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 Gonna kill you both (+) Akhira & Kyosuke

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Fujiwara KalebTokyoïte
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MessageVen 30 Juin - 22:43 (#)
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Un rendez-vous. Un énième rendez-vous pour essayer de recoller les morceaux et de se dire que, peut-être, finalement, que si cette machine les a réuni c'est pour une bonne raison ; qu'ils ont peut-être quelque chose à faire ensemble. Construire une histoire, quelques années, ou plus, construire un avenir à deux, toujours comme ça, de sorte à donner raison à ce programme plus que ridicule. Pourtant, ils s'échinent, l'un comme l'autre, pour des raisons qu'ils ignorent. Ou peut-être parce que, dans le fond, ils portent plus d'estime envers l'autre qu'ils ne veulent l'avouer. Kaleb n'est pas certain de cette affirmation, ne souhaite pas l'être afin de ne pas perdre la liberté qu'il a su acquérir au fur et à mesure des ans. Il veut être libre de ses mouvements, de ses faits et gestes, de ne dépendre de personne d'autre que de lui-même. Sauf qu'Akhira est là. Toujours là pour l'ennuyer et lui causer des ennuis.
Alors il fait des efforts, Kaleb. Il fait des efforts dans sa tenue vestimentaire pour être plutôt chic avec ses chaussures et sa veste de costume par-dessus une chemise blanche dont les trois premiers boutons sont ouverts sur son torse musclé. Même s'il attend, les mains dans les poches de son jean sombre, il se tient droit, près de sa moto sur laquelle il a déposé son casque. Il essaie de se montrer présentable après la soirée qu'ils ont passé, plusieurs jours auparavant. De montrer à Akhira qu'il n'a pas oublié ses paroles, ni les siennes. C'est comme cela qu'il faut faire pour que cela fonctionne un minimum, n'est-ce pas ? Être propre, galant, souriant. Ridicule. Aussi. Sauf qu'il prend sur lui et patiente, le visage tourné dans une direction qui lui permettra de ne pas manquer l'arrivée de son camarade. Il reste statique et se contrôle. Encore quelques minutes.

« Salut. »

Simplement, juste comme ça, presque à l'instar d'un adolescent timide qui ne sait pas quoi dire à son prétendant. C'est absurde, Kaleb n'est pas du tout comme cela et ne risque pas de le demeurer plus longtemps en apercevant l'écharpe qui entoure le cou de son interlocuteur. En plein été, alors qu'il a les bras nus ? C'est définitivement bizarre. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et le mécanicien n'a pas besoin de tourner autour du pot bien longtemps pour se rendre compte de la supercherie qui se cachait derrière cela. Un mensonge, une trahison ; de quelle manière peut-il faire confiance à un être aussi abjecte qu'Akhira ?
Il y a cru, pourtant. Il y a sincèrement cru. Grossière erreur. Foutue et putain d'erreur à la con.
Son poing part tout de suite se loger dans le visage ingrat de son vis-à-vis, ne manquant pas de le déstabiliser au passage par la force du coup porté. Akhira chancelle quelques secondes, juste le temps pour Kaleb de fondre sur lui et le saisir à la gorge.

« C'est quoi ça, hein ? C'est quoi ? Réponds-moi, putain ! » s'énerve-t-il.

Sa main est forte, puissante, serre son cou et pourrait le briser s'il continue de serrer davantage. Le corps tout entier du brun est révolté par la trahison qu'a commis le musicien car, clairement, Kaleb le prend pour ça. Et il le hait, il le hait du plus profond de son âme. La veine sur sa tempe cogne, bou-boum, bou-boum. Il est prêt à exploser et c'est pour cela qu'il relâche Akhira pour le jeter au sol et lui asséner un coup dans le ventre.
Kaleb aussi est capable de lui faire des bleus, si c'est cela qu'il recherche ; mais ils ne seront pas de la même nature.


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MessageDim 2 Juil - 17:42 (#)

Gonna kill you both

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Comme attendu, Kaleb lui avait envoyé un mail quelques jours après leur dernier rendez-vous avec Ishikawa Corporation.

À ce propos, ce rendez-vous avait été un désastre. Il ne savait pas encore ce qui l'avait pris d'y aller alors qu'il avait senti la catastrophe poindre au bout de son nez. Peut-être y était-il allé par simple curiosité de savoir ce que l'organisation leur avait concocté mais cela avait dépassé ses entendements. Passer une journée avec une enfant : quelle idée saugrenue.
Autant vous dire que vu la stupidité de l'enfant à ses yeux, il aimait encore moins les enfants. Sa famille pouvait être sûr qu'en plus de ne jamais se marier, il n'aurait pas un seul enfant. De toute façon, il était trop imbu de lui-même pour pouvoir s'en occuper. À ses yeux, il n'y avait que le travail qui comptait et il était prêt à travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept pour que sa vie soit remplie de bout en bout. De toute façon, il était musicien et il comptait bien faire de la musique jusqu'à sa mort.
Mais il ne savait pas ce qui avait été le pire. Cette petite fille qui ne comprenait rien  à rien ou Kaleb faisant des efforts. Pourquoi se permettait-il d'en faire avec d'autres et pas avec lui ? Il était révolté et ce fut pour cette raison qu'il mit un temps avant de répondre à son message. Oui, il acceptait de le revoir mais il ne le pourrait qu'assez tard parce qu'il avait une mini tournée avec son groupe. Il aurait aimé lui répondre que, non, il ne souhaitait pas le revoir mais lui revenait en tête les paroles dites de Kaleb lors de leur dernière soirée en tête à tête.

« Tu es mon point faible, Akhira. »

Il n'aurait pas cru un jour l'entendre dire cela et, en y repensant un soir, il n'avait pas pu s'empêcher de craquer après sa journée passée avec Kyosuke. Oui, il était égocentrique mais serait-il aussi cruel pour faire du mal à une personne qui faisait battre son cœur depuis des années ? Il fallait croire que oui et le plus dur à avaler était qu'il ne s'en voulait pas le moins du monde. Pourtant, il savait que pour que Kaleb n'aie d'attention que pour lui, il n'avait pas grand chose à faire.

