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MessageDim 16 Nov - 20:58 (#)
J’allais mieux. Beaucoup mieux même. J’étais toujours un peu fatigué mais c’était normal avec tout ce qui se passait dans ma vie ces derniers temps. Néanmoins j’avais fini par me reprendre. Pendant un moment j’avais cru devenir complètement fou. Je ne dormais plus, mangeais quasiment plus. C’était devenu du grand n’importe quoi. Je savais qu’il fallait que je me reprenne mais avec tout ce qui tombait sur mon existence, j’avais l’impression qu’on essayait de me punir ou de m’achever pour quelque chose que j’avais commis. Mais d’un naturel fort de caractère, j’avais réussi à me reprendre. J’ignorais comment j’aurais fait si Hiroki n’avait pas été là et quand bien même c’était en partie de sa faute, il s’était bien rattrapé. J’étais allé rendre mes animaux seul, gardant précieusement Hiro qui m’était d’une agréable compagnie. J’avais pu me reposer en oubliant Airi qui, comme je l’avais prédis était revenu et que j’avais été incapable de mettre à la porte. Seulement j’avais bien l’intention de poser des conditions et de l’obliger à trouver un travail plutôt qu’à traîner à ne rien faire chez moi. Je détestais cette présence féminine et malgré tout, j’avais besoin qu’elle s’en aille. Si elle avait choisi une autre période, certainement que cela ne m’aurait pas posé de problème et que j’aurais pu être plus doux avec elle. Malheureusement ça n’avait pas été le cas et j’avais fini par changer.

Du fait que j’avais pris sur moi, que je m’étais enfin relevé, j’avais pu me concentrer plus sérieusement sur mon entreprise qui semblait, elle aussi, être tiré d’affaires. Et je n’avais plus l’intention de l’abandonner comme je l’avais fait. Plus jamais je ne permettrais quoi que ce soit de ma vie la mettre en péril et j’avais déjà quelques idées pour la faire rebondir. C’étaient mes employés qui étaient rassurés et qui en me voyant revenir n’avaient pu s’empêcher de sourire discrètement. Il s’agissait là d’une véritable famille que je refusais de perdre. A défaut de ne pas avoir la mienne, j’étais heureux d’avoir celle-là.

En ce qui concernait mon meilleur ami, c’était compliqué. En ce moment, ça l’était. Et je le maudissais. Il parlait de moi, hors il n’était pas mieux que n’importe qui. Je le trouvais distant ces derniers temps donc je pensais qu’il était occupé, ça m’avait même inquiété. Il disait souvent être occupé, qu’on ne pouvait pas se voir et j’avais parfaitement compris. Avec sa thèse qui approchait, il voulait être au top pour réussir. C’était ce que je me disais bêtement en songeant au fait qu’il l’avait raté et que pour ne pas gâcher ça, il souhaitait s’y investir énormément. Surtout que je m’étais démené pour lui décrocher cette place bien que ça, il n’avait pas besoin de le savoir. Quand le Jour-J était arrivé, je m’y étais rendu, m’installant calmement à ma place puis je l’avais observé présenter son sujet calmement. J’étais fier de lui. Vraiment, je l’étais. Si moi j’avais réussi, lui également... Peu importait si c’était ce désir de perfection qui l’avait emmené là, il s’en était quand même très bien sorti et sans l’aide personne. Donc j’étais fier de lui, et j’avais eu l’intention de lui dire. La représentation terminée, je m’étais levé dans les premiers pour aller le féliciter mais au lieu de venir me voir moi, je l’avais vu partir dans une autre direction et embrasser une jeune femme, heureux. Jeune femme que j’avais parfaitement reconnu. C’était la même qui avait squatté mon appartement pendant mon accident. J’aurais dû être content pour lui, que tout lui souriait enfin mais au lieu de ça, j’avais ressenti comme une horrible impression d’être seul. Comme dans ces mauvais rêves où tout devient noir autour de nous et que la personne qu’on a envie d’atteindre ne fait que s’éloigner sans arrêt. Aussi idiot que cela puisse paraître, en cet instant précis, je me suis senti abandonné. Complètement abandonné. J’ignorais si c’était encore à cause de mes soucis et du fait que ma sensibilité était plus fragile mais ça m’avait fait énormément de mal. Je savais que si je faisais demi-tour, il ne me calculerait pas, que maintenant qu’il l’avait elle, il ne compterait plus autant sur moi comme avant. Et je détestais ce genre de sentiments.

J’avais voulu m’en aller mais c’était à cet instant qu’Hiroki s’était enfin décidé afin de venir me voir. J’avais été bref, plus froid que je ne l’aurais souhaité puis le félicitant rapidement, j’avais déclaré avoir d’autres choses à régler ensuite. Au final, je ne lui avais rien dit de ce que je pensais mais je lui en voulais. Je lui en voulais de ne pas m’avoir dit pour cette fille et qu’il fallait qu’on se voit pour que je l’apprenne. Je lui en voulais d’avoir toujours repoussé le fait qu’on se voit sous prétexte qu’il était occupé alors que maintenant j’étais certain qu’en réalité il était avec elle. J’avais mes torts aussi... Quand j’étais avec Aya, je l’avais longtemps délaissé seulement il avait ses études à côtés donc on le supportait. Mais à présent si je rencontrais quelqu’un, je n’avais plus l’intention de faire les mêmes erreurs... J’y réfléchissais souvent et voilà qu’au final c’était lui qui me laissait tomber alors que c’était lui qui me suppliait de ne pas l’abandonner. Que des belles paroles.

Après réflexion, j’avais fini par me reprendre, trouvant mon comportement complètement puéril alors je l’avais contacté à nouveau quelques jours plus tard. Mais tout se répétait. Monsieur était occupé. On ne pouvait jamais se voir. J’avais besoin de lui. Malgré toutes ses fautes, malgré les blessures qu’il avait pu m’infliger en allant avec celle que j’aimais, j’avais pardonné et j’avais besoin de lui. Parce que plus qu’être mon ami, il était mon frère et la seule personne sur qui je pouvais compter. Si j’allais mieux, j’avais quand même besoin de son soutien, de lui parler de mes projets bien qu’il ne comprendrait peut-être pas grand chose et qu’il finisse par me parler des siens. Les soirées qu’on se faisait quand on était plus jeune me semblait si loin désormais... C’était dans ce genre de situation que je souhaiterais pouvoir faire un bon en arrière et revivre certains passages de mon adolescence.
J’ai toujours été le genre de garçon à se vexer facilement, encore plus en ce moment. Alors tel un grand enfant, j’étais rentré dans son jeu. Il n’avait pas de temps pour moi, très bien. Moi non plus. Je ne prenais même plus la peine de répondre à ses appels et s’il m’envoyait un message, soit je ne répondais pas, soit j’étais ultra bref. A force, j’avais même carrément coupé mon téléphone. Je reconnaissais que mon attitude était enfantine, que même un gamin n’agirait pas comme je le faisais cependant c’était de sa faute. Et puis au moins, peut-être qu’ainsi il se décidera enfin à bouger ses fesses pour se rappeler qu’il avait encore un meilleur ami.

