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 Let me destroy you again

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Iwasaki TôruTokyoïte
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MessageMer 16 Aoû - 1:06 (#)
Let me destroy you again
Il s'était réveillé avec une migraine atroce. Il avait songé automatiquement qu'il resterait cloîtré au lit aujourd'hui mais le temps dehors l'en empêcha. Il faisait beau, à quoi est-ce que cela lui aurait servi de rester dans son appartement à ne rien faire ? Il ne travaillait pas aujourd'hui et il n'avait pas grand-chose avec quoi s'occuper chez lui. Il fallait qu'il sorte, qu'il ait l'esprit occupé.

Cela avait toujours été comme ça. À trop penser il finissait par devenir fou, bien qu'il ne le soit déjà. Il se rongeait les sangs et essayait de prendre points par points pour trouver une solution à chaque problème. Sauf qu'il y avait trop de points, énormément de problèmes à résoudre. Tout seul, il n'y arriverait pas mais, avec quelqu'un, il y arriverait encore moins. La seule solution, l'unique, était de sortir, d'écouter de la musique, de dessiner ou juste de marcher.
Non par méchanceté, mais des personnes de son entourage lui avaient conseillé de voir quelqu'un. Était-ce nécessaire ? Il avait conscience de ses défauts mais il n'était pas convaincu que l'aide d'un psychologue soit nécessaire pour faire régresser ses défauts. S'il était comme il était, c'était pour une raison et il devait trouver laquelle. Comment un parfait inconnu (ou une) pourrait l'aider ? Il lui faudrait lui raconter son histoire et transmettre ses sentiments. Plus facile à dire qu'à faire.
En attendant, il savait comment se stabiliser et le plus souvent, c'était grâce à l'art. La psychologie ne touchait-elle pas plus du domaine de la médecine ?

Il fila à la douche, se vêtit d'un t-shirt et d'un jean. Il s'occupa ensuite ses cheveux et de ses piercings, puis arrangea les traits de son visage fatigué... Avant d'aviser l'une de ses paires de lunettes de soleil sur le côté. Il enfila une paire de chaussures et sortit après s'être assuré d'avoir de l'argent sur lui, un paquet de cigarettes et un carnet de dessin avec un crayon. Dehors, une brise légère l'effleura. Alors, regret ou pas ?
Arrivé dans le centre de Tôkyô, il se posa dans un café pour dessiner au calme autour d'une boisson. Puis il chercha à contacter des ami(e)s mais tous étaient soit pris par le travail, soit par la famille, soit pour une toute autre raison. Bon, ce n'était pas comme si la solitude ça ne le connaissait pas. Il but un peu de sa boisson chaude et regarda par la baie vitrée.
Pourquoi était-il revenu à Tôkyô ? Il s'était souvent posé la question. On lui avait rappelé en Europe qu'on ne pouvait tourner la page que fuir était lâche. Il n'avait pas cherché à comprendre et du jour au lendemain, il avait décidé de rentrer. Pour expier ses fautes, il s'était dit qu'il devait disparaître mais il n'avait pas réussi à le faire. Peut-être parce qu'il y avait une autre solution à son problème et que depuis le début elle s'était toujours trouvé à Tôkyô. Désormais, à savoir s'il était capable d'aller de l'avant et de communiquer autrement que par la violence.

« Kyosuke... »

Un murmure, un souffle. En sortant du café, il n'avait fait que quelques pas et il était tombé sur lui. Il l'aurait reconnu entre milles et bien que cela lui en coupa la respiration, il parvint à prononcer son prénom. Celui qu'il avait prononcé un nombre incalculables de fois auparavant et qu'il n'aurait pas pensé redire à haute voix de toute sa vie. Cinq ans. Le temps passait vite mais n'effaçait pas la douleur et les larmes. Le cœur serré, il le vit se décomposer sous ses yeux.

Codage par Libella sur Graphiorum


— 恋のメロディー—

Despite everything, falling in love with you.
   I'm sorry for being violent, emotional, needy, anoying, stressful, weid, withdrawn, distant, imperfect, strange, unlovable, useless, worthless, lonely, depressed, sad, helpeless, broken, lost cause, defeated.
Akutagawa KyosukeTokyoïte
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MessageJeu 17 Aoû - 22:31 (#)