Le premier coup partit. Il aurait dû savoir qu'une simple écharpe ne suffirait pas à masquer les suçons faits par Kyosuke. Quel culot avait-il eu à le marquer comme il l'avait fait. Il n'avait jamais abusé de la sorte, pourquoi l'avait-il seulement fait maintenant ? Il lui avait marqué la peau de façon à ce que ça ne parte pas de suite et même du maquillage ne suffisait pas pour masquer cela. Ce n'était même pas étonnant que Kaleb ait deviné qu'il ait pu aller voir ailleurs avec tous les suçons présents sur sa peau. Quelle plaie.
Alors il subit et ne dit rien. Que pouvait-il dire ? Qu'était-il autorisé à dire ? Avec Kaleb, tout changeait selon son humeur. Il ne savait plus où donner de la tête. Il se redressa tandis que son interlocuteur lui ordonne de l'emmener chez la personne qui avait osé le toucher. Il le foudroie et du regard et dit :

« Qu'est-ce que ça peut te faire de rencontrer la personne avec qui j'ai couché ? Je... »

Il n'eut pas le temps de parler davantage. Il se reçut un troisième coup et le choc fut si brutal que sa tête cogna contre le mur. Assommé à moitié, il mit du temps à s'en remettre et comprit en sentant qu'on enfonçait un casque sur sa tête qu'il n'avait pas d'autres choix que d'emmener Kaleb chez Kyosuke. Il voulut savoir mais ne le put. En un clin d'oeil, ils furent à l'appartement de Kyosuke et il sonna alors qu'il se passait un mouchoir sur son visage. Sa lèvre n'arrêtait pas de saigner.
Quand Kyosuke ouvrit, il sentit venir le coup de Kaleb sur Kyosuke et décida de se mettre en les deux pour le recevoir à sa place. Il grimaça et cracha du sang dans son mouchoir, puis regarda Kyosuke.

« Kyosuke, dit-il, Voici Kaleb. On m'a couplé avec lui et c'est un ami d'enfance, railla-t-il avec un rictus mauvais, Kaleb, voici Kyosuke. Mon ex-petit-ami. »

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MessageMer 5 Juil - 23:25 (#)

GONNA KILL YOU BOTH
ft. Kaleb & Akhira


Actuellement, sa vie n’était rien de plus qu’un cycle qui ne faisait que l’étouffer un peu plus à chaque instant. Le dégoûter. En se levant, parfois –souvent-, il se demandait même pourquoi il était encore en vie. Il n’avançait pas. N’aboutissait à rien. Ce n’était certainement les cours qu’il donnait à l’université qui allaient égayer ses journées. Au contraire. Son apathie était telle que, ces temps-ci, il ne trouvait même plus l’envie de dessiner. La dernière fois qu’il était parvenu à produire quelque chose de « passable » remontait à sa précédente entrevue avec Akhira. Entrevue qui avait été un peu plus que cela. Par rapport à ça aussi, il savait qu’il avait disjoncté. Craquer devant lui était révélateur de son état misérable. Ce n’était pas parce qu’il se sentait vide qu’il était autorisé à coucher avec lui, sur un coup de nostalgie. Il le savait. Mais pas instant –pas un seul- il n’était venu à le regretter. Cela faisait depuis un bout de temps qu’il avait arrêté de le faire. Son for intérieur lui avait crié que ce n’était pas raisonnable : Akhira était inscrit à cette foutue machine. Cependant, cela ne l’avait pas empêché de faire ce qu’il voulait. C’était même le contraire : son naturel exécrable, celui qu’il détestait tant, lui avait soufflé d’en profiter. Aussi, il ne s’était pas gêné pour marquer le jeune homme plus que nécessaire. C’était stupide. Ridicule, surtout pour quelqu’un de son âge. Mais ces marques violacées avaient su flatter son orgueil, chose dont il avait incroyablement besoin. Il aurait pourtant dû savoir que ce n’était qu’éphémère. Dès l’instant où Akhira était parti, la situation était redevenue la même.
Et il se détestait toujours autant.

Il ne dispensait pas de cours, aujourd’hui, ce pourquoi il s’était levé tard. Comme si souvent, la première chose qui lui était tombé dessus dès son réveil était une formidable gueule de bois. L’alcool était pourtant l’unique chose qui l’aidait à trouver le sommeil depuis un petit bout de temps. Café et antalgiques à la sortie du lit était devenu comme une sorte de rituel. Kyosuke était cependant bien forcé de réaliser que les médicaments, de par les doses qu’il ingéraient, devenaient de moins en moins efficaces. Cette pensée le fit grincer des dents. Inévitablement, tout finissait par se dégrader. Son corps, lui aussi, finissait par en faire les frais.
Il venait tout juste de sortir de la douche lorsqu’il entendit qu’on sonnait à la porte. Sourcils froncés et cheveux encore humides, il était allé ouvrir, quelque peu sceptique. A cette heure-ci de l’après-midi, il avait bien du mal à s’imaginer ce dont il pouvait s’agir. En ouvrant, il ne parvint pas à cacher sa surprise. Akhira et un autre homme se tenait sur le pas de sa porte. Dégageant les mèches sombres qui lui tombaient devant les yeux, sa première réaction fut certainement la mauvaise. « Akhira ? Qu’est-ce que tu fais ici ?... » Ses yeux noirs se posèrent sur l’autre personne avant de revenir vers le visage qui lui était familier. « ...je t’ai déjà dis que j’étais pas partant pour les « affaires » à plusieurs... » souffla-t-il doucement, perplexe. Akhira le savait, oui. Ce pourquoi il ne comprenait absolument pas la raison de la présence de l’homme dans son dos. Homme qui n’avait visiblement pas apprécié ce qu’il venait de dire. Le coup partit tellement vite qu’il n’eut même pas le temps de réagir. Ce fut le musicien qui le prit à sa place, se postant juste devant lui. Les yeux de Kyosuke s’écarquillèrent alors qu’il vit le sang teinter son mouchoir. Il n’eut pas le temps de parler qu’Akhira prenait la parole, faisant les présentations. Oh. La situation devenait un peu plus claire.
Le plus important était cependant Akhira. Il posa une main sur son épaule pour le tourner légèrement vers lui. A y regarder de plus près, ce n’était pas le premier coup qu’il venait de recevoir. Sa mâchoire se serra sensiblement alors qu’il se rappelait de l’état de son visage lors de leur dernière rencontre. Ce n’était quand même pas ce type qui le frappait, si ?... Malgré lui, son regard se fit plus sombre, alors qu’il le plantait sur le dénommé « Kaleb ». Visiblement, il ne plaisantait pas du tout. Un soufflement irrité s’échappa de ses lèvres. Clairement, ce type lui était antipathique au possible. « Pourquoi est-ce que tu l’as amené ici ? » finit-il par demander à son ancien petit-ami avant de se raviser. « Enfin peu importe, il faut qu’on s’occupe de ton visage... » Il était dans un sacré état, effectivement. Le professeur ne supportait pas de le voir si ravagé. « Cette foutue machine t’a vraiment couplé avec cette brute ?... » demanda-t-il sur un ton irrité alors qu’il fusillait du regard Kaleb. La violence était quelque chose qu’il était venu à haïr, suite à sa séparation tragique avec Tôru. Les stigmates indélébiles dans son dos démontraient bien que le choc qu’elle laissait était irréversible. Mais Kyosuke avait beau tenter de se montrer un minimum composé, il savait parfaitement qu’il ne faisait pas le poids contre cette personne qui, plus que clairement, semblait vouloir lui refaire le portrait...