Je ne m’attendais presque plus à le revoir. Il était « tellement » occupé de toute façon. C’était un jour comme un autre, j’avais quitté la K-Compagny plus tôt et installé confortablement dans mon canapé, mon singe sur mes épaules, je zappais les chaînes à la télévision. Puis on sonna la porte. Encore une fois, je pensais à tout sauf à lui. C’était la raison pour laquelle lorsque j’ouvris, je fus étonné de le voir sur le seuil de mon entrée.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Demandais-je d’un ton neutre sans prendre la peine de le saluer.

S’installant sur ses deux pattes, Hiro croisa ses deux autres contres son ventre et le dévisagea en plissant ses yeux. Il savait que j’étais en colère contre mon meilleur ami et de ce geste, il essayait certainement de comprendre ce que ce dernier avait bien pu me faire.
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Who are you? : 25 ans, né le 04.02.1999 à Tokyo ♦ Japonais pure souche ♦ Médium trop swaggy ♦ World travaller ♦ Unconscious

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Ogawa Shota
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MessageLun 17 Nov - 22:26 (#)
Si j'avais cru un jour que je serais aussi heureux dans ma vie, sans même être obsédé par une perfection quelconque, je ne l'aurais jamais cru. J'avais vécu mes pires instant il y a peu de temps, mais désormais, ça me semblait si loin. J'étais si bien, comme sur une sorte de nuage. Sans avoir besoin de jouer un rôle, j'étais heureux, je réussissais ce que j'entreprenais. J'avais réussi avec brio ma thèse et malgré les complications, le patient que j'avais opéré allait bien. Il était en vie. J'avais une petite-amie charmante, ravissante, magnifique... Perfecte. Un meilleur ami génial que j'avais réussi à reconquérir, et même un chien. Je l'avais piqué à Daiki, il m'avait fait tellement craqué. J'avais tenté de le garder dans mon hôtel, mais on me menaça de me jeter si je le gardais. Je l'ai donc naturellement refilé à Rin en attendant d'avoir un appartement. D'ailleurs, c'était ce qu'il me manquait. Un appartement. Un beau duplex, lumineux ! Il fallait vraiment que je me bouge et que je fasse des visites. Je pourrais demander à Rin de venir en visiter avec moi ?

En fait, j'avais l'impression de passer énormément de temps avec elle en ce moment, mais je ne m'en rendais même pas compte. J'avais l'impression qu'il fallait rattraper ce temps que nous avions bêtement perdu. J'avais l'impression d'être dans une sorte de bulle avec elle et j'oubliais le reste. Elle était ma motivation, la seule que je voyais. Après avoir terminé ma thèse, mes jambes m'avaient guidé vers elle sans même que je ne m'en rendre compte avant d'aller voir Daiki... Qui s'était montré froid. J'étais aux abonnés absents avec lui, je le savais. Enfin, je m'en étais rendu compte plutôt. Je n'avais même pas pensé à lui dire pour Rin... Bon, je suppose qu'il devait le savoir maintenant. Il me fallut un certain temps pour m'en rendre compte et c'est après avoir consulté Ren, je m'étais rendu directement chez mon meilleur ami. En toquant, je ne m'attendais pas à ce qu'il me saute dans les bras mais je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il montre distant. Je restais bête quelques secondes, ne relevant même pas le fait que ce singe était vraiment chiant.

-Hey Daiki ! Je vais bien, merci. Un peu fatigué, mais j'ai beaucoup de boulot maintenant que je suis neurochirurgien. Je pris le temps de faire un geste de la main comme pour souligner ce titre, gigantesque sourire aux lèvres.

Toujours comme si j'étais chez moi, j'ôtais mes chaussures à l'entrée, allant directement vers la cuisine en saluant la fille qui squattait chez lui de loin comme elle traversait un couloir au même moment. Ma boite de gâteau habituel en main, j'allais m'asseoir sur le canapé, piquant un peu dedans avec engouement tout en ramenant mes jambes près de moi pour être plus à l'aise.

-T'étais passé où ?! Pourquoi tu réponds pas à mes appels, hein ? J'étais inquiet, crétin. Tu veux que je viennes te botter les fesses ?

J'entendis un gloussement dans une chambre éloigné mais n'y fis pas attention, trop occupé à fixer Daiki, les sourcils froncés. Il allait m'entendre, s'il n'avait pas une bonne excuse !

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MessageMar 18 Nov - 22:00 (#)
Il m’énervait. Vraiment, il m’énervait. Avais-je l’air d’être humeur à apprécier ses grands sourires et son nouveau titre de neurochirurgien ? Tant mieux si la vie lui réussissais mais il n’était pas non plus obligé de venir étaler son bonheur chez moi. Je n’en voulais pas. Pas après qu’il ne m’ait pas calculé pendant un moment et qu’il revient comme si rien ne s’était passé, sous prétexte - certainement - que je ne répondais plus au téléphone. Mais qu’est-ce qu’il voulait moi aussi j’étais occupé ?! Ou plutôt, je n’avais même plus envie de le voir. Qu’il aille fricoter avec sa belle et me fiche la paix. J’étais habitué à être blessé avec lui à force, donc un peu plus un peu moins, je suppose que ce n’était pas si grave. Je le regardais agir comme chez lui sans prendre la peine de répondre alors que son attitude m’exaspérait énormément. Probablement qu’il était trop joyeux pour remarquer que l’atmosphère n’était pas des meilleurs ici et cela m’agaçait encore plus.

Prenant mon singe, je l’obligeai à retourner à terre tandis que je dévisageai mon meilleur qui avait déjà pris ses aises. D’un geste brusque, je lui retirai le bol de biscuit qu’il m’avait volé, les posant sur ma table de salon. Malin Hiro grimpa dessus et d’un regard malicieux envers le jeune homme, il mangea les gâteaux, sachant pertinemment que je ne lui dirais rien. C’étaient ses préférés aussi.

- Je m’en fous que tu sois inquiet, je ne te veux pas ici. Rentre chez toi.

C’était certainement méchant et cruel. Néanmoins il me connaissait, il aurait dû savoir qu’un tel comportement me vexerait, encore plus en ce moment. Je pardonnais ses erreurs - toujours - mais si c’était pour qu’il m’abandonne une fois que le déroulement de sa vie allait mieux, je n’étais pas d’accord. Sans moi il n’en serait jamais là ! Il serait perdu dans sa folie de perfection et aurait peut-être même péter littéralement les plombs ! Parfois je me demandais s’il s’en rendait compte... On n’avait jamais été le genre de personne à se dire l’antre de nos pensées seulement je me disais que de temps en temps, cela ne ferait pas de mal. Je peinais déjà à lui redonner mon entière confiance alors si en plus il me laissait tomber à présent. Qu’étais-je censé penser ?