LET ME DESTROY YOU AGAIN
ft. Tôru


Il avait fini par se faire à l'idée que rien ne pouvait jamais tourner dans son sens. Absolument rien. Et pourtant, Kyosuke ne se considérait pas forcément comme un défaitiste. Mais, à plus d'une fois, le cours de choses lui avait bien démontré qu'il devait s'attendre au pire. Au moins, cela lui épargnait de nouvelles déceptions. Car il savait qu'il n'aurait pu en supporter davantage. Son coeur était fatigué. Son être, blasé. Il vivait sans le faire réellement ; peut être était-il mort depuis longtemps. Depuis ces cinq longues années -car oui, il était pitoyable au point de les compter, les recompter encore. Il était vide. Et il cherchait à combler ce vide du mieux qu'il le pouvait. Mais certainement de la mauvaise façon.
   Se réveiller dans des draps froids, la tête vaseuse et le corps endolori avait fini par devenir une habitude. En ouvrant les yeux, il regarda le jeune homme qui se trouvait à l'autre bout du lit, dormant tranquillement. Il ne connaissait même pas son nom. Ni son âge. Et c'était cela, son quotidien. Il s'extirpa félinement de sous la couette, s'étira de tout son long au milieu de la pièce, complètement nu. Il s'était endormi avant d'avoir eu le temps d'enfiler quelque chose, trop épuisé pour parvenir à le faire. Kyosuke sentait une odeur inconnue sur sa peau, ce qui lui donna la nausée. Il détestait avoir à ce souvenir de ce qu'il avait pu faire dans cette chambre, sur ce lit, avec cet inconnu. Peut-être en avait-il honte ? Il n'aurait su le dire. Après tout, cela n'était aucunement nouveau pour lui. Au contraire.
   Il fila sans plus tarder sous la douche, frottant à plusieurs reprises sa peau avec le savon mis à disposition. Il avait besoin de se débarrasser de cette étrange sensation de saleté qui le prenait à chaque fois qu'il s'adonnait à ce vice. Mais si cela effaçait les odeurs lourdes de transpiration et de parfum, le malaise perdurait. Comme si souvent. Une fois lavé, Kyosuke se rhabilla à la vitesse de l'éclair puis sortit de la chambre, non sans avoir laissé quelques billets sur la table de nuit. Ses cheveux de jais étaient encore légèrement humides, tombant par quelques mèches éparses devant ses yeux fatigué. Il avait des cernes ; il fallait dire qu'il dormait mal, en ce moment. Particulièrement depuis qu'il y avait eu cette histoire avec Akhira et Kaleb. Il revoyait encore l'expression détruite du musicien, et cela lui trottait dans la tête. Comme s'il avait le luxe de s'inquiéter pour les autres alors que lui-même était déjà au plus bas. Il n'empêchait que la violence de la scène avait ravivé quelques souvenirs en lui qu'il aurait aimé oublier. Et, à force de cogiter à chaque nuit, dans les bras d'un inconnu ou seul dans son lit, il ne parvenait à dormir complètement. Foutue situation qu'était la sienne, pestait-il alors qu'il rabattait ses cheveux rebelles vers l'arrière. Toutes ces insomnies finiraient par passer. Enfin il tentait de s'en convaincre. Peut-être devait-il retourner chez le médecin et lui demander une nouvelle fois des somnifères ? Mais alors puis puissants que ceux de la dernière fois ... il finissait par ne même plus en ressentir les effets.
   Il pensait à tout cela alors qu'il se frayait un chemin à travers la rue bondée. Il avait beau être encore relativement tôt, l'endroit était toujours aussi fréquenté. Dans un sourire, bien discret, il pensa qu'effectivement, Tokyo ne dormait jamais. Et puis, alors qu'il relevait ses yeux noirs pour regarder devant lui, un regard capta le sien. Il se figea en même temps que les battements de son coeur. Il n'était pas prêt pour encaisser cela.


***


  Pourquoi s'étaient-ils disputés, déjà ? Pour des bêtises. Comme toujours. Kyosuke transformait le moindre élément en drame. C'était plus fort que lui. La moindre contrariété, la moindre broutille, lui apparaissait être une montagne. Il n'avait pas supporté que des filles viennent l'accoster, alors qu'ils sortaient du cinéma. Forcément, Tôru était beau. Il le savait plus que quiconque. Lui, s'était contenté de sourire faiblement, alors qu'ils avaient parlé quelques instants. Et il s'était surpris à penser, une énième fois, qu'une femme lui était bien mieux assortie. Bien mieux que lui.
   Forcément, en rentrant, il avait fait une scène. Une crise de jalousie ; une nouvelle. Ses complexes revenaient au galop. Et pour se soulager, pour se conforter, il avait eu besoin de le blesser. Parce qu'il l'aimait. Trop. Et qu'il ne savait pas comment le faire de façon saine. Cela le tuait. Le ton avait fini par monter, comme si souvent. Kyosuke savait comment le pousser à bout. C'était devenu comme une spécialité. Et, à chaque fois, cela devenait plus brutal. Ils avaient atteint un paroxysme. Touché le fond. Tôru l'avait frappé, lui tenait les poignets. Et lui, lui, s'était mis à rire. A pleurer. Il devenait fou. Le venin avait coulé une nouvelle fois de ses lèvres, d'abord doucement. Jusqu'à ne plus s'arrêter. Il l'avait regardé, plus blessé qu'il ne l'avait jamais été. Il l'avait supplié de se taire avant qu'il ne vienne à franchir cette limite. Mais Kyosuke avait continué. Au fond, il voulait le détruire. Comme il se détruisait. 《 Tu es exactement comme ton père, au final.