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MessageVen 14 Juil - 23:51 (#)
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Il est sa propriété. Il lui appartient et ce depuis le jour où il est venu le rejoindre en rampant, le suppliant presque de lui prendre sa virginité. Parce que oui, Akhira était venu, saoul, se perdre dans ses bras pour lui faire des avances auxquelles Kaleb n'a pas pu dire non. Après tout, Akhira est si frêle, semble si fragile... Mais en vérité, il n'est qu'un infâme personnage manipulateur qui sait que trop bien parvenir à ses fins. Et, encore une fois, il a su aller se plaindre chez quelqu'un d'autre. Ils ont passé une soirée particulière, quelques jours plus tôt, Kaleb et lui et la seule et unique chose dont il est capable c'est d'aller coucher avec un autre. La colère est à son maximum dans le corps et l'âme du mécanicien qui le force à lui donner l'adresse du troisième concerné dans cette foutue histoire.
Tout au long du voyage, ce sont les suçons qui ornent le cou de celui assit à l'arrière qui le hante. Qui a été aposer sa marque sur sa propriété ? Il déteste déjà celui qui est à l'origine de tout cela. Mais il déteste encore plus Akhira. S'il pouvait lui donner un nouveau coup de poing il ne se gênerait pas pour le faire, mais il n'a pas envie d'avoir un accident en moto en plus de tous ces ennuis qui s'ajoutent. Enfin, une dizaine de minutes plus tard, le deux roues se stoppent au pied d'une résidence modeste. Kaleb ne peut pas s'empêcher d'être mauvais en se demandant dans quel endroit Akhira a pu pêcher celui qui finit par ouvrir sa porte.
Il évite un coup porté tout droit par le mécanicien, un coup que se prend en plein visage Akhira dont la lèvre se met à saigner. Le fameux Kyosuke semble prendre la situation à la légère, ne se gênant clairement pas pour poser ses sales mains sur le visage du musicien qui n'essaie même pas de se soustraire à cela. Le sang de Kaleb ne fait qu'une fois le tour et il s'empresse de saisir le brun par le haut de son tee-shirt, le plaquant contre la porte de chez lui.

« C'est plutôt à moi de te demander pour quelle raison on en arrive là, non ? De un, ne t'avise même pas de le toucher une fois de plus, et de deux, il n'a pas besoin de personne pour se défendre. »

Son poing vient se loger juste à côté de la tempe de son interlocuteur qu'il relâche en tapotant son tee-shirt au niveau de son épaule. Puis, il saisit Akhira par le bras, avec force, pour l'emmener à l'intérieur. Assez vite, ses yeux se font au paysage et repèrent un canapé sur lequel il fait asseoir le musicien.

« C'est là, n'est-ce pas ? C'est là que tu as fait ta pute ? C'est comme ça que tu aimes qu'on te parle, pas vrai ; parce que c'est juste ce que tu mérites. »

Ses paroles sont crues mais méritantes selon lui. Ses yeux sont furieux, ses lèvres tremblent de colère et ses deux poings sont serrés le long de son corps. Il fixe la figure abîmée de son interlocuter, son cou parsemé de foutus suçons qui mettront du temps avant de se dissiper. Alors voilà où ils en sont, à se battre pour lui ? Il se trouve d'un ridicule... Mais le plus ridicule c'est de sentir la présence en trop de Kyosuke non loin de lui.
Kaleb fait volte-face pour ne pas manquer d'intercepter cet homme qui l'agace déjà au plus profond de son âme.

« Et toi, reprend-t-il, je suis sûr que tu ne vaux pas mieux que lui pour te taper un mec déjà en couple. C'est quoi le problème entre vous ?! Vous me faîtes chier, putain ! »

En jurant de la sorte, cela lui permet de se libérer au moins un minimum. Néanmoins, en apercevant un cadre qui traîne à quelques mètres de lui, la colère du mécanicien déferle et le cadre part voler à l'autre bout de la pièce, traversant l'espace entre eux trois. Ce rendez-vous aurait si bien pu se dérouler.


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MessageDim 16 Juil - 23:18 (#)

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Il avait honte. Il avait terriblement honte. Il ne se remettrait jamais de ce qu'osait lui faire subir Kaleb qui, comme à son habitude, se croyait tout permis. Il était également mal à l'aise et il lui était difficile de ne rien montrer. Il gardait son calme avec difficultés pour ne pas que Kaleb finisse par perdre totalement le sien. Cependant, il savait que cela dégénérerait et qu'il ne pourrait rien y faire. C'était frustrant.

Kyosuke eut la mauvaise manie de le tourner vers lui pour voir comment était son visage. Il osa même poser ses mains sur son visage meurtri bien qu'Akhira ne put nier le fait que cela le rassura le temps de quelques secondes. Il sourit tristement à ses paroles et voulut lui répondre mais son ami d'enfance fut plus rapide que lui. Il était pris au piège. Il n'y avait rien qu'il puisse faire et il en était de-même pour Kyosuke. Ils allaient passé un sale quart d'heure.
Finalement, son ex petit-ami y passa et fut plaqué contre le mur le plus proche. Trop occupé à s'occuper de son visage, lui ne put rien y faire et dut se tenir en écart en attendant que Kaleb puisse éventuellement se calmer. Toutefois, la fin de ses paroles n'étaient pas totalement fausses. Il était capable de se défendre tout seul et il ne se gênerait pas pour le faire dès qu'il en aurait l'occasion parce qu'à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, là, il était obligé de la refermer. Kaleb avait toujours eu un coup d'avance sur lui. Sur tout. Peut-être que ses parents avaient eu raison de toujours le mettre en avant face à lui qui semblait être un rébus de la société.
Sans s'y attendre, l'air de rien, ce fut au tour de Kyosuke de se prendre un coup et il s'apprêta à crier sur Kaleb que celui-ci l'attrapa par le bras pour l'entraîner à l'intérieur de l'appartement. Pour qui se prenait-il à entrer chez les gens sans leur demander leur avis ?! Mais le coup le plus dur à supporter fut de la façon dont il le traita. Jamais il ne l'avait traité de prostitué auparavant et encore moins aussi vulgairement. Déstabilisé, les poings serrés sur ses jambes, il ne sut pas ce qui le retint encore quelques minutes de plus.

« Tu es mon point faible, Akhira. ».

Que des mensonges. Tout ça n'était que foutaises. Il se fichait juste royalement de lui et il n'en était pas autrement depuis le début. Qu'est-ce qui lui avait pris à aller le voir lui ce soir-là plutôt qu'un autre ? Fichus sentiments. Il en avait plus qu'assez.
Il se leva et gifla Kaleb comme il ne l'avait jamais fait jusqu'à maintenant. Pris de court, celui-ci ne réagit pas tout de suite et il eut le temps de continuer dans sa lancée. Il le poussa jusqu'à ce que ce soit lui qui s'assoit sur ce canapé.

« Ne me traite plus jamais comme tu viens de le faire, dit-il, Est-ce que tu m'as entendu ?! », s'emporta-t-il.