- Si tu es venu ici juste pour étaler ton bonheur. Je m’en fiche. Alors rentre chez toi. Si vraiment tu ne veux pas que je m’énerve.

Parce que je luttais pour rester calme, que je me mettais plus facilement en colère qu’avant et que je lui en voulais plus que ce qu’il n’imaginait. Si j’avais l’air, je n’en restais pas moins quelqu’un de fragile et Hiroki devait le savoir. Sinon, s’il ignorait cela, il ne pouvait pas me considérer comme son meilleur ami. Ni comme un frère. Particulièrement ces derniers temps, j’avais l’impression que dés qu’une misérable chose venait blesser mon quotidien, ça me mettait dans un état pas possible. Mais je crois que c’était surtout lorsque lui était concerné. Puisque, après tout, je n’avais que lui et j’étais extrêmement seul. J’avais toujours été seul. A l’époque je disais n’en avoir rien à faire cependant c’était faux. La solitude est horrible et effrayante. Quand on a connu la véritable amitié, il est difficile de se fier à autre chose. Je ne voulais pas replonger dans cette solitude bizarre et douloureuse de mon enfance.

Mes pupilles s’égarèrent en sa direction, le dévisageant sérieusement tandis qu’il ne semblait pas entrain à partir.

- Putain dégage !! M’écriais-je en donnant un coup de pied contre la table.

L’animal ayant pris peur avait machinalement sautillé à terre et s’abaissant, il avait amené ses pattes sur sa tête afin de se protéger de toute casse. J’étais désolé pour lui néanmoins je n’avais pas fait exprès de le terrifier. Tout ça était de la faute d’Hiroki. Personne d’autre.
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Ogawa Shota
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MessageSam 22 Nov - 12:13 (#)
Daiki était si violent tout à coup. Enfin, j’avais bien remarqué que ma présence n’était pas aussi apprécié que ce que je mériterais. Hey, on était les meilleurs amis du monde et dans le contrat il y avait écrit « être toujours ravi de voir l’autre », hors il ne respectait clairement pas le contrat. J’affichais une mine contrariée lorsqu’il me dit de m’en aller et qu’il se fichait de si j’étais inquiet. Je ne bougeais pas pour autant, me contentant de le fixer et de rester sagement dans ma bulle contrariée. Voilà, bravo, j’étais contrarié. J’étais tout content de venir et maintenant je suis contrarié. Mais quel connard. Je devrais me trouver un autre ami, qui sera toujours content de me voir. Mais le casting va être long, je suis assez difficile. Je vais demander à Rin de devenir mon meilleur ami aussi. Elle est toujours contente de me voir non ? Non, mais serait bizarre de coucher avec son meilleur ami. Je vais prendre Cookie. Il est heureux de me voir, peu importe quand je rentre, peu importe ce que je fais. Il m’aime tout le temps, sans saute d’humeur.

Etaler mon bonheur ? Ça voulait dire quoi ça ? Je ne dois passer que quand je suis au bord du suicide ou quoi ? C’était ça notre amitié ? On se voyait quand on allait mal et quand ça allait un peu trop bien, on se snobe et on s’arrange pour que quelque chose aille mal ? Je crois que ça m’énerve. Ouais, ça m’énerve en fait. C’était méchant. Et décevant. C’était censé être comme un mariage, pour le meilleur comme pour le pire, alors pourquoi j’avais la désagréable impression que nous, c’était juste pour le pire ? C’était si injuste. Je sursautai quand il donna un coup sur la table en me hurlant de dégager. Mais ce type était bon à interner, ma parole ! Fronçant les sourcils, je me levais me plaçant devant lui en le fixant droit dans les yeux. Il n’avait pas le droit de me parler comme ça. Depuis quand est-ce qu’on pouvait se parler ainsi ?

-Qu’est-ce qui se passe là ? Faut qu’on soit au fond du gouffre pour se côtoyer ? Tu veux que je m’en aille et que je revienne quand ma vie sera la plus pourrie possible, hein ? Je dois pas étaler mon bonheur alors je dois tirer une gueule pas possible pour venir ici ? Si c’est ça, c’est même plus la peine que je me déplace ! J’ai plus envie de ça.

Récemment, j’ai sans doute passé les pires moments de toute ma vie. Et je refuse que cela continue. Je refuse d’être cet homme pitoyable que j’avais pu être, complètement perdu, qui ressemblait à un véritable déchet à pas la personne respectable que j’ai toujours été. Parce que même si je jouais un rôle, oui, j’étais quelqu’un de respectable. Et je ne voulais plus me perdre, je ne voulais pas être un type si fragile qu’un rien peut le détruire. Je voulais être plus fort que ça. Je voulais être heureux et vivre pleinement. Oublier ces années de restrictions, de faux-semblants.

-J’en ai assez des mélodrames, soufflais-je en m’écartant de lui. Les choses ont changé Daiki, et je ne veux pas retourner dans ça. Je peux être là si tu as besoin de moi, je veux être là, même. Mais si tu veux être triste, ou en colère, ou en vouloir au monde entier, je suis désolé, mais je n’ai vraiment plus la force de te suivre là-dedans.

Vraiment, c’était au-dessus de mes forces de me disputer encore avec lui, ou de m’embrouiller pour je-ne-sais quelle raison. Et je doute de parvenir à supporter cela encore longtemps.

