you You shine more radiantly I’ll be the lucky one ; © me'ow



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