Puis, il se mit à rire. Était-ce ses nerfs qui craquaient ? Il n'en savait rien. Mais, il rit jusqu'à ne plus en pouvoir au point de s'en tenir les côtes tant elles lui faisaient mal. Au fait, qu'est-ce qui disait à Kaleb que c'était ici qu'il avait recouché avec Kyosuke et pas chez lui, voire autre part ? Au fond, qui était le plus naïf des deux ? C'était à se demander.
Cependant, ce n'était pas ce dont il avait envie de parler avec lui. C'était plus de cette notion de « couple » dont il avait parlé. Étaient-ils réellement en couple parce qu'ils faisaient partie d'Ishikawa Corporation ? En voilà une bonne blague. Ce n'était pas parce qu'ils avaient été couplés qu'ils étaient en couple. Cela n'était qu'une façade et il aurait tôt fait de la détruire parce qu'il n'avait pas envie de passer le restant de sa vie avec Kaleb. Puis, qui lui disait que monsieur n'avait pas été voir ailleurs ?

« Et toi ?, lui demanda-t-il en arquant un sourcil, Avec qui as-tu couché ? Je te connais Kaleb. Je ne doute pas que tu n'aies pas changé. »

Il pencha la tête sur le côté et eut un rictus mauvais.

« Nous ne sommes pas en couple. Je ne suis pas ta propriété, reprit-il, Je n'appartiens qu'à moi-même. »

Il se remit à rire et lança sur un ton qui frôlait la folie :

« Tu peux toujours essayer de me forcer à me marier avec toi ! Ce n'est pas demain la veille que ça arrivera avec une brute pareille ! », rit-il.

Il s'installa sur la table basse face au canapé et regarda ailleurs.

« Va crever. »

Ce fut lancer sur un ton froid et sec. Il pensait sincèrement ses mots car il avait atteint un stade avec Kaleb où il ne pouvait plus faire semblant. Il ne voulait plus le voir, il avait juste envie de lui crier dessus et de le piétiner avec ses maigres forces. Son regard vint se perdre un instant sur le sol avant qu'il ne se redresse et parte demander à Kyosuke s'il avait une cigarette à lui prêter. Celui-ci fouilla dans la poche de son jean et lui en tendit une. Il le remercia avec un sourire mélancolique et se passa une main dans les cheveux en tirant une latte avec son autre main.

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MessageMar 18 Juil - 22:42 (#)

GONNA KILL YOU BOTH
ft. Kaleb & Akhira


Il tentait de relativiser et de se dire que la situation aurait pu être pire. Et c’était incroyablement naïf : la partie la plus rationnelle de son être le lui criait. Ce n’était que le début, et clairement, il n’était pas au bout de sa peine. Une voix malsaine lui soufflait que c’était bien de sa faute, il ne faisait que payer les conséquences de ses actes. Mais cela le révoltait. Il faisait ce qu’il voulait. Absolument tout ce qu’il voulait. Les limites, depuis un certain temps déjà, n’existaient plus. Clairement, même s’il allait passer un moment dont il se souviendrait pendant un bon bout de temps, il ne regrettait pas un seul instant. Kyosuke n’arrivait pas à le faire. Du moins plus.
Il eut à peine le temps de s’inquiéter de l’état d’Akhira que déjà, le dénommé Kaleb l’attrapait par son haut pour le plaquer furieusement contre la porte d’entrée. Une grimace passa un court instant sur ses lèvres. Avec tout ce grabuge, les voisins allaient encore porter plainte auprès du propriétaire. Lui qui avait déjà du mal à garder son logement... C’était bien sa veine. Le professeur n’eut même pas le temps de répondre aux menaces de l’homme que déjà, ce dernier lui assena un coup sur la tempe. Un voile opaque tomba sur son champ de vision l’espace de quelques secondes, alors qu’il titubait. Il n’allait pas de main morte, c’était le moins qu’on puisse dire. Quand ses yeux captèrent de nouveau ce qui l’entourait, il vit Kaleb saisir Akhira par le bras pour l’entraîner à l’intérieur de son appartement. Malgré lui, un tic irrité souleva le coin de sa lèvre. Le frapper ne suffisait pas, il fallait aussi qu’il s’invite chez lui ? Ce type était finalement encore plus insupportable qu’il ne l’aurait imaginé. Et en l’entendant parler à son ancien petit ami d’une façon tout bonnement haïssable, il sentit son sang bouillonner dans ses veines. Il avait un problème. Un sérieux problème, même. Le musicien avait beau ne plus être avec lui, il ne supportait pas qu’on le traite de la sorte. Personne n’avait le droit de lui parler de la sorte. Sous une subite impulsion, Kyosuke s’apprêtait à rendre son coup à Kaleb, histoire de le remettre en place quand bien même cela aurait été du suicide, mais Akhira le devança. La gifle résonna dans la pièce, alors qu’il se stoppait. L’autre brute avait raison, le jeune homme était capable de se défendre seul ; c’était clairement ce qu’il était en train de faire. Il contrattaquait.
Akhira semblait lui aussi à bout. La pièce était chargée d’une tension qu’il n’arrivait même pas à mesurer. Lorsque Kaleb eut un dernier sursaut de rage, il ne put s’empêcher de tiquer à nouveau. Il détestait ce genre de comportement qui, malgré tout, lui était bien trop familier. Il avait l’impression de vivre une scène qu’il avait déjà vécu, quelques années en arrière. Cela lui donnait la nausée. Et Kyosuke avait beau ne pas être d’une force notable, il avait les mots faciles. Sa nature première, détestable, savait comment blesser sans même avoir à utiliser la violence. Il crachait du venin. Le professeur savait qu’il aurait du calmer le jeu ; c’était la meilleure chose à faire. Il avait cependant le chic pour choisir les mauvaises décisions. Il se sentait irrité malgré lui d’être entraîné dans une histoire qui le dépassait –après tout, n’étaient-ils pas en train, indirectement, de régler leurs petites affaires ? Son rôle n’était que secondaire. Un sourire en coin tordit ses lèvres alors que ses yeux sombres se posaient avec mépris sur Kaleb. « Ce n’est pas parce que cette foutue machine vous a maqué ensemble que cela fait de vous un couple » grinça-t-il entre ses dents. En effet, il croyait peu en ce stupide projet qui se basait sur de simples pronostiques pour enchaîner les gens l’un  à l’autre. Kyosuke n’acceptait pas ce système. Et il suffisait simplement de les voir pour comprendre à quel point cette méthode était défectueuse. Les derniers mots que lâcha Akhira ne fit que le confirmer. A sa demande, il lui tendit une cigarette et vint se poster à côté de lui, sans pour autant lâcher l’autre brute du regard. Il détestait cet homme. Il ne méritait pas d’être avec son ex-petit ami, c’était d’une évidence. Ce n’était pas de la jalousie –ou était-ce précisément cela ?- mais quelque chose d’encore plus profond. Instinctif. Les hommes qui tapaient sur leur conjoint étaient simplement les pires. C’était ce dont il tentait de se convaincre. « Pas étonnant qu’Akhira décide d’aller voir ailleurs, vu la façon dont tu le traites. » Oui, Kyosuke commençait à le provoquer. C’était plus fort que lui. « J’ai pu voir tous les hématomes que tu lui as fait. Et ça me suffit pour dire que tu ne mérites même pas d’être couplé avec lui » Car cela ne faisait pas de doutes : le visage ravagé du musicien était l’œuvre de Kaleb. Le venin continuait de suinter lentement sur sa langue, corrosif. Il avait besoin d’en rajouter une couche. « Tu es le seul qui a un problème, ici » Sa voix était calme, mais son corps était tendu au possible. Sa haine se reportait jusque dans la moindre parcelle de son être. Maintenant qu’il était lancé, il avait envie de pousser les choses encore plus loin. Après tout le chemin que Kaleb avait fait pour venir lui hurler dessus, il n’allait pas prendre des pincettes et gâcher sa visite.