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MessageSam 22 Nov - 16:14 (#)
Une clope. J’avais besoin d’une clope. Je savais que s’emporter de la sorte n’était pas la solution néanmoins j’avais été incapable de me contrôler et toute cette histoire m’insupportait. J’étais égoïste et je lui en voulais. Je lui en voulais de m’avoir mis autant à l’écart dans une période où j’avais le plus besoin de lui. Il n’avait pas le droit de m’abandonner sous prétexte qu’il avait rencontré quelqu’un. Il ne devait pas changer nos habitudes non plus et ne pas me laisser seul. Bien sûr que j’en demandais trop seulement quand on était habitué à quelque chose après tant d’années, il est difficile de s’adapter dés que la situation change non ? J’étais le plus sociable de nous deux, celui qui se faisait des amis si facilement dés qu’il sortait et qui avait connu le véritable amour en premier. Mais au bout du compte, je m’apercevais à quel point tout me paraissait insignifiant comparé à cet amitié que j’avais avec lui. Aucun de mes « amis » n’avaient été comme Hiroki. Ils n’étaient pas aussi doués, ni aussi bizarres dans leur tête et surtout ils n’avaient jamais été là pour moi dans les moments où j’en avais le plus besoin. Au final, j’avais toujours été seul. Même si j’avais un nombre incalculable de personnes autour de moi, j’étais tout de même seul. Parce que je ne pouvais compter que sur moi. Je n’avais pas eu la chance d’avoir des parents aimant pour venir me chercher à l’école quand j’étais petit et à cette époque, j’étais déjà l’élève qu’on qualifiait de cancre. On me traitait de bon à rien, d’incapable et même les autres enfants étaient désespéré de voir une énergumène telle que moi. Je ne cherchais pas à me faire des amis, juste qu’on me reconnaisse pour ma vraie valeur, qu’on m’aime aussi. Tous se moquaient, mes camarades avec qui je traînais également. Sauf qu’avec le recul, je m’étais aperçu que s’ils restaient avec moi, c’était simplement parce que je les faisais rire. Déjà à ce moment là je criais des idioties comme « Un jour je deviendrais quelqu’un de grand, vous verrez ! » sans remarquer que cette phrase était réellement stupide. On devient tous grand un jour.

Je n’avais pas changé en grandissant et la solitude était tout le temps là. Bien que je le niais en bloc, au fond, je n’étais pas aussi joyeux que ce que je montrais. Obtenir de la reconnaissance de quelqu’un était dur et douloureux. N’avoir personne pour croire en soi, ça a l’air facile comme ça mais je pouvais admettre que non ça ne l’était pas. J’avais toujours eu cet aspect fort dans ma personnalité donc quoi qu’il arrive je m’étais battu jusqu’au bout pour leur clouer leur bec à tous. Mais dans tout ça, j’avais rencontré Hiroki. Lui aussi s’était moqué au début cependant au contraire des autres, malgré ses vannes qu’il m’envoyait souvent, il me soutenait. Il était le premier à ne m’avoir jamais laisser tomber et j’avais enfin pu connaître cette sensation d’avoir un véritable ami auprès de moi. C’était la raison pour laquelle je m’étais attaché à lui plus qu’à d’autre, que je ne comptais que sur lui et que notre relation était devenue si étrange. Mais peu importait. Il était plus qu’un frère à mes yeux et je ne pourrais pas supporter qu’il me remplace par la première fille pour laquelle il était tombé amoureux. Où était le mal là-dedans ? Est-ce qu’on pouvait me comprendre au moins ? Je ne souhaitais simplement pas retomber dans cette solitude de mon enfance.

Lorsqu’il pris la parole, je redressai mon regard vers lui, me calmant peu à peu tandis que la panique commençait à se reflétait aux creux de mes pupilles. Qu’est-ce qu’il était en train de raconter là ? Je n’avais jamais dit que je voulais le voir au bord du gouffre. Plus jamais je ne désirerais le voir dans un tel état. Je lui reprochais de venir étaler son bonheur chez moi alors qu’il m’avait complètement mis de côtés ces derniers jours et que j’en avais été blessé. Egoïstement, j’aurais juste aimé qu’il s’en aperçoive et s’en excuse. Au lieu de ça, il me disait que si les choses étaient ainsi, il n’y avait plus de raison à ce qu’il vienne... Idiot. Il n’y avait pas plus idiot que lui. Bon ça je l’avais toujours su cependant aujourd’hui son idiotie était encore mis plus en évidence.

- Parce que pour toi tout va bien, je n’ai pas le droit d’être triste ou en colère ? Lui demandais-je, vexé de plus bel par sa dernière rétorque.

Soupirant afin de me reprendre et ne pas m’énerver, je me saisis de mon paquet de cigarette. J’en sortis une puis après avoir ouvert la fenêtre du salon, je l’allumai en la plaçant entre mes lèvres. Je laissai place à un long silence avant de finalement, une fois calmé, lancer un « enfin, peu importe...»

- Et ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit non plus.

Mon ton était bien plus posé que celui employé précédemment tandis que je me tournais afin de lui faire face.

- Je n’ai pas envie que tu viennes me voir uniquement quand ça va mal. Je n’ai pas non plus envie de te revoir dans un état complètement pitoyable. Mais je t’en veux alors oui, avant de te voir venir étaler ton bonheur chez moi, j’aurais préféré avoir quelques explications.

Et des excuses aussi. Néanmoins je m’abstiendrais de lui dire ça.

- Je sais que j’ai exagéré, que je n’aurais pas du te parler comme ça donc je suis désolé mais j’étais en colère. Ne croit pas que je ne suis pas content pour toi, Hiroki. C’est juste que...

Je me sentais misérable de devoir avouer cela cependant je me rappelle y avoir songer le jour de mon accident, que même si je disais rarement ce que je pensais à mes proches, il fallait que je remède à ça. On ne sait jamais ce qui peut arriver à l’avenir et si je continuais à faire le fier, je finirais par perdre mon meilleur ami définitivement. Ce que je refusais catégoriquement.

- Tu n’as pas le droit de me laisser tomber.

J’avais prononcé ses mots d’une voix plus basse et sans le regarder, j’avais fait demi-tour pour contempler la ville à travers ma fenêtre, la nicotine s’infiltrant dans ton mon être. Je reconnaissais être un grand enfant au fond de moi, que j’étais jaloux aussi cependant on ne me changeait pas si facilement. J’étais égoïste et je le serais probablement toujours.
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Ogawa Shota
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MessageDim 23 Nov - 20:50 (#)
Un soupir, encore un. J’avais l’impression que cette conversation n’allait mener à rien. Il ne comprenait pas ce que je disais et probablement que l’inverse ne marchait pas non plus. Ne venais-je pas de dire que s’il allait mal, je serais là ? Cela signifiait qu’il avait le droit d’être en colère, non ? Mais comme il le disait si bien… Peu importe. J’essayais de comprendre ses paroles, désespérément. Qu’est-ce que ça voulait dire, qu’il m’en voulait ? Pourquoi ? Quand même pas encore à cause de Namiko ?! Ca faisait des mois que c’était passé. Si encore nous ne nous étions pas expliqué, puis rabiboché, d’accord. Mais là, ça venait comme un cheveu sur la soupe !