***


   Kyosuke se sentit défaillir. Main blême plaquée contre le bouche, il se retint avec toutes les difficultés du monde de vomir. Le choc était trop violent. Ses jambes, à l'instar de ses forces, l'abandonnèrent. Il tomba au beau milieu de la foule, tremblant de tous ses membres. Il avait imaginé cette scène ; l'avait joué, rejoué, des centaines de milliards de fois dans sa tête. Mais jamais, jamais, il ne l'avait imaginé si désastreuse. Des tâches lumineuses obstruaient partiellement sa vision. Il avait changé ; ses cheveux, ses piercings... mais il restait pourtant le même. La faiblesse de sa voix alors qu'il appelait son prénom, le même regard blessé... Les souvenirs revenaient avec une horrible sensation de malaise, lui vrillant le crâne. Kyosuke se rappelait à quel point il avait pu l'aimer. Et à quel point il avait pu l'haïr.

Tôru.



— 恋のメロディー—



Method to satisfy a desire it is attitude of myself only this sound is supremacy. Creature of the self-satisfaction. I starve for a shock everyday, give me noise… Nausea does not stop every night, give me noise… Abandon fear, spit out the greed.


Iwasaki TôruTokyoïte
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MessageDim 20 Aoû - 22:38 (#)
Let me destroy you again
Il avait maintes fois souhaité ne pas avoir vu le jour et le plus souvent cela avait été pour effacer toute la douleur qu'il avait infligé à Kyosuke. Mais qui était Kyosuke si ce n'était l'homme de sa vie à ses yeux ? Sa déchéance.

Kyosuke s'était effondré devant ses yeux sans qu'il ne puisse rien y faire. Il était à l'agonie devant ses yeux et se retenait inéluctablement de vomir. À quoi est-ce que cela te sert de te faire davantage de mal ? Bien évidemment qu'il finira par vomir. Mais, honnêtement, Tôru ne s'était pas imaginé un seul instant qu'il le répugnerait. Ils s'étaient aimés, ils s'étaient haïs mais la roue avait-elle si mal tourné ? Il fallait croire que oui
Il avait imaginé cette scène. Quand ? Au début. Même parti en Europe, parti à des milliers de kilomètres loin de lui de peur d'attenter à sa vie une seconde fois, il s'était demandé s'il avait le droit de faire demi-tour pour lui demander pardon. Il avait à chaque fois quémander son pardon et, peut-être parce qu'il était aussi fou que lui, Kyosuke ne le lui avait pas refusé. Et cela avait recommencé. Encore et encore. Sans qu'il ne puisse rien y faire parce que tout au fond de lui une petite flamme ne cherchair qu'à embraser l'humanité entière.
Donc, il n'était pas revenu. Il avait continué à voguer en Europe à travers les pays. Ayant l'air d'un clandestin mais étant uniquement un voyageur. Il était en quête de l'inconnu car il n'y avait que l'inconnu qui l'apaisait. Ne pas penser à Kyosuke, le savoir en bonne santé car on lui avait affirmé à l'hôpital qu'il s'en remettrait... et recommencer sa vie à zéro ?

Non. S'il avait voulu recommencer sa vie, il ne serait pas revenu vivre à Tôkyô.

Leur relation n'était peuplé en grande partie que de mauvais souvenirs mais, n'y avait-il  pas également de bons souvenirs ? Est-ce que Kyosuke se souvenait-il de leur premier baiser ? Lui s'en souvenait comme si c'était hier. Ils étaient au lycée, installés sur le toit, alors que le festival battait son plein dans tous les bâtiments autour d'eux et à l'extérieur. Ils étaient affublés de costumes dûs au thème choisie par leur classe respective et avaient ri chacun en se voyant. Ils avaient parlé du festival et, sans savoir ce qui avait pu le pousser à le faire, il s'était penché vers lui pour l'embrasser. Ensuite, tout avait été si vite.

Est-ce que tu t'en souviens, Kyo ?


Ou est-ce qu'il ne se rappelait que de leur première dispute ? Et de la première fois où il avait posé la main sur lui ? Le visage crispé par la souffrance de le voir dans un état aussi lamentable que la dernière fois où il l'avait laissé, il écrasa, cependant, sa cigarette sur le sol pour accourir près de lui. Mais avait-il le droit de le toucher ? N'allait-il pas le nuire encore une fois ? N'allait-il pas le... Tuer ?