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MessageLun 24 Juil - 20:57 (#)
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Il a qu'une seule envie et ce n'est sûrement pas la plus belle à voir. C'est une de ces envies meurtrières qui vous prend quand vous ne pouvez pas supporter plus que ce que vous ne supportez déjà. Une de ces envies meurtrières qui, si vous n'étiez pas sain d'esprit (un minimum), vous la métriez en exécution sans même vous imaginer les retombées possibles. Mais Kaleb n'est pas encore aussi fou au point de commettre cette envie et terminer en prison pour deux crimes conscients. Car oui, clairement, il a juste envie de tuer Kyosuke et Akhira - en gardant le meilleur pour la fin. Ils se liguent contre lui pour former une équipe minable, ridicule, pauvre en arguments mais qui, pourtant, se croit bien plus forte. Le mécanicien aurait pu en rire s'il n'avait pas eu cette envie qui cogne encore et encore dans son crâne. Chacun leur tour, ils le provoquent fièrement amusés de la situation qui se présente. Mais elle est juste ridicule, même quand la gifle résonne dans la pièce, surprenant malgré tout Kaleb.
Akhira est encore plus dingue qu'il ne l'a toujours pensé. Encore plus à cause de cet ex petit ami présent dans la salle mais qui ne sert strictement à rien. La mâchoire du plus âgé se crispe, sa tempe continue de battre sur son visage et il se demande ce qui le retient encore d'en frapper un. Peut-être les paroles vénéneuses qu'on lui assène ?

« Parce que tu crois clairement que j'ai envie de me marier avec toi ? Ou de me marier tout court ? T'as pas compris que cette machine me fait chier ? Je dois te le dire en quelle langue pour que cela rentre dans ton esprit étroit ?! »

Kaleb n'est pas particulièrement vulgaire en temps normal, mais quand il s'énerve et que la moutarde lui monte un peu trop au nez, les gros mots fusent et se répandent très vite dans l'environnement que le mécanicien peuple. Akhira n'est qu'un idiot qui ne manque pas de le faire rire de tout son être. Croyait-il à un seul moment que leur relation imposée déboucherait sur un mariage ? Hors de question. Kaleb est un homme libre, aussi loin qu'il peut se le dire.
Il aurait pu continuer de déverser sa haine sur le musicien, mais l'autre imbécile chez lequel ils se disputent décide d'en rajouter une couche, s'installant aussi proche d'Akhira. Le sang ne fait qu'un tour dans les veines de Kaleb et ses poings ne tardent pas à venir éclater la table basse en verre sur laquelle ils étaient installés. Il attrape au vol ce Kyosuke pour le plaquer contre le mur le plus proche et abattre son poing dans son estomac. La rage vit dans celui de Kaleb, remontant dans tout son être, dans toute son âme.

« Et moi j'ai pu voir tous les putains de suçons que tu lui as fait, lâche-t-il, ses mâchoires toujours crispées. Qui est-ce que tu es, au juste, pour te permettre de me juger ? On ne se connait pas, et je n'ai pas envie d'apprendre à te connaître. »

Cette fois-ci, son poing atteint la lèvre de son interlocuteur qui ne tarde pas à enfler et devenir rouge. A ce moment, le mécanicien relâche sa proie et vient lui parler à l'oreille, sifflant comme un serpent :

« Tu n'as qu'à demander à Akhira de choisir entre toi et moi puisque cela semble te poser un souci. »

Un sourire mauvais se plaque sur le visage du brun tandis qu'il retourne auprès de celui qui créé tant d'émois d'un côté ou de l'autre de cet appartement. Il arrive vers le garçon aux cheveux argentés pour l'attraper par les cheveux avec fermeté.

« Ecoute, Akhira, écoute bien la question que va te poser ton cher et tendre ex petit ami chez qui tu vas pleurnicher ! »

Il l'humilie, il se donne en spectacle, mais il ne se rend pas compte de son poing en sang et de ses yeux révulsés. De cette apparence violente qu'il se créée et nourrit soigneusement.


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MessageMar 25 Juil - 0:24 (#)

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Sa folie avait atteint son paroxysme. Il se remit à rire et le fit autant qu'il en était capable. Il avait mal aux côtes et des larmes perlèrent le long de ses joues tant il riait. Quand s'arrêterait-il ? Y arriverait-il même après que cette situation barbante aurait cessé ? Il était en train de péter un plomb mais ce n'était rien comparé à Kaleb. Qui était le principal fautif dans cette histoire parmi eux trois ? Qui avait mal respecté les règles du jeu ? C'était insensé... Et si pathétique.
Il pensa à Kyosuke qui devait avoir du mal à contenir lui aussi sa colère face à une scène de violence. Akhira ne connaissait que le dessous de l'histoire qu'il avait eu avec Tôru, l'homme qu'il aimait toujours au jour d'aujourd'hui, mais il savait qu'il avait été violent à son égard. Il savait également à quel point la violence répugnait son ex petit-ami et il se sentait mal vis-à-vis de lui que cette histoire ait pu terminer jusque chez lui. Il ne devra pas oublier de s'excuser comme il le fallait la prochaine fois qu'il le verrait car il ne s'empêcherait pas de le revoir quoiqu'en dise Kaleb.
Kaleb. Il continuait à se payer sa tête de seconde en seconde en faisant des conclusions hâtives et en croyant ce que bon lui semble. Et après, il osait lui dire que c'était lui l'égocentrique qui était impeccablement imbu de lui-même ? Mais le pire était de l'entendre dire que cette machine lui tapait autant sur le système que Kyosuke et lui pouvaient le faire. Alors pourquoi est-ce que tu n'as pas contourner le problème comme tu sais si bien le faire ? Cela le fit rire davantage.
Mais il doit brutalement cesser quand il le voit éclater la table en verre en mille morceaux. Il s'apprêta à exploser à son tour mais Kaleb avait déjà attrapé Kyosuke pour le frapper encore une fois. Il ne passa pas plusieurs chemins pour s'approcher d'eux pour les séparer mais ce fut une mauvaise idée puisque Kaleb l'attrapa au vol par les cheveux. Il grimaça de douleur et, fou de colère, soutint son regard. Il n'avait pas peur. Pas peur de lui et de l'état dans lequel il était. Vas-y. Frappe-moi. Tue-moi. Essaye.