Peut-être parce que j’avais été occupé ces derniers temps ? Entre ma thèse, le boulot et Rin, c’est vrai que je ne lui ai pas accordé tellement de temps… Il voulait des explications mais je ne savais pas trop quoi lui dire. Il savait l’essentiel et ne devait pas se leurrer quant à mes « absences ». J’étais surpris de le voir s’excuser aussi vite. Se calmer aussi vite. Je hochai simplement la tête, calmé également. Mais moins joyeux, néanmoins. Bravo à lui, quand même. J’avais naïvement imaginé que ma bonne humeur était faite pour durer, mais il avait réussi à la briser. Et il arrivait même à me briser le cœur, d’ailleurs. Je pensais qu’on ne pouvait ressentir ça qu’en amour, mais en amitié aussi. Son aveu me brisa littéralement le cœur pour lui. Je me sentais soudainement assez stupide. Je n’avais pas vu ça ainsi, je n’y avais même pas réfléchit. Je pensais toujours que c’était moi qui avait besoin de lui et non l’inverse mais je me rendais compte qu’au final, si. Je me sentais comme un père qui fait beaucoup de voyage d’affaire, oubliant son enfant et ne lui accordant pas beaucoup de temps. Je me mordille la lèvre, pitoyable.

-Je ne t’abandonne pas, dis-je d’une petite voix. Je suis désolé si tu as eu cette impression… C’est vrai qu’en ce moment je n’ai pas vraiment pris le temps de venir te voir, de prendre de tes nouvelles correctement. Je suis désolé.

Il comptait pour moi, toujours autant. Ce n’est pas un fichu diplôme ou une femme qui changera ça. Si je suis incapable de dire si je serais encore avec Rin dans dix ans, je sais que lui sera toujours dans ma vie. Ça fait déjà dix ans, et ça continuera ainsi. C’est la personne que je ne peux pas envisager de perdre un jour. La première personne à laquelle je m’étais réellement attaché. Mon meilleur ami, mon grand frère, ou tout ce qu’on voulait encore. J’avais besoin de lui dans ma vie, qu’il soit témoin à

mon mariage si je me mari un jour, qu’il devienne l’oncle préféré de mes enfants. C’était bizarre d’avoir ce genre d’idée en tête, mais c’était le rôle qu’il devait jouer.

-Tout s’enchaîne si vite en ce moment. J’ai enfin pu retrouver Rin, être avec elle pour de bon, ma première opération, ma thèse… Désolé si tu as l’impression que je t’ai mis un peu de côté. Mais ça va changer. Je ne veux pas que tu te sentes abandonner, parce que je te le dis et te le répète, je suis là pour toi. Je serais toujours là pour toi, jusqu’à ta mort.

Ma phrase fut ponctuée d’un silence et je levais mes yeux vers lui, observant la cigarette qu’il tenait entre ses doigts avant de la désigner d’un air accusateur :

-Oui, ta mort, parce que tu vas évidemment mourir avant moi si tu continues ces conneries.

Ah, les restes de la fac où on nous parlait délicieusement des effets du tabac et des cancers en tout genre. Je souris un peu, lui faisant signe de l’écraser. Qu’il arrête un peu ses bêtises, j’avais l’impression de voir un adolescent en pleine crise. Quelle relation étrange nous avions…

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MessageLun 24 Nov - 20:53 (#)
Qu’est-ce que j’y pouvais si au fond j’étais toujours un grand enfant ? C’était vrai que je m’en étais toujours sorti seul jusque là, que je n’avais jamais compté sur personne et j’avais appris à grandir avec ma solitude, sans le soutien et la reconnaissance de mes parents, sans la confiance de mes camarades d’école. Je suppose que du coup, plus que les autres, j’avais continuellement gardé cette part enfantine dans mon esprit. Comme le fait que je me vexais facilement et agissais puérilement parfois. Le pauvre Hiroki, c’était lui qui subissait mes humeurs là cependant il était également celui qui me connaissait le mieux. Plus que mes parents, plus que ma famille toute entière réuni. Et même si je m’étais toujours débrouillé, quand je l’ai rencontré, il était là. A sa façon certes mais il ne m’a jamais lâché. Quand Aya m’avait trompé, je n’avais pas eu besoin de lui dire qu’il avait su où me trouver de lui-même. Je faisais souvent des caprices, moins à l’époque, mais j’en faisais tout de même... Je me demandais d’ailleurs comment il arrivait à me supporter parfois cependant je suppose que je ne serais pas moi si je n’étais pas ainsi n’est-ce pas ?

Plus qu’être jaloux, j’avais vraiment peur de le perdre parce que j’avais beau faire le fier, j’avais besoin de lui. Plus que les autres. Il était mon plus grand ami, le seul en réalité et je n’avais pas envie que notre amitié soit gâché aussi bêtement. C’était la raison pour laquelle j’avais été incapable de lui en vouloir très longtemps à propos de Namiko. Je ne disais pas que c’était oublié toutefois, je lui pardonnais et ce n’était qu’avec le temps que tout redeviendrait comme avant. Seulement j’avais eu peur qu’avec tout ça, il ne me laisse sous prétexte que notre lien n’était plus exactement le même qu’avant, que moi je devenais une autre personne en déprimant comme je l’avais fait et que de ce fait, il n’avait plus envie d’être ami avec moi. Ca aussi c’était une remarque digne d’un enfant mais je l’avais sincèrement pensé.

Je sais que ses mots étaient censés me rassurer, hors ce n’était pas vraiment le cas. Il pouvait me le répéter autant de fois qu’il le souhaitait, je n’arriverais pas à le croire. J’étais content pour lui, honnêtement, que tout s’arrange et qu’il s’en sorte enfin. Je me rendais compte à quel point ça faisait tellement gay de visualiser les choses de cette façon là seulement je m’en fichais royalement. Je savais que je n’avais pas le droit d’être égoïste, qu’il devait faire sa vie et qu’il change enfin. Parce que nul doute que grâce à cette fille il avait changé et en bien. Je savais aussi que si j’étais chagriné par les évènements, c’était parce que j’avais perdu beaucoup de mon côté et que je ne voulais pas le perdre lui en plus de tout le reste. Aussi glauque que cela puisse être de déclarer cela, il était vraiment tout ce que j’avais. Mon unique ami, ma seul famille, ma part de connerie et même ma peine. Si ce n’était pas beau dîtes moi... Ah. Ah. En effet, ça faisait tellement gay. Mais ça aussi, j’avais l’habitude avec lui.

Fumant toujours la cigarette que je portais à mes lèvres, je souris à sa dernière remarque. Depuis qu’il me connaissait, j’avais toujours fumé. Seulement il exagérait, je n’étais pas non plus un « addict » du tabac et je n’en prenais que très rarement donc ce n’était pas ça qui allait me tuer. Il en faudrait un peu plus.

- Ce n’est qu’une de temps en temps et ne me sort pas que c’est seulement maintenant que tu t’en inquiètes s’il te plaît, Déclarais-je en souriant avant d’écraser finalement le mégot dans le cendrier.

Je ne voulais pas contrarier monsieur donc on allait l’écouter. Juste pour ce soir.

- Enfin bref, c’est bien pour toi si tu as réussi. Félicitation, vraiment !