Ils s'étaient rejoints la veille et avaient été au cinéma. Ils avaient ensuite mangé dans un izakaya et avaient bu. L'ambiance était toujours la même, assez pesante, mais les regards amoureux étaient toujours présents. Du moins, faisaient-ils de leur mieux. Ce soir, ils avaient décidé d'aller chez Kyosuke et cela avait été mieux comme ils auraient raté, de toute façon, le dernier train menant chez lui. En soi, cela avait été une belle journée entre amoureux.
Mais cela ne dura pas. Kyosuke et sa langue de vipère. Il n'avait pas pu s'en empêcher. Tôru était en train de se rhabiller quand il commença. Pourtant, la situation était bien propice pour qu'ils fassent autre chose que se disputer. De plus, à quoi est-ce que cela lui servait de subitement lui communiquer qu'il n'avait pas supporté que des filles l'accostent à leur sortie du cinéma ? Puis, si cela l'avait dérangé de manière excessive, il aurait pu dire à ses filles de partir. Mais c'était peut-être plus facile pour lui : ainsi il était capable de rejeter aisément la faute sur lui. Comme toujours.
Un mot de trop et le coup était parti. « Pour qui est-ce que tu me prends, Kyosuke ?! ». Pour un idiot ? Un rictus mauvais aux lèvres, il l'avait écouté répondre et avait fini par lui attraper les poignets. Il s'était mis à pleurer devant lui et son visage à lui s'était décomposé. Ne pleure pas. Ne me regarde pas comme ça. Et Kyosuke avait parlé plus vite que l'éclair lui-même. Mais, que souhaitait-il ? Il l'attrapa par les cheveux et le frappa plus fort que la fois précédente, ouvrant sa lèvre inférieure . Il rapprocha son visage du sien et ferma les yeux. « Qu'est-ce que je dois faire pour que cela cesse ? ».


Il n'y avait pas le temps de tergiverser. Il posa son carnet de dessin avec son crayon par terre et s'installa à côté de lui. Il aurait dû prendre son sac ; il n'avait pas d'eau sur lui, ni de mouchoirs et c'était dommage. Il appela à l'aide et une femme les rejoignit. Il lui demanda si elle avait de l'eau et un mouchoir et par chance, ce fut le cas. Il la remercia et reporta son attention sur Kyosuke. Il mit de l'eau sur le mouchoir et le passa sur son visage.
C'était frustrant. De le voir ainsi effondré par sa faute. Il mordilla sa lèvre inférieure et passa une main dans ses cheveux. Il était devenu encore plus beau qu'il n'avait pu l'être cinq ans auparavant. Il avait l'air fatigué, certes, mais cela n'empêchait rien. Il savait que s'il devait être fatigué c'était par la vie... Et à cause de lui.

« Kyo, murmura-t-il, Inspire et expire. Cela va te faire du bien, dit-il en posant une fébrile sur son dos, Je suis là. »

« Tu n'aurais pas dû voir le jour. ». Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de lui dire ça après qu'il l'ait abandonné à son triste sort. Mais il tint bon et resta près de lui bien que ses membres se mettaient à son tour à trembler. Avait-il peur ?

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MessageDim 20 Aoû - 23:51 (#)

LET ME DESTROY YOU AGAIN
ft. Tôru


               Trop de souvenirs lui revenaient en mémoire. Et cela faisait si mal. Les anciens fantômes du passé ressurgissaient, revenaient subitement le hanter. Ceux qu’il avait tant souhaité oublié sans une seule fois y être parvenu. Ils perduraient, de gré ou de force –de force, surtout- encrés à l’encre indélébile, gravés dans la moindre de ses chairs. C’était certainement le plus douloureux. Il se souvenait. De tout. De tout ce qui se rapportait à lui, à son être même, et qui le détruisait. Le faisait souffrir. Encore, toujours, continuellement. Il souffrait. Et cette souffrance était telle qu’il aurait voulu s’arracher tous ses souvenirs de sa mémoire, gratter sa cervelle même pour éradiquer le moindre fragment. Tous ces souvenirs qu’il avait aimé, qu’il avait profondément détesté, il voulait les annihiler. Faire le vide. Rien que le vide. Seulement le vide. Ne plus avoir à penser, ne plus avoir à se rappeler, ne plus avoir à désirer, jalouser, haïr. Ne plus avoir à souffrir. Mais c’était impossible. Il avait essayé, à plus d’une fois, de se changer les idées. L’avait profondément voulu. Mais la blessure persistait. Au moins, sa peau avait cicatrisé. Mais pas son cœur. Et alors qu’il le revoyait subitement –trop subitement- il sentait toutes les plaies s’ouvrir, saigner à vif. Il se retrouvait à l’agonie, une nouvelle fois.