« Tu ne comprends rien à rien. », souffla-t-il, les yeux perdus dans le vide.

Il mordilla sa lèvre inférieure et surprit Kaleb en l'attrapant par le col et en déposant un baiser au coin de ses lèvres. Là, avec subtilité, il parvint à se détacher de lui et s'approcher d'une pile de livres qui jonchaient une table.

« Tu ne comprends rien. », répéta-t-il mais plus fort.

Il attrapa un livre et le lui balança dessus. Il recommença avec un deuxième, un troisième et ainsi de suite. Kaleb essayait d'esquiver mais il parvint à le toucher plus de fois que lui ne réussit à l'esquiver.

« TU NE COMPRENDS RIEN ! »

Il s'arrêta et ce fut plus fort que lui. Les larmes coulèrent à flots le long de ses joues et ce n'était pas le rire qui provoquait cela. Non, ça ne l'était pas puisqu'il ne riait plus. Il pleurait. Véritablement. Il pleurait pour la toute première fois devant Kaleb et il pleurait comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Son visage était baigné de larmes et il sanglotait éperdument. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il était si triste.
Il était triste car la seule personne dont il ait jamais pu être amoureux ne le comprenait pas et lui ne le comprenait pas en retour. Pourquoi fallait-il que cela soit ainsi ? Bien sûr, il n'avait pas espéré pouvoir se marier ou avoir un enfant mais il n'aurait pas dit non à une vie amoureuse. N'était-ce pas normal qu'il le souhaite même si son travail occupait empiétait grandement sur sa vie privée ? Ses larmes continuaient de couler et il se remit à balancer des livres sur Kaleb. Un finit par le toucher au visage mais cela ne le stoppa pas.

« Tu ne t'es jamais demandé pourquoi j'ai fait ça ?!, reprit-il, Si ce n'est par envie. Tu es enragé parce que tu sais que tu ne me rends pas heureux mais réfléchis un peu. Pourquoi est-ce que tu ne me rends pas heureux ? Pourquoi ?!, cria-t-il presque, Parce que tu te voiles la face ! »

N'ayant plus de livres sous la main, il s'arrêta et serra ses poings fermement.

« Je t'aime, lâcha-t-il, Je t'aime, Kaleb, souffla-t-il, Je t'aime ! JE T'AIME ! »

Il renifla bruyamment et osa regarder Kaleb qui s'était calmé. Mais, pour combien de temps ?

« Moi, j'ai arrêté de me voiler la face depuis longtemps. À ton tour, dit-il, Mais sache que cela voudra simplement dire que cette histoire prendra enfin fin. »

Rien que d'y penser, son cœur se serra violemment contre son torse. Il se remit à pleurer davantage et, n'en pouvant plus de se donner en spectacle, il partit se réfugier dans la salle de bain. Il s'y enferma à clef et se colla contre la porte en essayant de stopper ses pleurs sans y parvenir. Il n'était pas capable d'oublier ses sentiments pour lui, il n'était pas capable de passer à autre chose. Il était la seule personne à lui avoir ouvert ses bras quand il en avait eu besoin. Il était son unique sauveur.

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MessageMer 26 Juil - 22:52 (#)

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ft. Kaleb & Akhira


Forcément, il finissait par s’énerver à son tour. Par la situation, le comportement de Kaleb –peut-être même celle d’Akhira-, les mots, les coups... Cela ne faisait que réveiller de vieilles blessures ; il avait presque l’impression de sentir les plaies dans son dos le lancer avec violence. Il connaissait –reconnaissait- ce genre d’échanges haineux. Sauf que pour sa part, il –ils- n’y avait jamais impliqué une tierce personne. Enfin. Kyosuke ne pouvait nier sa part de responsabilité dans toute cette affaire. Il avait cependant du mal à suivre, ne comprenant pas bien où tout cela pouvait mener. Pourquoi avaient-il été couplés s’ils s’entendaient si mal que cela ? On venait pour lui refaire le portrait, mais finalement les deux nouveaux venus se disputaient plus qu’autre chose, sans qu’il ait réellement besoin d’intervenir. Bien étrange situation qui lui pesait de plus en plus sur le système. La violence de Kaleb retomba vite sur lui, une fois qu’il eut réduit à néant sa table basse. Comme si les derniers coups n’avaient pas suffit, le professeur en reçut un nouveau dans l’estomac, suivit d’un autre sur la lèvre. Il n’avait même pas le temps de reprendre ses esprits suite au premier que la douleur explosait encore sur son visage. Il étouffa une faible plainte avant de se pencher vers l’avant, ses cheveux sombres lui tombant dans les yeux. Il avait oublié ô combien cela pouvait lui faire un mal de chien. Mais ce n’était clairement rien en comparaison de ce qu’il avait pu commettre. Kaleb avait beau être une brute, jamais il ne l’amocherait comme il avait pu l’être. C’était une évidence. Un rire amer s’échappa de ses lèvres blessées alors qu’il se redressait avec difficulté. « Enflure » souffla-t-il dédaigneusement. Oui, parce qu’il était certainement bien placé pour dire cela. Un rictus éclaira son visage abîmé. « Tu veux pas me connaître mais tu t’es déplacé ici spécialement pour me voir, non ? » Il avait encore le courage de sourire, chose stupide dans cette situation. Plus que de répondre par les actes, il le provoquait. C’était dans sa nature, après tout. Quitte à se faire frapper à mort, il continuait de pousser le bouchon un peu plus loin. Toujours. Mais ce qu’il lui glissa à l’oreille lui donna la nausée. Y avait-il vraiment lieu de prononcer des paroles aussi stupides ? Définitivement, Kaleb se trompait sur la relation qu’ils pouvaient avoir. Kyosuke n’aurait su dire s’il s’agissait d’une jalousie morbide ou d’une possessivité qui frôlait la folie. Il ne comprenait même pas ce qu’il pouvait réellement ressentir pour le musicien. Celui-ci tenta de s’interposer entre eux avant que le professeur ne se fasse une nouvelle fois frapper, mais essuya un excès de violence de la part de l’autre jeune homme.
Il grinça les dents en le voyant se faire agripper par ses beaux cheveux argentés. Les réactions d’Akhira le laissèrent cependant perplexe. Tout se passa trop vite. Du rire, il passa aux larmes. Et il paraissait si triste... Malgré lui, Kyosuke comprenait. Il comprenait parfaitement. Tout. C’était évident, au fond. Depuis le début, il n’avait certainement jamais aimé personne d’autre que Kaleb, même du temps où ils avaient été ensemble. Le professeur se demandait même s’il n’avait pas couché avec lui pour prendre une revanche –donner une leçon ?- sur l’autre jeune homme. Tout devenait subitement très clair. Et cela le peinait. Il n’avait jamais vu son ancien petit ami aussi atteint. Il ne fut même pas étonné de le voir partir se réfugier dans la sale de bain. Epuisé, il se laissa retomber dans le fauteuil, main plaquée contre sa tempe. Pourquoi est-ce qu’il se retrouvait mêlé à tout ça ? Il releva ses yeux noirs vers Kaleb. Il était tellement fatigué qu’il n’arrivait plus à être en colère contre lui. « Comme tu peux le voir, Akhira a déjà fait son choix depuis longtemps. Même lorsqu’on était ensemble... » Il s’arrêta, soupira faiblement. « ...même durant cette période, je pense que c’était déjà le cas » Il n’était pas franchement dérangé par rapport à cela. Il l’avait toujours su, malgré lui. Et ce n’était pas comme s’il était réellement différent de lui. Sa main descendit sur ses yeux. Il commençait à avoir une sacrée migraine. « Alors arrête de faire l’abruti et va le voir » Il avait même plutôt intérêt à régler cette histoire au plus vite, avant qu’il ne perde son calme et se décide à les foutre dehors. Nerveux, il attrapa une cigarette qu’il alluma immédiatement, ne prenant même pas le soin de le faire sur le balcon. S’il voulait se détendre sensiblement, mieux valait évacuer la pression rapidement.