Et je le pensais. Je n’avais pas pu le féliciter comme il se doit avec mes bêtises mais j’étais réellement fier de lui. Fermant la fenêtre, je passai à côté de lui puis reprenant Hiro que je déposai sur mes épaules, je m’échappai derrière le comptoir de ma cuisine. Je crois qu’il me restait une bouteille de champagne au frais. Je nous en servis deux verres puis tendis la sienne à mon meilleur ami. Mon singe ne cessait de le dévisager avec curiosité alors que je m’installai sur la table de salon en face du jeune homme.

- Puisque à cause de moi, on n’a pas pu fêter ça, on rattrape ça ce soir, okay ?

Je n’attendis pas de réponse que je cognai ma coupe contre la sienne, une esquisse sincère accrochée à mes lèvres. Je n’avais pas envie de lui faire part de mes doutes, de lui dire que malgré ses paroles, j’avais réellement peur que notre amitié finisse par s’estomper et qu’on devienne comme ces amis qui se voient uniquement une à deux fois par an. Et encore. Mais c’était ainsi qu’était la vie. Du coup je n’avais pas non plus répondu à ses mots qui m’avaient tout de même touché et qui était agréable à entendre, surtout sortant de la bouche d’Hiroki.

- Mais merci.

A défaut de ne rien rétorquer, je pouvais lui dire ça. Certes je n’en disais pas plus néanmoins il me connaissait et de lui-même, il devait savoir ce que ces dires signifiaient. J’avais l’impression de le remercier souvent ces derniers temps cependant malgré ses erreurs, il le méritait. Car si lui ne s’en rendait pas compte, il n’en restait pas moins quelqu’un de formidable. Un ami comme on n’en faisait plus.
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MessageJeu 27 Nov - 21:35 (#)
Mes yeux roulèrent dans leurs orbites en entendant sa rétorque sur la cigarette. Depuis quand est-ce que j'étais devenu son père ? Sérieusement, depuis quelques temps, c'était l'impression que j'avais. J'étais le père d'un adolescent prétendument rebelle. Je ne répondais même pas. Il faisait ce qu'il voulait, hein ? De toute façon, il n'écoutait que sommairement mon avis, quand bien même il venait de l'écraser. Quel enfant. Je ne soupirais pas pour éviter qu'il ne bougonne mais je n'en étais pas loin.

Un léger sourire frôla mes lèvres quand il me félicita. Je me mordillais d'ailleurs ma lèvre inférieur pour ne pas avoir l'air trop fier. Dès que j'y pensais, j'avais envie de sauter partout et de hurler ma joie. Mais visiblement, ici, ce n'était pas la bonne attitude à adopter. J'allais enfouir ma joie en moi et la laisser éclater tout à l'heure, quand j'irais chez moi. Enfin à l'hôtel.
Quoiqu'il en soit, je hochai la tête quand il proposa de se rattraper et de fêter ça. Je m'approchais de la table, jetant un bref regard vers le singe. Combien de temps ça vit, ce truc ? Pas trop longtemps j'espère. Quand j'avais ce genre de pensée, j'étais convaincu que de ne pas avoir tenté le monde vétérinaire avait été la meilleure chose que j'ai faite. Je fis claquer mon verre contre le sien, souriant. J'ignorais presque ses remerciements, me contentant d'un geste de la main. Il n'y avait pas de raisons pour qu'il me remercie. C'était presque ridicule.

-A toi, dis-je levant encore une fois mon verre vers lui. Et à tout ce que tu m'as apporté. Tu sais, sans toi, je ne sais pas trop où j'en serais aujourd'hui.

Sans Daiki, je sais que je serais également neurochirurgien aujourd'hui. J'aurais probablement passé ma thèse sans la raté.  Mais je ne serais pas épanouis comme je peux l'être actuellement. Je n'aurais pas été assez ouvert pour revoir Rin, pour lui succomber et en tomber amoureux. Enfin, je suis certain que je serais tombé amoureux d'elle d'une façon ou d'une autre, mais je n'aurais jamais eu personne pour m'obliger à quitter mes principes. Personne ne m'aurait fait comprendre que mes idéaux pouvaient être parfaitement ridicules et inconcevable. Sans Daiki, je serais toujours ce monstre de perfection, peut-être même pire que jamais. Une personne sombre, obsessionnel, névrosé maladif tentant d'atteindre l'inaccessible en écrasant les autres.

Pensif, je portais mon verre à mes lèvres. Oui, Daiki était et sera probablement toujours important pour moi. Je lui devais tellement. J'aimais Rin énormément, d'un amour que je n'aurais jamais imaginé possible. Mais il n'avait pas en faire pour cela, je ne risquais pas de l'abandonner. À mes yeux, il était ma seul famille.

-Dis, je dois visiter des appartements la semaine prochaine, lançais-je soudainement, levant mon regard vers lui. Tu veux venir ? J'y connais pas grand chose en immobilier, alors si tu n'as rien à faire...

Qui plus est, ça nous fera une sortie, non ? Bon, okay, on retournait dans le « gay » mais nous n’étions plus à ça près. J'avais l'impression de devoir concilier une double vie entre mon mari et ma maîtresse. C'était assez bizarre, en fait. Cependant, je crois qu'à force, on devait s'y faire, c'était devenu une sorte de fatalité !

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MessageLun 1 Déc - 20:21 (#)
« Nul part » avais-je eu envie de lui répondre à sa déclaration mais je m’étais abstenu de toute réflexion. Il serait certainement resté un idiot toute sa vie, il n’aurait jamais laissé une place à Rin dans son coeur, se convaincant que l’amour était inutile puis se serait marié avec cette avocate. Il aurait été un jeune homme que je n’aurais jamais voulu rencontrer, concentré sur sa perfection et qui sait, peut-être même qu’il n’aurait pas survécu. Parce que j’étais le mieux placé pour savoir ô combien la pression qu’on lui mettait était grande et que ça le détruisait parfois. Tout du moins cela ne faisait qu’accentuer un profond complexe que mon meilleur ami ne s’en rendait pas compte de lui-même. C’était aussi la raison pour laquelle je ne l’avais jamais laissé tomber et quoi qu’il en dise, j’avais toujours été franc avec lui. Je refusais de lui dire que oui, il était parfait si je ne le pensais pas. Tout comme je lui avais ressassé sans arrêt que la perfection n’existait pas, que cela ne lui servirait à rien et qu’il ne serait jamais heureux. Combien de fois d’ailleurs m’avait-il répété que nous n’avions pas la même notion de bonheur ? Je serais curieux de savoir ce qu’il en pensait à présent. Puisqu’il avait changé, il avait grandi aussi. Et je savais que j’y étais pour beaucoup. Non pas grâce à mes mots et à mon soutien mais à cause de tout ce qui s’était entravé dans nos vies. Cette fameuse grosse claque dont je lui avais parlé il y a un moment désormais. Il s’était aperçu de sa bêtise, de ce qu’il risquait de perdre s’il continuait d’agir comme un gamin et il avait appris de ses erreurs. Finalement, ce n’était sûrement pas si mauvais que tout cela se soit passé... Même si ça avait été douloureux pour moi, cela avait permis à mon meilleur ami de grandir, de changer et de devenir quelqu’un de bien. Pour de bon.