               Kyosuke s’était fait à l’idée qu’il ne le reverrait plus jamais. Assis sur son lit d’hôpital, quelques jours après le drame, cloué de force à un lit et alimenté par de nombreuses perfusions, des amis étaient venus lui rendre visite. Après un long silence, les mots, graves, étaient tombés. « T-...il est parti. Loin, en Europe » Plus qu’à n’importe quel instant, il s’était senti désespéré. Et alors qu’il s’était retrouvé de nouveau seul dans sa chambre, il avait pleuré toutes les larmes de son corps. Il avait dit que cela était un accident, qu’il était tombé tout seul. Personne ne l’avait cru. Mais devant ses véhémences afin de stopper l’affaire, celle-ci n’avait pas été plus loin. Au fond, il ne lui en avait même pas voulu. Il avait mérité cela, cette réaction qu’il avait lui-même cherché à provoquer. Payer, de la sorte, lui permettait d’expier ses péchés, pensait-il. Alors, il attendait. Il attendait de le voir passer cette fichue porte, de le retrouver au chevet de son lit, de lui dire à quel point il regrettait les propos qu’il avait pu lui tenir.
               Mais Tôru était parti, ne laissant derrière lui qu’un simple message. Simple, mais horrible.
               Il lui en avait voulu. A mort. Les six mois passés à l’hôpital furent un véritable calvaire. Kyosuke ne voulait même plus vivre. Tôru l’avait abandonné. C’était la seule chose qui occupait ses pensées. Il avait fui. L’avait rejeté comme il ne l’avait jamais fait. Et ça, sous le coup du choc, il s’était dit que jamais il ne pourrait le lui pardonner. Mais le temps des années agissant sur lui, cette rage s’était apaisée. La colère avait laissé place à la tristesse. Il ne lui en voulait plus. Il était trop fatigué pour garder une telle rancune. Son cœur était épuisé. Il avait trop pleuré. Trop détesté. Trop aimé. Et sans parvenir à faire son deuil, il s’était détaché, doucement. Après cinq ans, sans parvenir à l’oublier, il arrivait cependant à ne plus penser à lui à chaque seconde de son existence. Tôru ne reviendrait pas. Tôru ne lui reviendrait plus.
               Mais alors pourquoi ?

               Tout revenait. Tout ce qu’il avait cru mort en lui se réanimait, brusquement. Et le choc était si violent que cela lui soulevait les tripes. C’était un véritable traumatisme. Il ferma les yeux, priant pour ne pas vomir. Pas dans cette rue, parmi tous ces gens. Surtout pas devant lui. Qu’allait-il penser, s’il le voyait pris de nausée ?... Kyosuke ne voulait pas voir. Il ne voulait pas le voir se détourner une nouvelle fois, partir loin de lui. Il ne le supporterait pas. Pas une nouvelle fois. Sa voix douce le ramena à la réalité. Il avait oublié à quel point elle pouvait l’apaiser. Il se détendit sensiblement en sentant qu’il lui passait un peu d’eau sur ses tempes. Tôru tremblait. Lui aussi. Et cela, atrocement, le réconforta quelque peu. Néanmoins, le contact de sa main dans son dos et ses paroles le crispèrent. « Je suis là » Il aurait tellement aimé entendre cela, cinq ans auparavant, alors qu’il en avait cruellement besoin. Mais il n’avait jamais eu le droits à ces mots. Kyosuke secoua faiblement la tête. Non, il n’avait pas été là. Alors pourquoi maintenant ?...
               Il rouvrit les yeux, le regarda avec faiblesse alors qu’il se sentait trembler. Tôru avait bien changé, oui. Son apparence n’était plus réellement la même, mais il était pourtant identique à ses souvenirs. Mais pourquoi tous ses piercings ?... Il inspira doucement comme il le lui avait conseillé, faisant entrer de l’air dans ses poumons opprimés. Tôru sentait la cigarette ; un peu. C’était la même marque que lorsqu’ils étaient plus jeune, la même marque que lui aussi continuait toujours de prendre. Lui qui tentait de se convaincre qu’il avait essayé d’oublier...quel mensonge.
               Kyosuke se permit de poser une main pâle sur son avant-bras. « ça va mieux » mentit-il après avoir expiré en tremblant. Il coula un nouveau regard vers lui, contemplant malgré sa volonté ce visage qui le ramenait à tellement de souvenirs. « Pourquoi » C’était tout ce qu’il voulait demander. Mais il n’en avait pas la force. « Je...ne savais pas que tu étais revenu... » murmura-t-il faiblement, comme s’il avait pu le savoir d’une quelconque façon.
               Il n’y avait pas à dire, il était pitoyable.