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MessageDim 30 Juil - 19:13 (#)
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Tu n'es qu'un imbécile. Un putain d'imbécile et ça ne changera jamais. Non, jamais. Parce qu'il est têtu, plus têtu que n'importe qui et qu'il ne veut pas se laisser changer par qui que ce soit, ou quoi que ce soit. Des sentiments, des émotions ? La belle affaire ! ça ne sert jamais rien qu'à créer plus d'ennuis que les humains n'en ont déjà. S'encombrer d'un autre alors qu'on est bien incapable de s'occuper de soi. L'amour n'existe pas, ce n'est qu'un foutu prétexte pour imaginer que les hommes sont loin d'être égoïstes. Mais c'est faux, archi-faux. Tous les hommes sont des êtres égoïstes qui ne pensent qu'à eux et à leur bien-être. Kaleb fait partie de ces personnes qui ne regardent que dans une direction, choisissant de faire abstraction de tout le reste afin de se permettre de ne pas sombrer dans des contrées inconnues. L'amour n'existe pas et n'a pas davantage lieu d'exister.
Un, deux, trois...
Un livre jeté. Puis deux, trois... Le mécanicien tente de les éviter mais les coups partent dans tous les sens. Même si cela ne le blesse pas plus que cela physiquement, il aperçoit malgré tout l'état dans lequel se met Akhira. L'état dans lequel le musicien est en continuant de lui balancer ces livres à la figure. Il l'entend lui hurler des choses, des propos, tout se passe très vite et la déclaration qu'il reçoit le laisse pantois, incapable d'éviter les derniers livres qui viennent le frapper au visage. Qui est-ce qui ne comprenait donc rien à rien ? Akhira... ou bien Kaleb ? Lui est planté au milieu du salon, sa main droite le lançant d'avoir frappé Kyosuke et son âme blessée par les paroles que tient Akhira avant de partir s'enfermer dans la salle de bain.
La rage a terminé son ascension dans le corps du mécanicien qui n'a pas bougé d'un centimètre depuis la disparition de son ami en pleurs. Cette déclaration, il ne sait pas par où la prendre, comment la comprendre, de quelle manière réagir face à cela. Personne ne lui en a jamais faite d'aussi sérieuse ou, du moins, qui le touche autant. Pourquoi est-ce qu'il se sent si fautif face à ce qui vient de se passer ? Pourquoi est-ce qu'il se déteste d'avoir agi avec tant de violence vis-à-vis de son interlocuteur ? Parce qu'il l'aime en retour ? Un rire nerveux sort de sa gorge, ce qui lui permet de revenir à lui et de passer une main dans ses cheveux bruns. Pitoyable. Insensé. Et Kyosuke qui lui balance d'aller lui parler. Bordel.
De sa main non blessée, il soutient son autre poing pour vérifier l'étendue des dégâts - rien de bien grave. Le plus douloureux reste la scène qui vient de se dérouler dans cet appartement qui a été remué et mis sens dessus dessous. La jalousie, la possessivité, l'envie et le désir envers Akhira ; est-ce que ces sentiments pour lui en renferme un bien plus fort ? L'amour n'existe pas. Kaleb n'en a jamais bénéficié de qui que ce soit et Akhira le sait plus que n'importe qui. Il désire le blesser ? En plein dans le mille. Akhira vient de confronter Kaleb à sa plus grande frayeur.
Adolescent, il a toujours fui. Il a tout le temps fui dès que la relation passait une semaine. Pour lui, rien n'a jamais été très sérieux. Il recherche constamment une liberté qu'il a sûrement un peu trop rêvé et cette idée est bien trop ancrée dans son esprit pour qu'il se rende compte de la réalité. Dans la vie, il ne parviendra pas à avancer davantage s'il ne se décide pas à rendre les armes et accepter que les sentiments font partie intégrante d'un homme. Kaleb est fort, mais bien aussi faible quand il s'agit de ça. C'est pour ça qu'il cogne, parce qu'il ne sait pas comment tout cela fonctionne, parce qu'il ne comprend pas comment il peut faire autrement. Il est semblable à un enfant dans sa période d'opposition. Un instant, il est affolé d'être abandonné, et l'instant d'après, il prend son indépendance sans se soucier du reste.

« Je ne peux pas faire ça. »

Ses paroles demeurent dans l'air puisque Kyosuke est déjà hors de la pièce. Pièce saccagée, ravagée de ce trop grand élan de... violence ? Kaleb soupire et s'avance vers la porte d'entrée. Dos au reste de l'appartement, il hésite. Il hésite à partir, comme d'habitude, ou de venir frapper contre la porte d'Akhira. Dans sa poche, son téléphone portable se met à vibrer et c'est ce qui le décide à s'éclipser.

Parce qu'il ne peut pas faire ça, il ne le fera pas.


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MessageVen 11 Aoû - 18:23 (#)

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Des pas. Des pas qui franchissaient le seuil de la porte d'entrée de l'appartement de Kyosuke. Ces pas ne pouvaient provenir que d'une seule personne : un fuyard. N'as-tu été qu'un fuyard ? Je croyais plus fort que ça.