Je ne disais pas qu’il n’avait pas déjà changé avant sinon je crois que je ne l’aurais pas supporté cependant je peinais à croire que tout était grâce à moi. Cette fille y était certainement pour quelque chose aussi. Depuis qu’il l’avait rencontré, Hiroki était différent. Quand bien même il avait longtemps douté, il me semblait plus calme, plus serein... Plus heureux aussi.
Je manquais de m’étouffer cependant lorsqu’il me proposa de visiter des appartements avec lui. N’était-il pas sérieux ? Déjà que je trouvais que notre relation faisait très gay... Mais soit, on était habitué. Je suppose qu’au fond cela ne me choquait pas tant que ça, ça m’amusait. Et ça me faisait plaisir aussi... Parce qu’il me le demandait à moi alors cela signifiait qu’il ne m’oubliait pas n’est-ce pas ?

- Pourquoi pas, Rétorquais-je en haussant les épaules et souriant, Si ça peut t’aider ! Tu as déjà une idée de ce que tu aimerais ?

Allant m’assoir à côté de lui sur le canapé, Hiro sautilla sur ses cuisses pour jouer avec les boutons de sa chemise qui semblaient l’intriguer. Je ne l’empêchai pas et regardai mon camarade avec sérieux.

- Tes parents ne vont rien dire ? Comment ça va avec eux d’ailleurs ?

Parce qu’avec tout ce qui nous était tombé dessus ces derniers temps, on n’avait pas pu parler du reste... Bien qu’on n’en parlait pas souvent. Mais j’étais curieux et je voulais être là pour lui s’il en avait besoin. Dans les bons comme les mauvais moments. Et c’était dans son propre intérêt de ne pas douter de ça.
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MessageVen 5 Déc - 23:10 (#)
[b]Comme si je m'y connaissais en immobilier ! Un sourire énigmatique prit possession de mes lèvres et je fixais Daiki. Si j'avais passé ma vie dans des bouquins, je n'avais pas non plus pris le temps d'analyser la vraie vie. Alors ce genre de truc, c'était un monde nouveau où j'étais un véritable novice. C'est aussi pour ça que je ne voulais pour rien au monde emmener Rin. Montrer à Daiki qu'à presque vingt-six ans j'étais incapable de savoir comment acquérir un appartement, sur quels critères se baser, quel genre d'endroit choisir et ainsi de suite... Je veux bien. Il savait que j'avais été une sorte d'assisté qui n'avait qu'à s'occuper de sa petite perfection. Mais Rin n'était pas obligé de le savoir. Enfin, pas tout à fait. J'avais envie d'avoir l'air cool avec elle. Un peu comme les types dans les films. Je sais que je ne serais jamais tout à fait ainsi, mais j'avais vraiment envie d'essayer de ne pas avoir l'air d'être un loser.

-Hum, non. Tu sais, je sais pas comment ça marche, moi. Enfin à part être d'accord pour visiter l'appartement, les trucs de papier à remplir, ça me soûle d'avance, je sais pas comment faire. Je sais que je veux vivre à Shibuya, un grand appartement, mais pas inutilement grand comme le tien.

Les trop gros espaces, ça me stressait de toute façon. J'aimais bien les petits endroits où je me sentais à l'aise, comme un cocon. Plus il y avait d'espace, plus je me sentais vulnérable. J'en avais besoin pour ma concentration aussi, des murs trop éloignés, j'avais l'impression que quelque chose pouvait m’échapper. Donc le moyennement grands m'iraient. Surtout si les pièces n'étaient pas trop grandes, ça m'irait parfaitement. Quelque chose de sobre aussi.

Le soudain changement de sujet de Daiki me surprit et je laissais mon regard se poser sur lui. Mes parents ? Je souris un peu. Il ne me parlait quasiment jamais de mes parents. Il était fort, enfin, c'était à peine étonnant. Mes parents et moi n'avions considérablement plus la même relation qu'avant. Bien loin même. Ma mère m'appelait que rarement, toujours pour me demander quelque chose. L'opération de la tumeur avait fait en sorte de que je remonte un peu dans leur estime. Pratiquer ce genre d'opération sans être diplômé et aussi jeune, ce n'était pas rien. Ils avaient de nouveau de quoi se montrer prétentieux. Cependant... Plus rien n'était comme avant.

-Depuis le temps que je suis à l'hôtel, ils doivent se douter que je ne reviendrais plus, commençais-je après m'être calé dans le canapé. Ça peut aller avec eux. Tu sais, j'ai toujours tout bien fait, j'ai toujours été le meilleur en tout, leur fierté, mais depuis que j'ai manqué ma thèse, nos relations sont bien plus froides. Mais je m'y attendais.

Ça faisait quelque temps que j'avais compris qui étaient réellement mes parents. Je savais qu'ils aimaient diriger, qu'ils aimaient la réussites, le pouvoir. S'ils n'avaient plus de pouvoir sur moi, si je ratais, je ne valais pas mieux que Naoyuki. Enfin, dans leur façon de voir les choses.

-Ils ont rencontré Rin aussi, ajoutais-je en riant un peu. Enfin, par hasard. Je ne leur ai pas proprement présenté, on est parti assez vite, mais à mon avis, ça ne passera pas non plus. Une pauvre fille, professeur dans un collège public... La catastrophe pour leurs fils. Un sourire sarcastique sur les lèvres, je restais silencieux le temps d'une seconde. Et sinon, comment va ta chère mère ?

Puisqu'on en était à parler de nos parents, c'était légitime que je lui retourne la question, non ? Et comme sa mère m'intéressait plus que son père...