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MessageMar 22 Aoû - 13:08 (#)
Let me destroy you again
De quoi avait-il peur ? Que tout ne recommence ? Probablement. Cela avait été sa hantise jusqu'à aujourd'hui parce que, oui, ses cauchemars étaient revenus peu à peu le hanter. Parti loin de Kyosuke, il n'y avait plus rien pour le maintenir en place et ils étaient revenus l'assaillir aussi vite qu'ils avaient pu. Nuits défaites, nuits assiégées. Il s'était réveillé plusieurs fois en sursaut et en sueur en poussant un cri de terreur. Malheureusement, cela était également arrivé lorsqu'il ne se trouvait pas seul et il en avait inquiété plus d'un(e) comme ça. « Qu'est-ce qui te bouffe autant comme ça ? ». Il ne le savait même plus.
Mais, aujourd'hui, il savait à peu près qu'il était terrifié à l'idée que sa violence ne ressurgisse car, s'il y avait bien avec une personne avec laquelle elle savait faire surface de manière excessive, c'était Kyosuke. De quelle façon se permettait-il donc de le toucher et de lui dire qu'il ne le quitterait pas après ce qui était arrivé ? Mais, n'avait-il pas assez fait mauvaise figure ? N'aurait-ce pas été la cerise sur le gâteau s'il l'aurait abandonné une nouvelle fois à son triste sort sur le trottoir ? Il avait décidé d'avancer et cela commençait par là. À rester près de lui malgré ce qui était arrivé.
De toute façon, ils étaient séparés depuis cinq ans et Kyosuke avait peut-être refait sa vie. Il n'en savait rien. Lui essayait bien de refaire la sienne. Après ce qui s'était passé, cela l'étonnerait que Kyosuke accepte de le côtoyer même en tant qu'amis et lui n'en avait simplement pas envie. Ils n'étaient pas faits pour être amis, ni amants, ils étaient faits pour s'auto-détruire. Il n'y avait pas cru, il avait persévéré à croire qu'ils pourraient finir leur vie ensemble jusqu'à ce qu'il le pousse du deuxième étage. Là, tous ses espoirs avaient pris fin comme sa relation avec Kyosuke bien qu'il l'aimait comme un dingue... Et qu'aujourd'hui ses sentiments ne s'étaient en aucun cas déridés.
Même si Kyosuke l'avait jeté au bord du gouffres avec ses paroles tranchantes. Il avait réduit son cœur en lambeaux plus qu'il ne l'était déjà en prononçant exactement le genre de vérités qu'il détestait qu'on lui rappelle. Il le savait qu'il était comme son père qui avait également été ingrat envers sa mère et l'avait battu autant qu'il avait pu battre Kyosuke avant de partir après l'avoir mise enceinte. Il n'avait pas violé Tôru mais à ne répondre que par la violence à ses propos, cela avait été tout comme. Sa naissance avait été un malentendu ; pourquoi continuait-il à vivre encore aujourd'hui ? Pour Kyosuke ? Mais même Kyosuke lui avait semble-t-il fait croire qu'il ne méritait pas de vivre. Même lui qu'il aimait tant.

Pourquoi ?

Il avait toujours voulu lui demander pourquoi il agissait ainsi alors qu'il en connaissait la réponse. Cependant, il avait souhaité l'entendre de sa propre bouche. Kyosuke non-plus n'avait pas eu une vie facile et en se rencontrant tous les deux, ils avaient égayés leur vie l'un l'autre. Toutefois, Kyosuke avait une si basse estime de lui-même qu'il n'était pas parvenu à canaliser ses peurs et il était devenu jaloux et possessif, croyant même qu'une femme lui siérait mieux que lui-même. Quelle bêtise.

Accroupi près de lui, à essayer de prendre désespéramment soin de lui, il avait songé à la première fois où il l'avait aidé à guérir alors qu'il était malade. Cela faisait peu de temps qu'ils sortaient ensemble et Kyosuke lui avait dit de ne pas venir le voir, de peur qu'il ne tombe lui aussi malade. Mais Tôru ne tombait jamais malade parce qu'il était déjà malade psychologiquement parlant. Il avait pris soin de lui et s'était assuré qu'il revienne en pleine forme en cours. Aujourd'hui, que restait-il ?
Kyosuke posa enfin son regard sur lui et cela l'électrisa sur place. Il eut envie de lui dire qu'il l'aimait, qu'il l'avait toujours aimé et qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort. Il vit dans son regard à quel point il était fatigué et il se demanda ce qui le maintenait encore en vie. « TOUT EST À CAUSE DE TOI ! ». Le désespoir ? « Je n'ai jamais souhaité te mettre au monde. Tu... Tu n'es qu'un déchet, Tôru ! ». Et son rire sanglant lui vrillant les tempes, lui déchirant le corps.