Akhira se mit à pleurer davantage en comprenant que Kaleb était parti qu'il ne reviendrait pas. Il savait qu'il ne reviendrait pas car il ne changeait pas d'avis quand il avait pris une décision. De toute façon, il était clair qu'il ne serait pas venu le voir. À cause de sa fierté ? Ou peut-être d'autre chose. Il le savait mais cela lui fit affreusement mal. Sa plaie mentale s'agrandit et s'étala tout le long de son être. Ses larmes continuèrent à s'échiner de brûler ses joues tuméfiées tandis que son cœur se serrait. Encore. Encore... Et encore. Il glissa le long de la porte et passa rageusement une main dans ses cheveux. Cela ne voulait-il dire qu'une chose ? Ses sentiments...
… N'étaient pas réciproques. C'était ainsi qu'il voyait les choses et, bien qu'il le savait – comment est-ce que cela aurait pu en être autrement -, peut-être aurait-il souhaité avoir tort pour une fois. N'avait-il pas le droit de rêver ? Autant pouvait-il être satisfait de sa relation avec Kaleb, autant cette relation pouvait-elle lui faire du mal et, honnêtement, il était parfaitement au courant qu'il courrait à sa perte si leur relation évoluait comme Kaleb l'entendait. Mais, désormais, y aurait-il seulement une possibilité qu'il y ait une relation entre eux.

Tu as tout fichu en l'air. Toi ou moi ?

Il était misérable. Pour commencer, il était tombé amoureux d'un homme dans une société aussi traditionnelle que la société nippone. Ses parents auraient tôt fait de lui arranger un mariage s'ils apprenaient qu'il aimait un homme et de le sortir de cette organisation. Ensuite, il avait des sentiments pour un homme qui était incapable de concevoir ressentir quelque chose pour autrui car la notion d'amour lui était inconnu. Puis, pour finir, il était incapable d'imaginer une relation avec cette même personne à cause de cette égocentrisme qui lui rongeait les sangs. C'était de la folie !
Mais peut-être détenait-il la solution. Oui. Comme cité plus haut, si ses parents apprenaient qu'il était amoureux d'un homme, ils ne le supporteraient pas et pourtant, son père était mal placé pour le juger, lui, qui avait une maîtresse. Cependant, il le sortirait de cette organisation et cette mascarade prendrait fin. N'était-ce pas une bonne décision ? Ils avaient accepté sa condition de musicien alors ils n'auraient aucun mal à lui trouver une bonne petite femme qui serait une parfaite mère au foyer.

Ce devait être ça la solution. Te mettre au pied du mur.

Quand il fut calmé, ou plutôt quand il se décida à se calmer, il se redressa avec difficultés et essaya de ne pas se regarder dans le miroir. Il n'imaginait même pas dans quel état il devait être. Il se passa un coup d'eau sur le visage et prit une grande inspiration. Il s'en remettrait, n'est-ce pas ? À la toute fin de sa vie, certainement. Il faillit presque en rire mais se contenta d'épousseter ses vêtements et de partir ouvrir la porte.
Il tomba nez à nez avec Kyosuke qui le regarda plus inquiet que jamais. Il lui demanda de rester mais il refusa. Il n'avait pas envie de le déranger encore plus mais il se tint bien de le lui dire. Il se contenta de lui communiquer à la place qu'il préférait rentrer chez lui et d'être seul. Il s'excusa fébrilement en s'inclinant comme il le put et partit précipitamment. Il appela un taxi qui le ramena plus rapidement chez lui que le métro lui-même.
Chez lui, il se réfugia dans sa chambre et n'en bougea pas. Il ne s'en remettrait pas. Il était anéanti. Il avait fait sa toute première déclaration d'amour, il avait pleuré pour la toute première fois devant l'homme qu'il aimait mais cela n'avait rien changé.

Le punissait-on d'avoir fait de sa vie un mensonge ?

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MessageLun 28 Aoû - 15:47 (#)

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ft. Kaleb & Akhira


Il n’aimait pas cette situation qui avait cruellement un goût de déjà vu. Il avait beau savoir qu’il était –en partie- à l’origine de toute cette scène, il avait l’impression de la voir se dérouler devant ses yeux sans qu’il ne puisse rien changer. C’était frustrant. Pénible. Et douloureux. Pour lui, quelque part, mais encore plus pour eux deux. Akhira aimait Kaleb. Il le lui avait bien dit. Mais qu’en était-il de l’autre jeune homme ?... Kyosuke restait perplexe. Peut-être l’aimait-il, à sa façon. Peut-être. Qu’en savait-il, après tout ? Il était bien mal placé pour juger d’une quelconque façon, lui qui avait tué son propre cœur. Il se demanda un instant, avec beaucoup de sincérité, pourquoi est-ce que rien ne semblait jamais tourner dans le bon sens. Que cela soit pour lui ou pour Akhira, il avait la désagréable sensation que tout leur glissait entre les doigts. Le claquement de la porte d’entrée le ramena à la réalité, et il fut subitement envahi par une envie de meurtre. Kaleb était parti, sans rien dire ?...alors que le musicien devait très certainement être en train de pleurer toutes les larmes de son corps, prostré dans la salle de bain. Il tenta de calmer ce soubresaut de haine, se disant qu’il n’avait pas le droit d’interférer plus qu’il ne l’avait déjà fait. Mais, malgré lui, il était en colère. En le laissant de la sorte, ne l’avait-il pas abandonné ?... Kyosuke compatissait, subitement, avec la douleur que pouvait ressentir son ancien petit-ami. Il n’y avait rien de pire que cette sensation, il le savait.
Ecrasant sa cigarette dans le dernier cendrier encore entier de la pièce, il se leva. Passant une main fébrile dans sa chevelure sombre, il réfléchit un instant à ce qu’il pouvait bien dire à Akhira. Akhira qui devait avoir entendu, tout comme lui, le claquement sourd de la porte d’entrée, tout ce que cela pouvait impliquer. Il aurait aimé pouvoir le rassurer. Il en était cependant incapable. Car il n’avait pas les mots ; il ne les avait jamais eu. Et il avait beau ressentir une forte affection pour le jeune homme, cela n’allait pas plus loin. Il n’était de toute façon pas celui qu’il attendait, et encore moins celui qu’il aimait. Il le savait. Debout devant la porte, le professeur se demanda s’il devait frapper –ou non. Son geste s’arrêta dans le vide ; il fixa la planche de bois qui lui faisait face, indécis. Retrouver le visage larmoyant du musicien ne l’enchantait pas réellement ... Mais il devait arrêter de fuir, lui aussi.
La porte s’ouvrit d’elle-même, faisant apparaître le jeune homme qui semblait plus brisé que jamais. Kyosuke ne put s’empêcher de le regarder avec une inquiétude extrême. Le voir afficher une telle expression était tout bonnement horrible. Il ne voulait pas le laisser partir dans cet état. Néanmoins, Akhira refusa faiblement, indiquant vouloir s’en aller. Et, en dépit de sa volonté, il le laissa partir. De quel droit pouvait-il le retenir ? Il s’agissait bien d’une histoire qui le dépassait. Soupirant faiblement, il retourna dans le séjour, regardant d’un air presque dépité l’appartement ravagé. Tout ça pour ça. Et c’était bel et bien lui qui se retrouvait à ranger ce désordre qu’il n’avait même pas commis. Fatigué, il se laissa tomber sur le canapé, avant bras posé sur ses yeux. Cette histoire le tourmentait plus que prévu. Comme s’il avait encore le loisir de se préoccuper des autres...


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