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MessageDim 7 Déc - 19:00 (#)
Mon appartement n’était pas inutilement grand mais soit, si cela ne lui convenait pas, je n’avais pas l’intention d’aller à l’encontre des désirs de monsieur. Je savais qu’il n’aimait pas quand il y avait trop d’espace de toute façon. Je ne pouvais pas comprendre parce qu’à ce niveau là, nous n’avions pas la même vision des choses et puis autant nous avions certains points en commun, autant sur d’autres, nous étions d’exactes contraire. Cependant s’il y avait bien un point où nous nous ressemblions, je dirais que ce serait la complication que nous avions quant à nos relations familiales. Les miennes étaient difficiles, mais les siennes l’étaient également. Je n’avais jamais vraiment apprécié ses parents et les trouvais bizarres. Toutefois je crois que cela valait pour tous les parents en général... Ceux qui ne s’occupent pas correctement de leurs enfants sont les plus détestables et je n’avais pas aimé ce qu’ils avaient fait d’Hiroki. C’était en partie de leur faute s’il avait passé des années à s’entêter avec ses histoires de perfection. Combien de fois j’avais eu envie d’aller leur cracher en pleine face que leur fils n’était pas une machine mais bel et bien leur enfant néanmoins pour mon meilleur ami, je n’avais jamais rien dit et jouais au parfait « faux cul » comme ils le faisaient avec moi. Peut-être que maintenant, l’estime qu’ils avaient de moi avait changé cependant je me doutais qu’autrefois, ils n’avaient pas du apprécier les fréquentations d’Hiroki. Lui qui devait être si parfait fréquenter un bon à rien comme moi, cela n’avait pas du leur plaire. Hors, je l’ignorais. Je ne faisais là qu’émettre des suppositions puisque je ne les connaissais pas assez pour les juger et il était vrai que lui et moi n’en parlions que très rarement.

Qu’il manque sa thèse avait du leur faire un choc cependant le coup de Rin me surprit un peu plus. Cela ne présageait rien de bon... Comme il le disait, elle n’avait rien de la petite amie riche qu’ils aimeraient probablement avoir comme belle fille. Seulement de mon point de vue, je pensais que s’il l’aimait et s’il était heureux ainsi, ils devraient être contents pour lui mais c’était à croire que les parents de la haute société avaient une vision différente des choses. Je n’avais pas à me plaindre, Hiroki non plus. Ailleurs il y avait des gens qui donneraient tout pour avoir nos vies et qui mourraient de froid dans la rue. J’étais réaliste parce qu’après avoir eu une telle existence, je n’aurais pas aimé naître pauvre non plus. Sûrement car j’avais appris à aimer mon quotidien et que même si je n’avais pas la famille, j’avais des personnes autour de moi qui valaient bien plus que tout le reste. Donc malgré tout, je n’étais pas triste. Même si comme tout enfant, j’aurais aimé avoir la fierté de mes parents, qu’il y avait ce manque parfois de ne pas pouvoir partager telle ou telle chose avec eux, je faisais avec.

- C’est une excellente question que tu me poses là, Rétorquais-je alors d’un ton ironique, Je n’ai pas vraiment de nouvelles.

S’ils ne s’inquiétaient pas pour moi, je ne m’inquiétais pas pour eux non plus.

- Mais je suppose qu’elle va bien. Enfin peu importe. Si les tiens te prennent la tête avec Rin, n’hésite pas à me le dire d’accord ?

Ce qui sous-entendait que s’il avait des problèmes à cause d’eux, je refusais qu’il les affronte seul et puisse compter sur moi comme ça avait toujours le cas.

- Et puisque tu es un idiot qui ne sait pas se débrouiller, je viendrais visiter des appartements avec toi !

Je ne pus m’empêcher de rire tandis que je le taquinais. Mais ça faisait du bien... J’avais l’impression qu’on n’avait pas discuté aussi tranquillement depuis longtemps. Et ça m’avait manqué.
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MessageJeu 11 Déc - 23:09 (#)
Daiki avait une relation avec ses parents pire encore que la mienne. Enfin, il avait une relation opposé avec les siens. C'était un peu comme la relation qu'avait Naoyuki avec mes parents, en moins terrible à mon sens. Daiki était vu comme un bon à rien, mais il n'avait pas eu de Hiroki à côté pour que ses parents lui rappellent ô combien il était le mal aimé de la famille. Ses parents ne l'avaient jamais encouragé pour rien, ils l'avaient toujours considéré comme un incapable. Et ce n'était pas tout à fait ce qu'il était. Plus jeune, il aurait été capable de beaucoup, mais il avait juste été trop stupide pour s'en rendre compte.

Quoiqu'il en soit, je ne cherchais pas plus à étendre le sujet. Je savais qu'il n'aimait pas tellement parler de sa famille. Je me doutais bien qu'il devait souffrir de cette situation, qu'il aurait aimé avoir des parents différents. Il y avait les points positifs comme les points négatifs. Comme dans tout, je suppose. Lui comme moi étions nés dans des conditions privilégiés. Nous n'avons manqué de rien tout au long de notre vie. Bien sûr, je sais que, même plus jeune, j'aurais bien troqué tout l'argent que nous avions pour une vie plus simple, et une famille plus calme, plus heureuse. J'en rêvais secrètement, enfermé dans ma chambre devant mes bouquins tandis que mes plans d'avenir se traçait néanmoins suivant les idées de mes parents. Cependant, maintenant, je me disais que ce n'était pas plus important. Cette vie simple, je pouvais l'avoir. Je pouvais continuer sans me tourmenter comme je l'avais fait, avoir le genre de famille auquel je songeais. Peut-être avec Rin.

-Oui, oui. De toute façon ça va arriver. Tant qu'ils ne prévoient pas de la faire tuer par la mafia, ce n'est pas bien grave, tout ce qu'ils peuvent dire !

Je ris un peu, glissant ma main dans mes cheveux. Ils n'engageraient pas de tueur à gage, hein ? Quand même pas ? Bon, je crois que j'abusais un peu de toute façon. Je souris à Daiki, murmurant un « merci » tout en hochant la tête comme pour appuyer encore davantage. J'étais heureux qu'il soit là. De pouvoir lui parler ainsi, d'être ainsi, à se parler sans que ça ne dégénrère. Un peu comme avant. J'étais heureux de l'avoir retrouvé. Vraiment, c'était indescriptible, mais j'étais heureux de l'avoir retrouvé, pour de vrai. D'être à nouveau avec celui que je considère comme mon frère.

-Tu sais ce qu'il te dit, l'idiot ?? Lançais-je, souriant malgré moi avant de lui donner une tape sur la tête.

Déjà que j'acceptais de l'amener, il pourrait être gentil ! Bon, j'étais content qu'il vienne. Ça m'évitera de prendre n'importe quoi. Sait-on jamais aussi ce que je pourrais faire comme idiotie. Je regardais le singe, d'un air fier avant de me lever, prenant mon manteau que j'avais posé à l'entré, retournant près du canapé pour faire signe à Daiki de se lever.

-J'ai faim, viens. On va manger des takoyaki avec une bonne bière ! Ça fait longtemps. Il y a un nouveau resto qui a ouvert et le cuisinier vient d'Osaka, ça ne peut qu'être bon.

Mon argumentaire n'était pas vraiment mon seul point d’appui, puisqu'en vérité, je ne lui laissais pas le choix. Je pris même sa veste pour la lui lancer afin de lui faire comprendre que je tenais à ma sortie et qu'il n'avait absolument pas le choix quant à cela.

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