Pourquoi l'avait-il interpellé ?

« ça va mieux. », lui dit-il. Menteur. Mais il n'en fit rien. Il n'avait plus aucun droit sur rien le concernant. Il l'aida à se relever alors que sa main se trouvait toujours sur son avant-bras. S'il avait pu l'embrasser.. ! Il se mit à sourire tristement face à ses paroles et repassa le mouchoir sur son visage. Il lui tendit ensuite la bouteille d'eau pour qu'il boive mais il n'avait pas soif alors il se tourna vers la femme près d'eux. Il lui assura que ça irait et la remercia pour la bouteille d'eau et le mouchoir. Elle sourit et les salua avant de les laisser seuls tous les deux. Face à leurs propres péchés.

« Je suis revenu il y a un an et demi, dit-il sincèrement, Moi, je ne pensais pas que tu vivrais toujours ici. »

Il aurait voulu l'inviter à boire un café ou autre mais ce serait inconvenant. Comme le fait de rester près de lui. Il récupéra son carnet de dessin et son crayon et l'épousseta. En reportant son attention sur Kyosuke, il ne fut pas surpris de le découvrir quelque peu chancelant. Il attrapa une cigarette dans son paquet et la glissa entre ses lèvres, puis il l'alluma avec son briquet. Son regard ancré au sien.

« Qu'est-ce que tu deviens, Kyo ? »

Qu'il était pitoyable de lui demander ça.

Il avisa un banc non loin d'ici et l'y entraîna pour qu'il s'y assoit. Lui resta debout et se mit face à lui. Sa main libre dans sa poche, il observa les alentours. Tôkyô était une ville assez bruyante mais aisée pour se fondre dans la foule. Voilà pourquoi Kyosuke était toujours là mais il n'aurait quand même pas cru l'y retrouvé.

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MessageLun 28 Aoû - 0:26 (#)

LET ME DESTROY YOU AGAIN
ft. Tôru


Son être criait. Son être pleurait. Il avait tenté d’effacer, il s’était efforcé à nier. Mais ce déni partait en fumée, brutalement. Il l'aimait. Cela sonnait comme une évidence. Il l'avait aimé, n'avait jamais cessé de le faire ; il l'aimait toujours. Encore. Cela lui revint brutalement à la figure alors qu'il se retrouvait confronté à Tôru. Peu importe de quelle façon il le regardait, il se sentait douloureusement attiré par lui. Il l'avait connu mieux que personne, l'avait chéri plus que n'importe qui. Mais il l'avait blessé. Il l'avait détruit. Il connaissait la faiblesse de Tôru, ce caractère fracturé : c'était lui-même qui le lui avait confié, tremblant chétivement face à lui. Ils n'était pas encore ensemble à l'époque, mais Kyosuke l'aimait déjà. Assis dans la salle du club d'art, près de la fenêtre, alors que le lycée allait fermer ses portes, ils avaient parlé. Longuement. De leur vie, de leurs peurs. De leur peine. Et cette révélation, douloureuse, l'avait encore plus fait chavirer. Il aimait la force du jeune homme, mais aussi sa fragilité. Et, cruellement, il s'était servi des deux, le poussant à bout. Kyosuke l'avait toujours trop aimé, lui qui n'en avait pourtant pas le droit. Lui qui n'était rien. Il l'aimait, inconditionnellement. Tout comme il le haïssait. Il le haïssait pour tout ce qu'il avait pu lui faire ressentir. Toutes ces odieuses émotions, corruptives... Au contact de Tôru, il avait découvert un incroyable complexe d'infériorité. Devant lui qui lui semblait si parfait ; devant les autres qui semblaient bien meilleurs. Bien plus que lui. Et là était née la jalousie, exécrable. Il avait peur. Peur que quelqu'un ne vienne à le lui arracher. N'avait-il pas confiance en Tôru ? Ou en lui-même ? Il ne parvenait même plus à le dire. Kyosuke était toxique. Un véritable poison. Il en était conscient. Le jeune homme n’était pas fait pour la vie de couple, pas plus qu’il ne l’était pour celle en société. Il réagissait toujours de la mauvaise façon ; à l’extrême. Parce qu’il était tordu. Et pour cela, il avait voulu le tordre à son tour, afin de ne plus ressentir cet immense complexe qui le tuait. Il avait voulu le briser, le rendre incapable de se tenir debout sans lui, dépendant de sa présence, de sa personne seule. Et c’était malsain. Incroyablement malsain. Mais il avait continué d’espérer, en vain. Kyosuke fuyait la réalité, alors que Tôru y avait fait face, prenant finalement une décision. Décision à laquelle, lui, n’avait pu supporter.
C’était injuste. Son corps lui rappelait la moindre sensation, le moindre souvenir. Il se souvenait de la douceur de ses baisers, mais aussi de la dureté de ses poings. Il se souvenait des rires. Comme il se souvenait des pleurs. Il y en avait eu tellement...et même en cet instant, ave toutes les forces du monde, il retenait le sanglot qui lui étranglait la gorge. Il ne voulait pas se montrer plus pitoyable qu’il ne l’était déjà. Le peu d’orgueil qui lui restait lui intimait de ne craquer. Et pourtant. Dans quel état se trouvait-il... Il essaya de sonder le regard de Tôru. Et lui, l’aimait-il encore, au moins un peu ?... Pensait-il encore à lui, parfois ? Il aurait tant aimé que cela soit le cas...En pensant cela, il se méprisa une énième fois. Se retrouver confronté à son passé –sa vie- il redevenait si faible. Lui qui avait pourtant cru être plus rigide qu’un bloc de béton... Toutes ses défenses craquaient devant cet homme.
Il lui tendit la bouteille d’eau qu’il refusa faiblement. Dans son état actuel, il ne pouvait strictement rien avaler. Une boule de plomb était descendue dans son ventre, et il la sentait peser plus qu’à n’importe quel autre moment. Ce n’était même plus du stress ; c’était quelque chose de bien plus violent. De bien plus fort, psychologique. Ce qu’il redouta tant arriva ; la femme qui était venue les aider reparti. Il se retrouva seul avec Tôru. Pour la première fois depuis cinq ans. En entendant ses paroles, son cœur fit un bon dans sa poitrine. Un an et demi ? Déjà ? Il était revenu depuis si longtemps sans qu’il n’en sache rien... Ils auraient très bien pu ne jamais tomber l’un sur l’autre ; cela aurait été le plus logique. Peut-être le plus simple. Il baissa cependant fébrilement le regard. Comment aurait-il pu quitter cet endroit ? Tokyo était la seule chose qu’il avait toujours connu. A l’instar du jeune homme, il ne pouvait s’en détacher facilement. Pourquoi es-tu revenu ? Il mourrait de le lui demander. Il n’en fit rien. Il n’avait pas le droit. Pas le droit de s’immiscer dans sa vie, pas le droit d’espérer. En y réfléchissant, Tôru avait dû refaire sa vie, contrairement à lui. Il avait dû avancer.
Kyosuke tenta de se relever, chancela. Il était encore sous le choc de cette rencontre, comme lui faisaient comprendre les battements sourds de son cœur. Il avait l’impression qu’il ne parviendrait pas à s’en remettre. En voyant le jeune homme allumer sa cigarette, sa gorge se serra ; c’était définitivement la même marque que lorsqu’ils étaient adolescents. Il essaya de se soustraire à son regard, n’y parvint pas. La question qui tomba fit trembler le coin de sa lèvre. Ce qu’il devenait ?... Lui posait-il véritablement cette question ? Il ne put s’empêcher de penser que cela était cruel. Il ne devenait rien, pour la simple et bonne raison qu’il n’était rien sans lui. Mais il ravala cette pensée. Non, il ne devait pas se montrer pitoyable. Il se l’était promis... Tôru l’invita à s’asseoir sur un banc, il se laissa faire. Assis devant lui, il ne put se résoudre à le regarder totalement. La situation était terriblement gênante. Comment en étaient-ils arrivés là ? Kyosuke se tordit les mains, nerveusement. Il se sentait si mal. « Je suis professeur, maintenant » Il tenta de maîtriser les tremblements de sa voix rauque, maladroitement. Tôru paraissait si composé par rapport à lui !... « ...professeur de dessin » C’était évident. Qu’aurait-il pu faire d’autre hormis cela ? Kyosuke n’était pas fait pour être professeur, lui qui détestait tant les gens. Il tenta de sourire. Il n’y parvint pas. Son regard noir se posa doucement vers l’autre jeune homme, alors que ses lèvres tremblaient toujours autant. « Et toi ?... » Il l’avait demandé. Enfin. Mais, quelque part, il ne voulait pas savoir. Plus il en apprenait sur lui, plus il faisait durer la conversation et plus il se faisait du mal. C’était douloureux ; leur relation était placée sous ce signe.



— 恋のメロディー—



Method to satisfy a desire it is attitude of myself only this sound is supremacy. Creature of the self-satisfaction. I starve for a shock everyday, give me noise… Nausea does not stop every night, give me noise… Abandon fear, spit out the greed.


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